Les autorités de Hô Chi Minh-Ville à l'écoute des enfants

Plus de 150 élèves, représentatifs des quelque 1,4 million d'enfants de Hô Chi Minh-Ville, ont pu rencontrer le 27 février les autorités municipales.
Les autorités de Hô Chi Minh-Ville à l'écoute des enfants ảnh 1Une élève présente son point de vue lors de la rencontre avec les autorités de Hô Chi Minh-Ville, le 27 février.

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Plus de 150 élèves, représentatifs des quelque 1,4 million d'enfants de Hô Chi Minh-Ville, ont pu rencontrer le 27 février les autorités municipales. Éducation, loisirs, transports, les jeunes citoyens ont posé des questions sur des thématiques qui les concernent de près.

Comment améliorer le quotidien des 1,4 million d’enfants que compte la mégalopole ? C’est pour répondre à cette question que le programme annuel «Les dirigeants de la ville rencontrent les enfants» a tenu une journée spéciale en ce 27 février à Hô Chi Minh-Ville.

Dinh La Thang, membre du politburo du Parti communiste vietnamien (PCV), secrétaire du Comité du Parti de Hô Chi Minh-Ville, et des dirigeants des services municipaux ont participé à cette rencontre, face à plus de 150 enfants. Un moment unique où la jeune génération a pu partager ses problèmes et ses commentaires sur la ville et l’avenir.

L’éducation au cœur des préoccupations

Le sujet central demeure évidemment l'éducation. Mai Hai Yên, élève du collège Doàn Kêt (dans le 6e arrondissement), a insisté pour dire que la masse de travail était bien trop conséquente. Et c’est sans compter le fait de suivre des programmes éducatifs expérimentaux, ne garantissant pas une certaine stabilité dans le contenu au fil des ans.

Les enfants souhaitent que les dirigeants du secteur éducatif ajustent au mieux les programmes scolaires, aux contenus souvent obsolètes. Un  sentiment d’éloignement de «la vraie vie» partagé par les jeunes citoyens.

En plus, bien que le système éducatif ait largement évolué, les élèves restent évalués officiellement sur leurs résultats académiques. Or, les épreuves et les méthodes pédagogiques restent très sévères, et d’un autre temps selon eux.

Besoin d’espace, et de sécurité

Les enfants ont aussi exprimé leur volonté de pouvoir accéder à plus d’aires de jeux. Phan Lê Ánh Duong, du district de Hoc Môn, a indiqué que les banlieues ne disposaient notamment que très peu de ces zones de divertissement. Au delà du simple besoin de s’amuser, les enfants souhaitent que ces aires puissent être également des lieux pour se familiariser avec différents corps de métier ou de sensibilisation au handicap.

Autre point discuté, la sécurité routière préoccupe particulièrement les enfants. Trinh Thu Phuong, du collège Nguyên Gia Thiêu (arrondissement de Tân Binh), a indiqué que les autobus étaient malheureusement surchargés, mettant d’une part en danger leur sécurité, mais aussi les exposant à des comportements parfois agressifs et discriminatoires des chauffeurs.

Et bien d’autres sujets ont pu être abordés : construction de piscines pour diminuer les noyades, cours de savoir-faire, protection de l’environnement, ou encore développement des activités sociales pour les enfants.

Des réponses concrètes des politiques

Les autorités de Hô Chi Minh-Ville à l'écoute des enfants ảnh 2Dinh La Thang, membre du politburo du PCV et secrétaire du Comité municipal du Parti, lors de la rencontre avec de jeunes citoyens.

Pour répondre à la remarque sur l’éducation, Lê Hông Son, directeur du Service municipal de l'éducation et de la formation, a signalé qu’en parallèle au programme d'enseignement général établi par le ministère de l'Éducation et de la Formation, la ville a élaboré des documents et a mis en œuvre des méthodes d'enseignement pour réduire les surcharges scolaires. En même temps, l'évaluation des élèves a également changé, surtout au niveau primaire. Il a souligné que l’enseignement était de moins en moins axé sur la théorie, et consacrait une plus large place aux leçons portées sur la pratique. Enfin, il a précisé que de nouveaux manuels scolaires, plus adaptés à cette nouvelle orientation, étaient en cours d’élaboration et seraient publiés en 2018.

Sur la question de la qualité des bus soulevée par les enfants, Bùi Xuân Cuong, directeur du Service municipal des communications et des transports, a avoué que ces mauvais comportements et pratiques se réalisaient encore bien trop souvent. Par conséquent, dans l'avenir, le Service renforcera les contrôles, et une surveillance à long terme devrait entrer en vigueur pour mieux encadrer les entreprises de transport et les conducteurs. En particulier, des sanctions sérieuses devront être appliquées aux chauffeurs d’autobus qui ignorent certains arrêts de bus, et même certains passagers comme les handicapés.

Parallèlement à cela, pour résoudre la pollution causée par les vieux autobus, Bùi Xuân Cuong a indiqué que cette année, 500 nouveaux autobus seraient mis en circulation pour remplacer la flotte vieillissante. En plus, les autobus qui ne répondent pas aux normes environnementales seront exclus de toute utilisation.

Les dirigeants doivent écouter «religieusement» les opinions des enfants


Dinh La Thang, secrétaire du Comité du Parti de Hô Chi Minh-Ville, a demandé aux services concernés de se concentrer sur l’élaboration de solutions efficaces face aux problèmes évoqués par les enfants.

Il s’est réjoui de voir que les enfants se montrent intéressés par le développement de leur ville, et motivés de travailler de concert avec les autorités municipales. Ces dernières devraient écouter «religieusement» les opinions des enfants, a-t-il relevé.

Pour la suite, Dinh La Thang a demandé au Comité populaire municipal et aux services concernés de réexaminer les politiques relatives aux soins et à la protection des enfants afin de proposer des ajustements conformément à la réalité. Et enfin, il a souhaité consulter plus régulièrement les enfants, pour être plus à l’écoute de leurs idées et désirs. -CVN/VNA

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