Le yếm, beauté de l’habillement vietnamien

« Le yếm, beauté de l’habillement vietnamien », tel est le thème d’une exposition en cours au temple Đồng Lạc, au 38 rue Hàng Đào, à Hanoi.

« Le yếm, beauté del’habillement vietnamien », tel est le thème d’une exposition en coursau temple Đồng Lạc, au 38 rue Hàng Đào, à Hanoi.

Organisé par le comité de gestion du vieux quartier de Hanoi,l’événement vise à célébrer le yếm, ce couvre-sein traditionnel desfemmes vietnamiennes, l’un des habits traditionnels les plusemblématiques du Vietnam mais aussi à présenter le tissage de la soie,l’une des fleurons de l’artisanat national.

Le yếmfasait partie de l’habillement traditionnel des femmes vietnamiennes detoutes les couches sociales au Nord du Vietnam. Il les aide à mettre envaleur leur beauté en laissant nues les épaules et une partie du dos.Aux 18ème et 19ème siècles, le yếm avait la forme d’un carré porté àl’oblique sur le devant du torse, avec deux lanières nouées dans le dos.On distinguait différents types de yếm en fonction de la forme du col:rond ou en V.

Au début du 20ème siècle, le yếm s’estencore davantage diversifié en termes de formes et de modèles. NguyễnThị Thu Thuỷ, représentante du comité de gestion du vieux quartier deHanoi, explique : « Le yếm met en valeur la beauté féminine. Lescouleurs et les matières du yếm nous montrent à quelle classeappartenait la femme qui le portait. Les femmes issues des famillesaisées et éduquées portaient souvent des yếm en soie alors que lestravailleuses portaient des yếm en soie sauvage ou en coton, de couleursombre ».

Dans cette exposition, les visiteurs peuventvoir non seulement des photos d’archives sur le yếm des Vietnamiennesd’autrefois, mais aussi tous les outils et matières premièresnécessaires à la fabrication de la soie. Thang Long-Hanoi de nos jours-était entouré par de nombreux villages d’artisanat, dont beaucouptoujours actifs aujourd’hui.

Ces villages sontimportants non seulement sur le plan économique, mais aussi d’un pointde vue touristique et culturel. Ils contribuent à la préservation dupatrimoine de nos ancêtres. « Notre comité organise cette expositionpour promouvoir les valeurs culturelles immatérielles du vieux quartierde Hanoi. Ce n’est pas par hasard que nous avons choisi le temple ĐồngLạc sur la rue Hàng Đào. Autrefois, la rue Hàng Đào était spécialiséedans la soie alors que le temple Đồng Lạc accueillait un marché de yếmen soie », ajoute Thu Thuỷ.

L’exposition attire beaucoupde visiteurs vietnamiens et étrangers. Dư Ngọc Hân de Hanoi : « Grâceà cette exposition, je peux imaginer comment les femmes vietnamienness’habillaient autrefois. J’ai pu aussi voir les matières premières etles outils utilisés pour faire de la soie. Je trouve que les habits desfemmes d’antan étaient simples mais qu’ils mettaient bien en valeur leurbeauté. J’aimerais que les stylistes de nos jours s’inspirent de cesyếm pour créer des habits à la fois traditionnels et modernes » Han, quivient de Singapour, nous confie : « L’exposition présente des archivessur l’histoire vietnamienne. J’ai pu voir des images du vieux quartierde Hanoi et des activités dans la rue. J’ai l’impression de vivre dansle Hanoi d’autrefois ».

L’exposition aide les visiteurs àmieux comprendre l’origine et l’histoire du yếm tout en contribuant àla préservation de cet habit traditionnel et du tissage de la soie duVietnam. -VOV/VNA

Voir plus

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...