Hanoi, 30 mai (VNA) – Le Vietnam entend contrôler l’inflation à 4-5% cette année, a indiqué le vice-Premier ministre Vuong Dinh Huê lors d’une récente réunion du Comité de pilotage de la gestion des prix.
Il ne faudrait pas laisser filer l’inflation de 2016, ni laisser les évolutions inflationnistes des premiers mois de cette année pousser l’inflation anticipée, a-t-il déclaré.
Les prix à la consommation au Vietnam ont connu une hausse record en mai par rapport depuis cinq ans, de 0,54% par rapport à avril. Sur un an, ils ont bondi de 2,28%, selon l’Office général des statistiques.
Les cours du pétrole, plombés par un excès de production, sont tombés à leur plus bas niveau en 2015 alors que les prix des services publics n’ont pas encore été ajustés à la hausse et le gouvernement menait une politique monétaire rigoureuse.
Mais le regain de l’or noir, porté par un regain d’optimisme sur une réduction du surplus, les prix des services publics rajustés selon les règles du marché, et les impacts de la sécheresse et de la salinisation sur la production agricole devraient créer des pressions inflationnistes.
Le vice-Premier ministre Vuong Dinh Huê a demandé aux ministères et branches de perfectionner et promulguer les textes sur la gestion des prix.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce devra ainsi amender un texte sur la vente au détail de l’électricité, celui de la Santé un texte sur l’adjudication de médicaments, celui de l’Information et de la Communication un texte sur les tarifs de télécommunications.
Le gouvernement a donné son aval à une demande du ministère des Communications et des Transports de ne pas encore augmenter les frais de péage des projets de construction-exploitation-transfert (BOT).
Il a également demandé au ministère de l’Education et de la Formation de se coordonner avec les organes concernés pour déterminer les frais de scolarité pour l’année scolaire 2016-2017. – VNA
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La récolte de poivre 2026 débute dans les principales régions productrices du Vietnam, dans un contexte de prix élevés dépassant 150.000 dôngs le kilogramme. Si cette hausse promet de meilleurs revenus pour les agriculteurs et les entreprises, la filière reste confrontée à un paradoxe : la superficie cultivée diminue, obligeant le pays à augmenter ses importations malgré une demande mondiale en reprise.