Le Vietnam est actif dans la prévention et la lutte contre la fièvre Zika

Le Vietnam n’a détecté aucun cas de fièvre Zika, a affirmé le 12 janvier le Département de la médecine préventive du ministère de la Santé.
Le Vietnam est actif dans la prévention et la lutte contre la fièvre Zika ảnh 1 Pulvérisation d'insecticides dans le quartier de Truong Dinh, arrondissement de Hai Ba Trung, Hanoi. Photo: VNA
 

Hanoi (VNA) -  Le Vietnam n’a détecté aucun cas de fièvre Zika, a affirmé le 12 janvier le Département de médecine préventive du ministère de la Santé.

Toutefois, il existe au Vietnam la dengue et les moustiques de l'espèce Aedes aegypti qui est le vecteur du virus Zika. Actuellement, ce ​dernier est présent dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est où il y a beaucoup d’échanges commerciaux, de tourisme et ​de circulation de personnel, ​d'où un important risque de propagation du Zika. Le ministère de la Santé collabore étroitement avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour suivre de près l’évolution de la fièvre Zika et intensifier les mesures de prévention et de lutte contre une éventuelle épidémie au Vietnam.

Transmis par les moustiques comme la dengue et le chikungunya, le virus Zika, qui a ​fait l’objet d’un décryptage génétique par l’Institut Pasteur, est une menace pour la santé humaine, même si son infection passe souvent inaperçue.

La souche de ce virus circulant en Amérique, où il provoque depuis 2015 une épidémie «sans précédent», a ​fait l'objet pour la première fois d’un «séquençage génétique complet» afin de comprendre son évolution et de mettre en place des outils de diagnostic.

Ce virus a été identifié pour la première fois en Ouganda en 1947 chez un singe. Il tire son nom d’une forêt située au sud de Kampala, la capitale de ce pays.

Le Zika appartient à la même famille Flaviviridae comme les virus de la dengue et de la fièvre jaune. Le premier cas humain de fièvre Zika a été rapporté en 1968, selon l’OMS.

Tout comme la dengue et le chikungunya, il se transmet par la piqûre de moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus, le moustique tigre.

Dans la grande majorité des cas (70 à 80 %) l’infection passe inaperçue. Lorsqu’elle s’exprime, les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées.

Le Zika peut aussi se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un oedème des mains ou des pieds.

Aucun cas de décès par virus Zika n’a été répertorié, selon l’organisme américain de surveillance et prévention des maladies CDC.

Mais deux types de complications graves ont été décrites, des complications neurologiques et des malformations du foetus de femmes malades, ce qui «incite à la vigilance en cas d’épidémie de Zika», selon le ministère français de la Santé.

Des complications neurologiques de type syndrome de Guillain-Barré, maladie auto-immune qui se traduit par une faiblesse, voire une paralysie progressive des membres, ont été décrites au Brésil et en Polynésie française, selon l’Institut national de veille sanitaire (INVS).

Par ailleurs, des microcéphalies (taille anormalement réduite du crâne) et des anomalies de développement cérébral ont été observées chez des foetus et des nouveaux nés de mères enceintes durant des épidémies de Zika en Polynésie et au Brésil.

Il n’existe aucun remède spécifique, ni, pour l’heure, aucun vaccin contre ce virus. Les seuls traitements consistent à réduire les douleurs par la prise d’antalgiques.

Pour se protéger, il faut éviter de se faire piquer par des moustiques en utilisant des vêtements amples, des répulsifs, des insecticides et des moustiquaires.

Les femmes enceintes doivent être particulièrement vigilantes. Une personne malade doit absolument éviter de se faire piquer pour stopper le cycle de transmission de la maladie.

Après avoir été rapportée en Afrique, en Asie et dans le Pacifique, cette maladie a atteint ​en 2015 le continent américain, ​principalement le Brésil.

Une douzaine de pays étaient infectés début 2016 en Amérique latine et aux Antilles. En décembre 2015, ​de premiers cas ont été identifiés en Guyane et en Martinique. -VNA

Voir plus

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.

Au siège du Comité populaire du quartier de Xuan Hoa, des médecins des hôpitaux de Dermatologie et d’Ophtalmologie de Saïgon, en collaboration avec le centre de santé local, ont examiné 250 personnes âgées. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville : 16 000 examens gratuits et soins de proximité renforcés

Le Déparrtement de la Santé de Hô Chi Minh-Ville a lancé, le 5 avril, une campagne inédite de dépistage gratuit déployée simultanément sur 64 sites au profit de 16 000 habitants. Cette opération d'envergure marque un tournant stratégique pour la mégapole, qui ambitionne de passer d'une médecine curative passive à une gestion proactive de la santé.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale Nguyen Thi Thanh, la ministre de la Sané Dao Hong Lanet les délégués lors de l'événement. Photo d'illustration : Nhan dan.vn

Renforcer les soins de base et améliorer la santé communautaire

Le ministère de la Santé, en coordination avec la Télévision vietnamienne, a organisé le 5 avril au soir, à Hanoï, un programme politico-artistique intitulé « Une population en bonne santé – un pays prospère », en réponse à la première Journée de la santé pour tous (7 avril).

Dans la zone de mesure de la pression artérielle. Photo: VNA

Dépistage du cancer et examen médical gratuits pour 10.000 personnes à Hanoi

Les participants bénéficieront d’un bilan de santé complet grâce à un processus simplifié en un seul lieu, comprenant la mesure de la tension artérielle, l’évaluation de la taille et du poids, le calcul de l’IMC et l’évaluation du risque cardiovasculaire, des analyses de sang, un examen général et des consultations spécialisées en médecine interne, pédiatrie, obstétrique, ophtalmologie, ORL, dentisterie et oncologie.