Hanoi (VNA) – Le Nouvel An lunaire n’est pas seulement magique pour les Vietnamiens, il l’est aussi pour les étrangers qui ont la chance de se trouver dans le pays à ce moment. Dominique Maurice, un Français, passe depuis trois ans le Têt au Vietnam.

Hàng Ma est certainement la rue la plus colorée de Hanoï au Nouvel An lunaire. Photo : CVN

Dominique Maurice travaille au Musée du Louvre, plus précisément dans la galerie marchande. Il est aussi bassiste amateur à ses heures. Chaque fois qu’il retourne à Hanoï, il aime bien fréquenter les bars où des musiciens se produisent, comme le Doors Cafe.

Il a visité pour la première fois le Vietnam en 1994, quand il avait 23 ans. Il en est tombé amoureux. "C’était à l’occasion du Têt. Un véritable choc culturel ! J’ai été séduit par la gentillesse des Vietnamiens. Ce sont des gens très accueillants, généreux et sympathiques. Hanoï est ma deuxième ville préférée, après Paris", a-t-il partagé.

Le Nouvel An lunaire signifie beaucoup pour les Asiatiques, tandis que Noël et le Nouvel An  (du calendrier grégorien) sont les fêtes les plus importantes de l’année pour les Européens. Depuis trois ans, chaque année, il fête le Têt au Vietnam. "Je suis très occupé pendant les six mois de printemps et d’été, ce qui n’est pas bien grave car, au Vietnam, c’est la période où il y a le plus de touristes étrangers !", a-t-il confié.

Des souvenirs inoubliables

Dominique aime beaucoup les préparatifs lors de la semaine qui précède le Têt : acheter la nourriture, choisir un arbre (un kumquat) avec des branches couvertes de bourgeons et de fleurs pour décorer la maison.

Dominique Maurice à côté de kumquats au Vietnam. Photo : CVN

Pendant les premiers jours du Nouvel An lunaire, on offre des étrennes ou lì xì aux enfants en leur souhaitant d’être sages et de bien étudier. Les personnes âgées en reçoivent également, mais accompagnés d’un vœu de longévité et de bonne santé. Et pour quiconque, c’est aussi l’occasion d’offrir un petit cadeau à un ami, pour le remercier de son aide ou pour témoigner de ses sentiments. Comme les Vietnamiens, Dominique distribue des lì xì. "J’adore échanger ces petites enveloppes rouges qui contiennent quelques billets".

Autre tradition du Têt : aller dans les pagodes et autres lieux sacrés, pour s’attirer les bonnes grâces des divinités qui gouvernent notre destinée. "Le premier jour de l’année, j’ai l’habitude d’aller au Temple de la Littérature avec une amie très proche et sa famille". Et aussi la pagode des Parfums : "Un très bel endroit mais beaucoup trop de monde à cette période. On y accède après une promenade en bateau, c’est très agréable".

Ambiance festive et joie partout

Dominique consacre aussi beaucoup de temps à visiter toutes ses connaissances pour leur souhaiter une bonne année. "Chaque visite, c’est un repas. On mange et on boit beaucoup, et je prends des kilos ! Ce qui me frappe le plus, c’est la quantité incroyable de nourriture que je consomme pendant cette période. Même à Paris pour Noël, je ne mange pas autant".

"Le Têt me fait plutôt penser à la fête de Noël chez nous. Une fête familiale où l’on dîne avec ses parents, ses frères et sœurs. Et dans les deux cas, on mange beaucoup. Le Nouvel An en France est plutôt une fête entre amis. On sort, on ne reste pas à la maison comme à Noël. Au Têt, comme tout le monde, j’apprécie le bánh chung (gâteau carré de riz gluant, farci de haricot, de viande de porc poivré). Et puis, un plat dont je ne me souviens plus le nom, composé de riz rouge. C’est délicieux".

Dominique insiste notamment sur "la convivialité de cette période, l’ambiance très festive, la joie partout, très palpable". Cette année, il a l’intention de passer trois semaines au Vietnam pour fêter le Têt. – CVN/VNA