Le recrutement de pilotes vietnamiens estdevenu, avec la récession économique mondiale et les besoins dedéveloppement du secteur national de l'aviation civile, un objectifstratégique pour les compagnies aériennes vietnamiennes.
En effet, jusqu'ici l'aviation civile au Vietnam a dû rémunérer chaqueannée d'entre 30 et 40 millions de dollars pour les services de pilotesétrangers, compte tenu de ce que les pilotes vietnamiens sont nettementinsuffisants.
La compagnie générale de l'aviation duVietnam (Vietnam Airlines) a employé plus de 200 pilotes étrangers surle total de plus de 600 qui travaillent pour elle, et quant à AirMekong, la totalité de ses pilotes sont étrangers...
Selon la stratégie de développement du secteur de l'aviation civile duVietnam, le pays a besoin d'ici 2020 de 1.500 à 2.000 pilotes, lasituation actuelle comme cet objectif rendant d'autant plus urgented'entreprendre la formation de pilotes.
La création enjuin 2008 de la compagnie par actions de formation Bay Viet débute leprojet de fondation d'un centre national d'entraînement et de formationde pilotes pour l'aviation civile vietnamienne.
SelonNguyen Nam Lien, directeur général de Bay Viet, sa compagnie suivradans une première phase un contrat de formation de 60 pilotes pourVietnam Airlines, et en formera d'autres pilotes pour d'autrescompagnies.
La compagnie aérienne à bas prix JetstarPacific Airlines (JPA) qui n'emploie que cinq pilotes vietnamiens, arecruté 20 pilotes vietnamiens afin de les envoyer au centre deformation de pilotes CTC Aviation Training Limited situé enNouvelle-Zélande afin de développer son corps de pilotes.
Selon la direction de JPA, elle emploiera d'ici la fin d'année neuf pilotes vietnamiens.-AVI
De la quantité à la qualité : le virage des investissements étrangers
Le ministre des Finances, Nguyên Van Thang, insiste sur le fait que, pour atteindre l’objectif de devenir un pays développé à l’horizon 2045, le Vietnam doit prioriser les projets d’IDE à haute valeur technologique, innovants et respectueux de l’environnement, plutôt que de rechercher le volume de capitaux à tout prix. Le pays privilégiera les projets à forte valeur ajoutée, contribuant concrètement à la restruc-turation de l’économie et au développement durable.