Le marché horticole, un secteur clé pour les exportations du pays

Le Vietnam affiche un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d'USD d'exportations horticoles vers le marché asiatique en neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de près de 11% sur un an.
Le marché horticole, un secteur clé pour les exportations du pays ảnh 1Fruit du dragon, l’un des produits horticoles qui figure dans la liste des produits les plus exportés au Vietnam. Photo : internet
 

Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Le Vietnam affiche un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d'USD sur les neuf premiers mois de l’année, concernant les exportations horticoles vers le marché asiatique, soit une croissance de près de 11% par rapport à la même période de l’an dernier.

L'information a été communiquée lors du colloque "De nouveaux mouvements des marchés asiatique et européen en matière d’exportations horticoles du Vietnam", organisé mardi 22 octobre par la SARL Minh Vi (VEAS), dans la mégapole du Sud.

Selon le rapport du ministère de l’Industrie et du Commerce du Vietnam, les produits horticoles du Vietnam sont actuellement présents dans 55 pays et territoires. En 2018, ses valeurs d'exportations étaient estimée à 3,81 milliards d'USD, soit une hausse de 26,5% sur un an. L'Asie reste le plus important débouché pour les exportations vietnamiennes, représentant plus de 90% des exportations totales de cette filière à ce jour. La Chine, le Japon, la République coréenne, Singapour et la Malaisie sont les importateurs les plus importants de ces produits au Vietnam dont le durian, la mangue, le mangoustan, la pastèque, le jacquier, la banane, le fruit du dragon...

"Le Vietnam dispose de nombreux avantages pour exporter ses produits vers l’Asie du fait de la distance géographique plus proche, ce qui réduit le coût de transport en plus de la taxe douanière à zéro pour la plupart des produits", a estimé Dang Thanh Phuong, cheffe adjointe de la mission du marché Asie - Afrique dudit ministère. "La population asiatique représente 30 % de la totalité mondiale, et seule la Chine compte 1,4 milliard d’habitants dont environ 400 millions sont riches ou très aisées. On ajoute à cela, leurs habitudes de consommation, et on obtient un marché asiatique avec un énorme potentiel pour les exportateurs horticoles du Vietnam", a-t-il poursuivi.

S'orienter vers la bonne pratique agricole

Au niveau du marché européen, les experts sont convaincus que ce marché de près de 500 millions d’habitants permettra aux entreprises vietnamiennes d’améliorer leur compétitivité et leurs technologies de production grâce aux clauses requises par l’accord de libre-échange Vietnam - Union européenne (EVFTA).

Selon Lê Thanh Hoa, directeur adjoint du Département de la transformation et du développement des marchés agricoles, relevant du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, les entreprises vietnamiennes sont invitées à se renseigner sérieusement sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS en anglais), réglementées dans l’EVFTA. Ce dispositif oblige les entreprises exportatrices à être transparentes sur les procédures de contrôle et de supervision des produits agricoles si elles veulent exporter vers ce marché.

"L’obtention du certificat de bonne pratique agricole (GlobalGap) n’est pas suffisante à ce jour. Il faudra tout un système de supervision pour garantir un bon environnement de travail et une croissance durable au-delà de la qualité et de la sécurité alimentaire", a souligné Lê Thanh Hoa. "Cela constituera un obstacle difficile à surmonter pour les entreprises qui veulent expédier leurs produits vers ce marché puisque la reconnaissance des normes et des dispositifs légaux entre les pays prennent beaucoup de temps", a fait remarquer Lê Thanh Hoa.

Le colloque a vu la participation de Willem Schoustra, conseiller auprès de l’ambassade des Pays-Bas au Vietnam, chargé de l’agriculture ainsi que Apirat Sugondhabhirom, consul général de Thaïlande à Hô Chi Minh-Ville. Ils ont exprimé leur soutien au Vietnam dans le partage des expériences culturelles, de l’expertise en technologies ainsi que des solutions d’accès aux marchés précités. Par ailleurs, les experts et gestionnaires ont également demandé aux entreprises vietnamiennes de rester actives dans l’investissement des technologies et de gérer la qualité de matières premières afin d’améliorer leur compétitivité. -CVN/VNA

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