Le marché du carbone sera officiellement opérationnel à partir de 2029

La Bourse de Hanoï sera chargée de développer et d'opérer le marché du carbone, tandis que la Vietnam Securities Depository and Clearing Corporation assurera les services de dépôt et de règlement.

Photo: Insurance Business Mag
Photo: Insurance Business Mag

Hanoï (VNA) – La Bourse de Hanoï sera chargée de développer et d'opérer le marché du carbone, tandis que la Vietnam Securities Depository and Clearing Corporation assurera les services de dépôt et de règlement.

Ces services seront fournis conformément aux exigences professionnelles en matière d'organisation, de gestion du marché, ainsi qu'aux conditions et normes techniques élaborées par le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement, en coordination avec le ministère des Finances et les ministères, branches et agences concernés.

Cela fait partie du projet de création et de développement du marché du carbone au Vietnam, approuvé le 24 janvier par le vice-Premier ministre Tran Hong Ha. Le marché du carbone du Vietnam sera mis en œuvre en deux phases : une phase expérimentale de 2025 à fin 2028, suivie d'une phase d'exploitation officielle à partir de 2029.

Le développement de ce marché du carbone contribuera à atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre définis dans les Contributions déterminées au niveau national (NDC), et ce à un coût réduit pour les entreprises et la société. Il générera de nouvelles sources de financement pour la réduction des émissions, stimulera la transition vers une économie verte, soutiendra le développement de technologies à faibles émissions et renforcera la compétitivité des entreprises vietnamiennes tant sur le marché national qu'international. Ce projet vise à développer une économie à faible émission de carbone et à favoriser une adaptation proactive aux changements climatiques, dans l'objectif d'atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2050.

Le projet prévoit qu'entre 2025 et 2028, le marché du carbone sera mis en place à l'échelle nationale sous forme de phase expérimentale. Durant cette phase, la vente de crédits carbone à l’étranger ne sera pas autorisée, et aucune activité de connexion ou d’échange de crédits carbone avec les marchés régionaux ou mondiaux ne sera définie.

À partir de 2029, le marché du carbone sera officiellement opérationnel à l’échelle nationale. Il inclura des types de crédits carbone certifiés pour le commerce sur le marché. L'accès au marché des crédits carbone sera élargi aux différents acteurs du marché, et des recherches seront entreprises pour connecter le marché du carbone national avec les marchés régionaux et mondiaux.

Parallèlement, le projet a défini cinq axes d'intervention pour structurer le marché du carbone : gestion des crédits, identification des acteurs, création de plateformes d'échange, définition du cadre réglementaire et renforcement des capacités des parties prenantes.–VNA

Voir plus

Des projets d'infrastructures énergétiques dans la zone économique spéciale de Phu Quoc, province d'An Giang. Photo : VNA

Phu Quoc renforce son réseau électrique en vue de l’APEC 2027

La mise en service coordonnée de ces ouvrages permet de renforcer la capacité d’alimentation électrique de l’île et d’améliorer la sécurité et la fiabilité du réseau, afin d’accompagner le développement de Phu Quoc et de répondre aux exigences liées à l’organisation de l’APEC 2027.

Ligne de production de la société par actions Thang Long Packaging Production and Import-Export dans le quartier de Tu Son, Bac Ninh. Photo : VNA

Les IDE au Vietnam dépassent 40 milliards de dollars en huit mois

Au cours des huit premiers mois de 2026, le Vietnam a attiré 40,63 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE), soit une hausse de 55,4 % sur un an. Les décaissements ont atteint 17,25 milliards de dollars, leur plus haut niveau pour une période de huit mois depuis cinq ans.

Développement de la crevetticulture de haute technologie et de l'énergie éolienne dans la commune de Thanh Hai, province de Vinh Long. Photo: VNA

Le Vietnam mise sur le savoir et la technologie pour doper sa croissance

Un modèle de développement fondé sur la productivité, la connaissance et la technologie nécessite des capitaux à long terme, une main-d’œuvre qualifiée, une capacité d’innovation, une aptitude à assimiler les technologies et des mesures incitatives pour les investissements à long terme. Par conséquent, le défi majeur du Vietnam consiste à passer d’avantages fondés sur les coûts à des atouts reposant sur la productivité, la technologie et la valeur ajoutée.

Lancement du Club de confiance numérique de Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Construire la confiance numérique dans le cyberespace

Un an après son lancement, l’Alliance pour la confiance numérique poursuit son expansion au Vietnam à travers des initiatives visant à renforcer la cybersécurité, notamment auprès des jeunes, et à promouvoir un usage responsable des plateformes numériques. Avec l’implication des KOL, des médias, des entreprises et des établissements scolaires, l’Alliance entend contribuer à bâtir un cyberespace plus sûr et digne de confiance.

Une puce DFE 5G développée par Viettel. Les entreprises du secteur numérique désireuses d'être considérées comme étant sur un pied d'égalité avec celles des économies avancées pourraient consacrer au moins 3 % de leur chiffre d'affaires annuel à la recherche et au développement. Photo : VNA

Le Vietnam veut renforcer les investissements des entreprises dans la R&D

Le Vietnam envisage d’imposer aux grandes entreprises de technologies numériques de consacrer au moins 3 % de leur chiffre d’affaires à la R&D, une mesure qui pourrait mobiliser jusqu’à 291 millions de dollars supplémentaires par an pour l’innovation et contribuer à renforcer la compétitivité technologique du pays.

L’écosystème de mangroves de Ca Mau est diversifié et couvre une vaste superficie. Photo: VNA

Le Vietnam vise le marché régional du captage du carbone

Le Vietnam pourrait participer au marché des services de captage et stockage du carbone (CCS) en Asie du Sud-Est, estimé à quelque 40 milliards de dollars, grâce à son potentiel de stockage du CO2 et à son expérience dans le secteur pétrolier et gazier, à condition de renforcer son cadre juridique, ses capacités technologiques et ses ressources humaines.