Le culte des Déesses-Mères en laques poncées

Pour la première fois, les Hanoïens ont eu l’occasion d’admirer des œuvres en laque poncée liées au culte médiumnique des Déesses-Mères, dans le cadre d’une exposition intitulée «Gia Thanh».
Le culte des Déesses-Mères en laques poncées ảnh 1Un ouvrage dans l'exposition du peintre Trân Tuân Long. Photo : Bao Tin Tuc/CVN

Hanoi (VNA) - Pour la première fois, les Hanoïens ont eu l’occasion d’admirer des œuvres en laque poncée liées au culte médiumnique des Déesses-Mères, dans le cadre d’une exposition intitulée «Gia Thanh» (Scène religieuse) qui s'est tenu du 8 au 15 mars au Musée des beaux-arts du Vietnam, situé à 66, rue Nguyên Thai Hoc, à Hanoï. Les 26 laques poncées ont été réalisées par Trân Tuân Long. Un mélange inédit entre laque et rituel religieux.

L’exposition fait suite à l’inscription par l’UNESCO du culte des Déesses-Mères sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Selon Ly Truc Son, ces ouvrages sont à la fois classiques et contemporains. Leur réalisation a pris près de 20 ans à l’auteur. La beauté des Gia dông (scènes chantées religieuses), des costumes et des airs chantés ont séduit Trân Tuân  Long et l’ont poussé à créer des peintures sur ce thème.

«La laque dévoile la beauté et la finesse des femmes vietnamiennes dans le rôle des Thanh dông (médiums)», a-t-il confié. Soigneusement maquillées et vêtues de tenues étincelantes, elles interprètent le chant châu van (chant des médiums) tout en dansant.

L’image du feu mystérieux et les couleurs vives ont plongé les spectateurs dans un espace où la frontière entre hommes et divinités est abolie. -CVN/VNA

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