Les représentants des 11 pays signataires du CPTPP au Chili, le 8 mars. Photo : VNA

 

Hanoï (VNA) – Selon le Peterson Institute for International Economics (PIIE), l’accord global et progressiste (CPTPP) de Partenariat trans-Pacifique, qui a été signé le 8 mars au Chili par 11 pays, permettrait au Vietnam, à la Malaisie, à Singapour et au Brunei de profiter chacun d'une hausse additionnelle de plus de 2% de leur PIB d’ici 2030.

La Nouvelle-Zélande, le Japon, le Canada, le Mexique, le Chili et l’Australie afficheraient une addition de 1% ou moins grâce au CPTPP.

La même étude indique que les Etats-Unis pourraient être un grand perdant en renonçant à un ajout de 0,5% à leur PIB, soit l’équivalent d’environ 131 milliards de dollars. En plus, les Etats-Unis pourraient perdre 2 milliards de dollars supplémentaires car les entreprises des pays membres du CPTPP sont incitées à commercer entre elles plutôt qu’avec les entreprises américaines.

Le Peterson Institute for International Economics, basé à Washington D.C, est un think tank privé et indépendant qui s'intéresse aux problèmes économiques internationaux.

Sur ce même sujet, le docteur Hoe Ee Khor, spécialiste de l’ASEAN+3 Macroeconomic Research Office (AMRO) basé à Singapour, a indiqu​é que l’agriculture et les services seront les secteurs les plus bénéficiaires. Pour le Vietnam, l’agroalimentaire et le secteur de la confiserie auront tendance à bénéficier des avantages du CPTPP une fois que cet accord sera appliqué de façon complète.

Selon le docteur Hoe Ee Khor, le CPTPP est un accord commercial de qualité. Outre la réduction des droits de douane, il impose des critères élevés concernant plusieurs sujets comme concurrence, entreprises publiques, emploi et résolution de litiges…

Le CPTPP a été signé le 8 mars (heure locale) au Chili. Cet accord ambitieux est le résultat de négociations menées l'année dernière après le désengagement des Etats-Unis de l’Accord de partenariat transpacifique (TPP)  en 2017.

L'accord conserve le texte original avec 8.000 pages mais gèle la mise en œuvre de 22 clauses, dont celles sur la propriété intellectuelle afin d’assurer l’équilibre et la qualité du document dans le nouveau contexte entre les 11 pays signataires. -VNA