Le compositeur Trong Bang

Le compositeur, professeur et artiste du peuple Trong Bang est l’auteur d’un grand nombre de chansons célèbres et professeur de plusieurs générations d’artistes vietnamiens.
Le compositeur Trong Bang ảnh 1

Trong Bang en 2009. Photo: Nguyên Dinh Toan

Hanoï (VNA) - Le compositeur, professeur et artiste du peuple Trong Bang a rendu son dernier souffle, le 22 novembre, à l’âge de 91 ans. Ancien président de l’Association des musiciens du Vietnam, il est l’auteur d’un grand nombre de chansons célèbres et professeur de plusieurs générations d’artistes vietnamiens.

Le 1er juin 1975, en hommage à la réunification nationale, un concert spécial a été organisé à l’Opéra de Hô Chi Minh-ville. Ce soir-là, sous la baguette de Trong Bang, l’orchestre symphonique national a joué la symphonie no 5 de Beethoven.

Trong Bang forçait l’admiration de ses pairs par sa créativité et surtout par une véritable mémoire d’éléphant. Il connaissait par cœurs 6.000 symphonies, raconte le compositeur Doan Nguyên.

«Trong Bang était à la fois un excellent chef d’orchestre et un compositeur talentueux. Il était auteur de beaucoup d’œuvres instrumentales et vocales célèbres. On peut retenir, entre autres, «Les danses pour violoncelle et piano», l’ouverture «Bienvenue» ou encore le poème symphonique «Le retour du Grand dirigeant apporte des jours heureux», rappelle-t-il.

Né le 1er mai 1931 dans la province de Cao Bang (nord), Trong Bang a assumé plusieurs postes importants: recteur du Conservatoire de Hanoï, l’actuelle Académie de musique nationale du Vietnam; secrétaire général de l’Association des musiciens vietnamiens; député à l’Assemblée nationale…

Le talent de Trong Bang s’est révélé assez tôt. En 1953, alors fraichement sorti de l’École normale de Littérature, il a été désigné chef de la troupe artistique populaire centrale, l’actuel Théâtre de Chant, de Musique et de Danse du Vietnam. Dix ans après, il a été envoyé en Union soviétique pour une formation de chef d’orchestre. Il a été le tout premier Vietnamien à recevoir un diplôme avec mention ‘excellent’ du Conservatoire de Tchaïkovski.

De retour au Vietnam, il a enseigné au Conservatoire national et dirigé l’orchestre du Théâtre d’Opéra et de Ballet du Vietnam, dont il deviendrait plus tard directeur adjoint et directeur artistique. Il a également participé à un grand nombre d’événements culturels importants du pays. Il a dirigé l’orchestre de Moscou lors des Journées culturelles du Vietnam en Russie en 1985 et l’orchestre Electone à Tokyo en 1995. Bien des musiciens célèbres de France, de Suisse, d’Allemagne ou encore des États-Unis ont joué sous sa baguette.

En dehors de la musique classique, Trong Bang s’attachait aux sujets sur la lutte antiaméricaine et sur la production économique. Son album L’amour pour mon pays natal, publié en 1976, recensait beaucoup de chansons relatant les années glorieuses du Vietnam, telles que Le Nord-Ouest resplendissant, Les héros de Nui Thành, La chanson à côté du pont flottant, La lune sur la route ou encore Le rythme de la perceuse.

«J’ai grandi avec les compositions de Trong Bang. Ma chanson favorite est ‘Le rythme de la perceuse’ qui traduit l’enthousiasme d’un minier au travail. Plus tard, j’ai découvert d’autres chansons de Trong Bang, dont ‘La tempête se lève’ et ‘Le retentissement d’une chanson d’amour’», raconte le chanteur émérite Hoàng Tung.

«Les mélodies et les paroles de Trong Bang sont sublimes. Sa composition ‘Le retentissement d’une chanson d’amour’, en hommage à son meilleur ami, le compositeur Hoàng Viêt, est ma préférée», déclare l’artiste populaire Quôc Hung, doyen des disciplines vocales à l’Académie de musique nationale du Vietnam.

Chef d’orchestre respecté et compositeur talentueux, Trong Bang était aussi un professeur altruiste qui a formé beaucoup d’artistes vietnamiens célèbres, dont le compositeur Doan Nguyên.

«Trong Bang se faisait respecter par ses connaissances profondes et variées, et surtout par un grand dévouement. Il nous a tout appris, des techniques les plus basiques jusqu’au traitement des œuvres classiques les plus compliquées», raconte-il.

Trong Bang a reçu l’Ordre de l’Indépendance, troisième classe, en 2013, et le prestigieux prix Hô Chi Minh pour les Lettres et les Arts en 2017. -VOV/VNA

Voir plus

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président vietnamien Tô Lâm (3e à partir de la gauche) lors de la cérémonie. Photo: VNA

Le Vietnam lance le chantier de conservation et de restauration du palais Kinh Thiên

Kinh Thiên était le palais principal de la cité interdite de Thang Long sous la dynastie des Lê. Selon le “Dai Viêt su ky toàn thu” (Annales complètes du Dai Viêt), sa construction débuta en 1428, sous le règne de Lê Thai Tô, et s’acheva sous celui de Lê Thanh Tông, sur les fondations des palais principaux des dynasties des Ly et des Trân.

L’œuvre puise sa source dans le reflet de la lune sur l'eau, capturant le paradoxe d'une image à la fois figée dans l'instant et animée d'un mouvement éternel. Photo : thethaovanhoa.vn

Quand l’ikebana japonais fait onduler la lune au cœur de Hanoi

Au Musée des beaux-arts du Vietnam, l’exposition Sazanami Vol. 1 («Vagues de lune») transcende la simple démonstration technique. En faisant dialoguer l’Ikebana avec le paysage culturel et créatif vietnamien, elle ouvre une voie d’une résonance universelle où l’humanité et la nature s’unissent par la grâce des fleurs.

Le spectacle « La Patrie dans nos cœurs » est organisé par le journal Nhan Dan en collaboration avec le Comité populaire de Ho Chi Minh-Ville. Photo : https://nhandan.vn/

Construire des marques nationales dans l'industrie culturelle

Le 7 janvier 2026, le Bureau politique a promulgué la Résolution n° 80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne dans la nouvelle ère. Celle-ci fixe notamment l’objectif de porter, d’ici 2030, la contribution de l'industrie culturelle à 7 % du PIB et de créer entre 5 et 10 marques nationales dans les secteurs culturels à fort potentiel, tels que le cinéma, les arts du spectacle, le tourisme culturel, le design et la mode.

De nombreux Japonais au festival. Photo : VNA

Premier Festival du banh mi vietnamien au Japon

Premier événement au Japon entièrement consacré au banh mi vietnamien, le festival organisé les 26 et 27 septembre à Tokyo invite le public japonais à découvrir, à travers la gastronomie, la culture vietnamienne et les liens qui rapprochent les deux peuples.

Colline de thé de Cau Da, dans la commune de La Bang, province de Thai Nguyen. Photo : VNA

Thai Nguyen, terre d’excellence du thé vietnamien

Réputée pour la qualité de son thé, Thai Nguyen compte parmi les grandes terres de thé du Vietnam. La province lui consacre plus de 22.000 hectares, répartis dans la plupart de ses communes et quartiers. Entre paysages verdoyants et savoir-faire transmis de génération en génération, Thai Nguyen offre aux visiteurs une belle immersion dans la culture du thé et ses saveurs typiques.

Au souffle Phan Dang Hoàng, 40 silhouettes marquent la Fashion Week de Milan 2027. Photo : Phan Dang Hoàng

Les éclats de Phan Dang Hoàng impressionnent à la Fashion Week de Milan 2027

S’inspirant d’un conte de fées profondément ancré dans la mémoire culturelle de générations de Vietnamiens, la collection explore le parcours de transformation de Tấm : d’une jeune fille douce subissant une profonde injustice, elle devient une figure en quête perpétuelle de redécouverte de soi et d’épanouissement personnel.

Les visiteurs découvrent la culture traditionnelle des H’Mong. Photo: VNA

Les savoir-faire traditionnels, nouvelle source d'inspiration du design vietnamien

La rencontre entre patrimoine et création contemporaine permet à de nombreuses marques vietnamiennes de valoriser les savoir-faire, matériaux et récits culturels locaux dans le design. Pour transformer durablement ces ressources en valeur créative et économique, la mise en place d’un écosystème reliant recherche, production et marché apparaît toutefois nécessaire.