Le cochon nain, spécialité culinaire du Tây Bac

Le cochon qui se porte sous le bras, spécialité du Tây Bac

En vietnamien, on l’appelle «le cochon qui se porte sous le bras». Bien plus petit que son homologue des fermes de plaine, ce cochon montagnard des provinces de Lào Cai et Lai Châu a un succès grandissant auprès des gourmets.

Hanoi (VNA) - En vietnamien, on l’appelle «le cochon qui se porte sous le bras». Bien plus petit que son homologue des fermes de plaine, ce cochon montagnard des provinces de Lào Cai et Lai Châu a un succès grandissant auprès des gourmets.

Le cochon qui se porte sous le bras, spécialité du Tây Bac ảnh 1En route vers le marché avec son cochon en bandoulière. Photo : CTV/CV​N/VNA

Dans les marchés de montagne, vous avez sûrement déjà eu l’occasion de contempler ces cochons nains de la taille d’un cocker, qui sont aux cochons d’élevage ce que les poneys sont aux chevaux.

Depuis quelques temps, ces animaux élevés au grand air sont en vogue sur les tables des gourmets. Un succès grandissant qui s’explique par l’attrait pour la cuisine authentique avec des produits du terroir, la recherche de nouvelles expériences culinaires et aussi par la volonté des consommateurs d’avoir dans leur assiette des produits de qualité, irréprochables d’un point de vue sécurité alimentaire.

Il faut aussi dire que la viande est savoureuse, et ressemble moins à celle du cochon de ferme qu’à celle du sanglier. C’est ainsi que dans les marchés montagnards bien connus de la province de Lào Cai tels que Bac Hà, Sin Cheng, Can Câu, un lieu spécial est réservé à la vente de ces «mini-cochons».

Cochons en bandoulière

Nous avons rencontré Nguyên Dinh Tu, directeur de la compagnie Tu Liên à Lào Cai, au marché du district de Muong Khuong, alors qu’il choisissait des cochons en vue d’un banquet entre copains. «Leur prix est passé de 80.000 à 100.000 dôngs le kilo en un an, soit une hausse de 20%. La viande est odorante, excellente. Elle ressemble un peu à la viande de gibier. Pour un repas entre copains, c’est un must !»

Les montagnards arrivent au marché avec leurs cochons dans des cages de bambous portées en bandoulière - d’où son nom en vietnamien lợn cắp nách (le cochon qui se porte sous le bras). Ils sont souvent aussi tenus en laisse comme des chiens, mais n’apprécient guère ce traitement !

Le cochon qui se porte sous le bras, spécialité du Tây Bac ảnh 2Les cochons nains vendus dans un marché montagneux à Lào Cai. Photo : ​CVN

Giang A Tênh fait savoir : «Mes cochons pèsent de 8 à 15 kg, ils ont 13 mois. Depuis le Têt traditionnel j’ai déjà vendu 3 portées, ce qui m’a rapporté 30 millions de dôngs».

Le cochon nain se caractérise par sa couleur noire, son groin pointu, ses petites oreilles et sa toison drue. L’intérêt pour les éleveurs est qu’il ne nécessite pas beaucoup de travail. Il vit en plein air et glane autour des maisons sa nourriture. Habitué à vagabonder dans les collines, il est vif et rustique comme un sanglier, et rarement malade. Inutile de préciser qu’il n’est pas «dopé» aux antibiotiques comme son homologue de la plaine. C’est d’ailleurs ce qui explique son succès. Car face à la multiplication des scandales alimentaires, de plus en plus de consommateurs se tournent vers des produits de qualité. On attribue en plus à la viande du cochon nain des vertus médicinales.

Mais ces derniers temps, afin de satisfaire la demande, certains éleveurs peu scrupuleux ont vendu de la viande de cochon de ferme au prix du cochon nain. Aussi afin de prouver que leur viande est bien du lợn cắp nách, certains laissent les poils bien apparents !

Cuisine de terroir

Il existe plusieurs façons de cuisiner le cochon nain. Tripes (boudin), ventre et côtes sont les parties les plus réputées. La viande, pauvre en graisse, peut être cuite à la vapeur, grillée ou laquée. Dans tous les cas, une expérience culinaire inoubliable, paraît-il.

M. Coi est restaurateur. Originaire de Nam Dinh, il comptait ouvrir un restaurant de Phở gia truyền Nam Đinh, une spécialité de sa province natale. Mais lorsqu’il est venu s’installer dans la province de Lào Cai avec sa femme, il s’est pris de passion pour le lợn cắp nách des ethnies minoritaires locales. Un choix judicieux. «Préparer des plats de cochon nain, ce n’est pas bien difficile car la viande est, à la base, très bonne. Le plus important, ce sont les épices», considère-t-il.

Avant et après le Têt, son restaurant sert chaque jour jusqu’à 20 cochons, soit 3-4 fois plus que les jours ordinaires. Son établissement a quadruplé de surface et emploie plusieurs dizaines de personnes. Bref, les affaires marchent plutôt bien. Pour répondre aux besoins du marché, de nombreuses familles d’éleveurs des districts de Bat Xat, Sa Pa, Bac Hà, Luong Khuong... ont augmenté leur cheptel.

Cependant, l’appât du gain aidant, cela s’est parfois accompagné de certaines dérives, comme précisé plus haut. Il faudrait donc que les organes concernés renforcent les contrôles pour éviter les arnaques afin qu’éleveurs et acheteurs y trouvent leur compte, et que cette spécialité montagnarde soit respectée comme elle le mérite. Notons aussi au passage l’intérêt de cet élevage pour améliorer le niveau de vie des montagnards, dont une large majorité vit encore en dessous du seuil de pauvreté.​ - CVN/VNA

Voir plus

Les organisateurs remettent des prix individuels aux athlètes participant aux Championnats nationaux de triathlon des clubs 2026. (Photo : VNA)

Le triathlon vietnamien confirme son essor à Tam Chuc 2026

La Coupe d'Asie de triathlon 2026 – Tam Chuc et les Championnats nationaux des clubs de triathlon ont attiré près de 400 athlètes de 31 pays et 13 localités à travers le pays, les concurrents participant à des épreuves de triathlon, de duathlon et d'aquathlon dans de multiples catégories masculines et féminines.

Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, le hat xoan (chant printanier) est interprété les deux premiers mois du calendrier lunaire, dans la province de Phu Tho (Nord). Photo: VNA

La culture populaire, «mine d’or» des industries culturelles

Dans le contexte du Vietnam qui n’a pas encore développé de marques fortes dans l’industrie culturelle telles que Hollywood aux États-Unis ou la vague K-pop en République de Corée, la culture folklorique est une ressource importante pour créer une identité unique et une compétitivité pour les industries culturelles vietnamiennes

Ouverture du Festival du village de Sen 2026. Photo: VNA

Ouverture du Festival du village de Sen 2026 à Nghê An

À l’occasion du 136e anniversaire de la naissance du Président Hô Chi Minh, le Festival du village de Sen 2026 s’est ouvert le 18 mai dans la province de Nghê An, avec une série d’activités culturelles et commémoratives mettant à l’honneur l’héritage du héros de la libération nationale et les valeurs culturelles de sa terre natale.

Numéro de danse à la cérémonie commémorant le 136e anniversaire de la naissance du président Hô Chi Minh. Photo: VNA

L’école Nguyen Du au Laos perpétue les valeurs du président Hô Chi Minh

À l’occasion du 136e anniversaire de la naissance du président Hô Chí Minh, l’école bilingue lao-vietnamienne Nguyen Du à Vientiane a organisé une cérémonie commémorative et une remise de bourses destinées à des élèves défavorisés méritants, avec le soutien de Star Telecom. L’événement a mis en valeur l’héritage du dirigeant vietnamien tout en réaffirmant la volonté de préserver et de renforcer l’amitié spéciale et la coopération entre le Vietnam et le Laos.

Un spectacle lors du Festival de l’Ao dai à Prague. Photo : VNA

Le Festival de l’Ao dai 2026 célèbre la culture vietnamienne à Prague

Sous le thème "L'essence de l'Ao dai vietnamien", le Festival de l’Ao dai 2026 qui s’est tenu le 17 mai au Centre commercial de Sapa, à Prague a proposé 19 spectacles et activités culturelles, dont des défilés d'Ao dai, des concerts, des expositions d'art et des espaces culturels interactifs, offrant au public un aperçu vibrant de la culture vietnamienne au cœur de l'Europe.

Un numéro du spectacle. Photo: VNA

La culture, passerelle vivante entre le Vietnam et le Laos

À l’occasion de la Semaine de la culture vietnamienne au Laos 2026, le spectacle artistique "Hương sắc Việt" a conquis le public de Savannakhet grâce à la richesse des arts traditionnels vietnamiens, contribuant à resserrer davantage les liens d’amitié et de solidarité entre les deux peuples.

Cérémonie de lancement du voyage « J’aime ma patrie » 2026, à Nghê An. Photo: VNA

Nghê An donne le coup d’envoi du voyage « J’aime ma patrie » 2026

Le voyage « J’aime ma Patrie » 2026 a été officiellement lancé le 16 mai dans la province de Nghê An (Centre). Ce périple national traversera plusieurs hauts lieux historiques et symboliques de la souveraineté vietnamienne, avant de s’achever à Hanoï en octobre, à l’occasion du 70ᵉ anniversaire de la Fédération de la jeunesse vietnamienne.

Du cocon à l’étoffe précieuse : le parcours du fil de soie tussah

Du cocon à l’étoffe précieuse : le parcours du fil de soie tussah

Sur la terre de Hung Yen, le fil de soie tussah trace son parcours depuis les mûraies verdoyantes de la commune de Vu Tien jusqu’aux métiers à tisser en bois de la commune de Le Loi. Au cœur de la vie moderne, ce savoir-faire artisanal, resté confidentiel, continue d’être soigneusement préservé par les artisans, qui tissent patiemment les valeurs traditionnelles au fil du temps.

La présidente de Miss Monde, Julia Morley (premier rang, à gauche), prend la parole lors de la conférence de presse à Hô Chi Minh-Ville, le 14 mai. Photo : organisateurs

Miss Monde 2026: plus de 130 candidates dans les starting-blocks au Vietnam

La 75e édition de Miss Monde, l’un des concours de beauté les plus anciens et les plus prestigieux au monde, se déroulera au Vietnam d’août à septembre 2026, où plus de 130 candidates du monde entier promouvront la culture et l’identité du pays et rivaliseront de splendeur pour la couronne.

Nguyen Tuong Lam, secrétaire du Comité central de l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh et président de la Fédération de la jeunesse vietnamienne. Photo: VNA

Lancement du voyage « J’aime ma patrie » 2026

À l’occasion du 70e anniversaire de la Fédération de la jeunesse vietnamienne, le programme national « J’aime ma patrie » mobilisera les jeunes de tout le pays autour d’activités historiques, culturelles et numériques. De mai à octobre 2026, cette vaste campagne entend renforcer l’esprit patriotique, promouvoir l’engagement civique et encourager l’innovation créative à l’ère numérique.