Le bánh chung du Têt : la diversité en toute simplicité

Incontournable pour la fête du Nouvel An lunaire, le bánh chung ou gâteau carré de riz gluant est une spécialité de la culture vietnamienne.

Hanoï (VNA) - Incontournable pour la fête du Nouvel An lunaire, le bánh chung ou gâteau carré de riz gluant est une spécialité de la culture vietnamienne. En addition à la version traditionnelle, les variantes sont également très prisées des consommateurs.

Voici les différents types de bánh chung et leurs origines. Une plongée dans la tradition vietnamienne pour le mâm cô (tables de victuailles) pendant le Têt.

Bánh chung gâc


Le bánh chung gâc est le gâteau rouge de riz gluant à base de momordique (nom scientifique : Momordica cochinchinensis, nom vietnamien : gâc). Ce mets est originaire du village de Tranh Khúc, commune de Duyên Hà, district de Thanh Tri, à Hanoï. Ses ingrédients et sa préparation sont identiques au banh chung traditionnel. La seule différence réside dans le riz gluant qui est mélangé à la momordique pour obtenir la couleur rouge.

"Je préfère le +bánh chung gâc+ à l’occasion du Têt traditionnel parce que sa couleur symbolise la chance et la prospérité pour la Nouvelle Année", a partagé Lan Anh, de l’arrondissement de Hoàng Mai, à Hanoï.

Le bánh chung du Têt : la diversité en toute simplicité ảnh 1 Le "bánh chung gâc". Photo : CTV/CVN

À la dégustation, on remarque sa saveur sucrée due à la momordique en association avec les haricots mungo tendres, le gras du porc et le piquant du poivre.

Bánh chung ngu sac


Le bánh chung ngu sac ou gâteau de riz gluant aux cinq couleurs est une spécialité culinaire du Nord-Ouest. Cependant, son sens varie selon les ethnies. Cette version aux cinq couleurs (rouge, jaune, violet, vert et blanc) représente les cinq éléments du cosmos (bois, feu, métal, eau et terre). Un ensemble qui symbolise le yin et le yang.

Jadis, ce gâteau était préparé seulement pour les grandes occasions. Aujourd’hui, il est devenu une spécialité populaire. Le rouge est fait avec de la momordique. Le violet est réalisé à base de riz gluant de la même couleur. Le jaune est obtenu grâce au curcuma, le vert aux feuilles de galanga, et le blanc au riz.

Le bánh chung du Têt : la diversité en toute simplicité ảnh 2 Le "bánh chung ngu sac". Photo : CTV/CVN

Chaque couleur a sa propre signification : le rouge symbolise la chance, le violet la prospérité du ciel et de la terre, le jaune une vie aisée, le vert les montagnes et forêts du Nord-Ouest, le blanc l’amour et la fidélité. Chaque gâteau possède un goût unique. Un plaisir des sens à chaque bouchée.

Bánh chung côm

Ce type de bánh chung est confectionné à partir de jeune riz gluant séché mélangé à du riz gluant normal, avant d’être trempé dans l’eau froide et les feuilles de pandanus pendant quelques heures. Ces feuilles donnent au gâteau sa couleur verte.

À la différence des bánh chung normaux, l’on cuit ici le haricot mungo avec du sucre pour constituer la farce. En coupant le bánh chung côm, ses couleurs se révèlent à nos yeux : le vert des feuilles et du jeune riz gluant, le jaunâtre des haricots et enfin le rouge rosé du porc mariné avec le poivre et les autres épices. Quelle saveur étonnante ! Ils sont vendus en grand nombre dans la rue Hàng Than, à Hanoï.

Bánh chung nêp câm

Le bánh chung nêp câm ou gâteau de riz gluant violet a une forme semblable au bánh tét (gâteau cylindrique) du Sud. La couleur noir-violet à l’intérieur est caractéristique de la cuisine de l’ethnie Thai dans la province de Yên Bái (Nord).

Le bánh chung du Têt : la diversité en toute simplicité ảnh 3 Le "bánh chung nêp câm". Photo : CTV/CVN

Contrairement aux versions de couleur verte du bánh chung traditionnel, son enrobage violet attise la curiosité. Le riz gluant blanc est remplacé par le violet. Ce gâteau au goût inoubliable se compose de riz gluant violet, de haricots mungo et de graisse de porc. Un tourbillon de saveurs et de douceur relevé par une note piquante de poivre et d’oignon. Une variété qui figure traditionnellement sur l’autel des ancêtres à l’occasion du Nouvel An.

Bánh chung chay

Le bánh chung chay est la version végétarienne. Aux douces saveurs d’agarics et de haricots mungo, cette spécialité est aussi une version très appréciée du bánh chung traditionnel.

Pour préparer ce mets végétarien, le riz gluant est soigneusement sélectionné. Les haricots mungo sont cuits à la vapeur puis réduits en poudre. Les agarics sont marinés et cuits pour remplacer la viande de porc. Ne contenant pas de protéines animales, il peut se conserver pendant un mois.

"Le +bánh chung chay+ est moins calorique que sa version traditionnelle. Ainsi, je savoure les saveurs du printemps sans prendre un gramme", a confié Mai Hoa, de Hanoï. -CVN/VNA

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.

Les Journées européennes de littérature 2026 se tiendront du 7 au 17 mai. Photo : organisateurs

Voyage savoureux à travers Hanoi et les univers de la littérature européenne

Les Journées de la littérature européenne reviennent au Vietnam en 2026 avec un thème central : la solitude et la solidarité. Elles marquent à la fois le retour de l’un des festivals littéraires européens les plus importants au Vietnam et le retour à l’une des préoccupations les plus profondes de la littérature : le désir humain de connexion par-delà la distance et la différence.