L’Artiste du Peuple Thanh Hoài, le chèo dans la peau

L’Artiste du Peuple Thanh Hoài a consacré plus de 40 ans au chèo (théâtre populaire). Même si elle est maintenant à la retraite, son amour pour cet art traditionnel est encore vif dans le cœur de celle surnommée «Xuy Vân».

L’Artiste du Peuple ThanhHoài a consacré plus de 40 ans au chèo (théâtre populaire). Même si elleest maintenant à la retraite, son amour pour cet art traditionnel estencore vif dans le cœur de celle surnommée «Xuy Vân».

ThanhHoài a pris sa retraite il y a près de dix ans, mais elle semble êtreplus occupée que jadis où elle était artiste professionnelle. Elle aencore un emploi du temps chargé avec des spectacles et des conférencessur le chèo à la fois dans le pays et à l'étranger.

Elle adit beaucoup de choses sur sa tournée le jour où elle venait de rentrerd'une tournée de 30 jours en France. Durant les spectacles, Thanh Hoài achanté des chansons dans un spectacle de marionnettes sur l’eauintitulé «Le Maître de marionnettes" mis en scène par DominiquePitoiset, directeur du Théâtre national de Bordeaux. Il s'agissait d'unprojet artistique mis en œuvre conjointement par le Théâtre national desmarionnettes du Vietnam, l'Association internationale du théâtre et leThéâtre national de Bordeaux.
Thanh Hoài a impressionné lepublic français avec des paroles douces et des mélodies, non seulementde chèo, mais aussi d'autres genres traditionnels vietnamiens tels queca trù (chant des courtisanes) et c hâu van ( chant des sorcières) ,ses poèmes tirés du Truyên Kiêu... Ce spectacle a eu un succèsretentissant dans l'Hexagone.
Pour Thanh Hoài, ce fut unvoyage inoubliable avec des impressions durables sur l'amour desspectateurs français pour les spectacles de marionnettes vietnamienneset les sentiments des résidents v ietnamiens à l'étranger. «Les Viêtkiêu de France aiment leur Patrie, le chèo et d'autres genrestraditionnels vietnamiens. En me voyant en costume traditionnel, dans larobe à quatre pans et avec un foulard sur la tête, beaucoup depersonnes âgées qui ont vécu loin de leur patrie depuis des années n'ontpu retenir leurs larmes en raison de leur nostalgie. J'ai été trèsémue!», a-t-elle confié.

Quand elle était petite, Hoài avaittellement envie de chanter les airs du chèo qu'elle allait en cachettevoir des spectacles. Elle a appris discrètement par cœur les paroles etmélodies en imitant les artistes de la troupe de chèo de Thai Binh.Puis, elle est entrée dans la troupe artistique de la province et elleest devenue une actrice de chèo en 1965. Depuis, elle a consacré toutson cœur à cet art.

Sa carrière d'actrice a été marquée par sonrôle de Xuy Vân dans l'extrait de « Xuy Vân feint la folie » de «KimNham». Le personnage de Xuy Vân nécessite des compétences particulièrespour exprimer et contrôler les muscles du visage, pour regarder, sourireet rire comme une folle. Par ailleurs, l'artiste doit maîtriser lechant du chèo qui nécessite une voix de soprano clair pour la résonance.Chaque mouvement, geste, regard et surtout rire reflètent lessentiments les plus intimes et les émotions du personnage. Pour ceux quiaiment le chèo, Thanh Hoài et le rôle de Xuy Vân sont intimement liés.

Outrele rôle de Xuy Vân, Thanh Hoài a également montré son talent à traversune série de personnages comme «Tu Thuc rencontre une fée», « Thuy Kiêuau palais Ngung Bich», «Quan Âm Thi Kinh» et «Bà Chua Liêu». Elle aremporté de nombreux prix lors de festivals nationaux et internationaux.
Même si elle est maintenant à la retraite, sa passion pour lechèo est restée intacte. Elle travaille dur pour léguer son savoir auxjeunes artistes et réfléchit toujours à la meilleure façon de former unnouvel élève, en particulier ceux capables de jouer Xuy Vân. Chaquemois, elle présente des spectacles dans les provinces de Thai Binh, NamDinh, Hà Nam, Hai Duong...

«Au cours d'une tournée dans laprovince de Phu Tho, bien que le spectacle était terminé, certainsenfants ont voulu apprendre à chanter du chèo, alors je suis restée tardpour leur enseigner. Ils ont essayé de leur mieux et ne voulaient pasrentrer à la maison. Certains d'entre eux m'ont demandé de continuer àleur enseigner. Voyant leur aspiration à apprendre le chèo, j'ai étéémue et me suis sentie plus passionnée encore par cet art»,s’est-elle rappelé.

Bien que le chèo n'est pas aussi populairequ'autrefois, Thanh Hoài croit toujours qu'il y aura toujours de jeunesartistes prêts à consacrer leur vie à cet art, et compte bien apporterune contribution à la préservation et à la promotion de ce genretraditionnel jusqu'à la fin de sa vie. – AVI

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.