L’arrivée des vives-eaux, une manne pour les pêcheurs

Chaque année, fin juillet, les vives-eaux envahissent dans les champs de bon nombre de provinces du delta du Mékong.
L’arrivée des vives-eaux, une manne pour les pêcheurs ảnh 1Mme Phuong et son mari, domiciliés dans le district d’An Phu, ville de Châu Dôc, province d’An Giang, capturent des carpes dans un champs inondé. Photo : VNA
Hanoï (VNA) - Chaque année, fin juillet, les vives-eaux envahissent dans les champs de bon nombre de provinces du delta du Mékong. Une calamité pour les paysans mais une aubaine pour les pêcheurs dont les filets se remplissent de carpes, crabes, crevettes, escargots, anguilles, et aussi pour les fabricants de filets de pêche. 

Cette année, l’arrivée précoce des vives-eaux a provoqué des pertes chez les riziculteurs.  Au contraire, le phénomène a apporté des ressources non négligeables aux habitants vivant en amont des fleuves dans les provinces d’An Giang, Dông Thap et Long An. En profitant de la montée des eaux, nombre d’habitants se sont rendus dans les régions inondées pour récolter ces "cadeaux de la nature".

Dans la commune de Thuy Tây, district de Tân Thanh, ou dans celle de Tân Lâp, district de Môc Hoa, province de Long An, des centaines de personnes se sont ruées dans les champs inondés pour récolter différentes espèces de végétaux.  C’est le cas de Vo Thanh Phuong, domicilié dans la commune de Tân Lâp, district de Môc Hoa. Pour lui, chaque saison des vives-eaux est une joie. Elle lui permet de gagner plus soit grâce à la plantation de ciboulettes chinoises, de lotus, soit grâce à la pêche. Sur un hectare de ciboulettes chinoises, il empoche entre 20 et 30 millions de dôngs, à quoi s’ajoutent les bénéfices tirés des lotus et des poissons.

Duong Van Hâu, domicilié dans la commune de Vinh Dai, district de Tân Hung, entre dans l’eau froide dès cinq heures du matin, mais reste toujours souriant car, en cinq ou six coups de filet, il peut récolter plus de 100 kg de poissons. Il gagne entre 400.000 et 500.000 dôngs/jour. Idem pour Nguyên Van Tuân, domicilié dans la commune de Vinh Hôi Dông, district d’An Phu, ville de Châu Dôc, province d’An Giang.

La haute saison pour les fabricants de filets de pêche

Cette année, la montée des vives-eaux n’est pas aussi forte que celle des années précédentes. Néanmoins, il réussit à capturer des kilogrammes de poissons chaque jour qui lui assurent entre 300.000 et 400.000 dôngs de profits. 

Selon Huynh Công Phuong, vice-président de la commune de Vinh Hôi Dông, district d’An Phu, les vives-eaux sont venues tôt cette année. En plus d’assurer une moisson de poissons d’eau douce, ce phénomène permet aussi de fertiliser les champs. Pendant cette période, le long des canaux de Vinh Tê et Tha La et sur les champs des communes de Nhon Hung, An Nông, district de Tinh Biên, la pêche se déroule de l’aube jusqu’au coucher du soleil.
L’arrivée des vives-eaux, une manne pour les pêcheurs ảnh 2Pour l’atelier de filets de pêche d’Ut Cung, dans la commune de Vinh Tê, ville de Châu Dôc, la saison des vives-eaux est synonyme de travail à plein régime. Photo : CVN


La saison des vives-eaux fait aussi le bonheur des fabricants de filet de pêche. Nguyên Van Cung, 55 ans, est propriétaire de l’atelier d’Ut Cung, dans la commune de Vinh Tê, ville de Châu Dôc, province d’An Giang. Pendant les cinq ou six mois de la saison des vives-eaux (entre juillet et décembre), son atelier fournit des centaines de filets de toutes sortes chaque jour, dans la ville et dans d’autres provinces du delta. "J’ai commencé ce métier dès l’enfance. Ce sont pendant les mois de vives-eaux que je remplis mes caisses", fait-il savoir.

Idem pour le village de Thom Rom, district de Thôt Nôt, ou dans celui de Thoi Long, district d’Ô Môn, dans la ville de Cân Tho, où nombre d’ateliers connaissent un pic d’activités. Certains vendent plus de 200 filets chaque jour. Selon Nguyên Van Ly, un fabricant, la saison des vives-eaux est synonyme de production à pleine capacité qui, pourtant, ne suffit pas à répondre à la demande. Et malgré cette situation,  il garde toujours les mêmes tarifs de vente d’année en année.-CVN/VNA

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