Hô Chi Minh-Ville cherche à lutter contre les inondations

Depuis plusieurs années, Hô Chi Minh-Ville attache de l’importance à la lutte contre les inondations. Pourtant, pour diverses raisons, les résultats restent insatisfaisants.
Hô Chi Minh-Ville cherche à lutter contre les inondations ảnh 1Digue maritime dans le district de Go Công, province de Tiên Giang (delta du Mékong). Photo: SGGP

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Depuis plusieurs années, Hô Chi Minh-Ville attache de l’importance à la lutte contre les inondations. Pourtant, pour diverses raisons, les résultats restent insatisfaisants. La construction d’une digue maritime est proposée.

Les inondations, les submersions maritimes, la salinisation ou le manque d’eau douce sont les manifestations les plus visibles et les plus dévastatrices du changement climatique.

Les pluies torrentielles dans le bassin de la rivière Dông Nai - Sài Gon ainsi qu’à Hô Chi Minh-Ville, associées aux vives-eaux et à la montée du niveau de la mer, affectent de plus en plus le système de drainage et pourraient aggraver de manière dramatique l’intensité des inondations dans les années à venir. Depuis 2005, la montée constante du niveau de l’eau de la station de Phu An est considérée comme la plus grande menace pour la mégapole du Sud. 

"Hô Chi Minh-Ville, dont le relief est bien en deçà du niveau de la mer et qui se trouve en aval des cours d’eau de la rivière Dông Nai, est profondément affectée par les affluents de la rivière ainsi que les marées de la Mer Orientale, comme en témoignent les inondations causées par les vives-eaux", a précisé le Docteur Trân Ba Hoàng, de l’Institut des sciences hydrauliques du Sud.

Ces dernières années, le développement urbain est en pleine effervescence tandis que la gestion et la planification citadines ne suivent pas forcément le rythme et demeurent insuffisantes. Des lacunes qui conduisent à des conséquences désastreuses comme notamment la limitation de la capacité d’acheminement de l’eau du système de canaux et arroyos ainsi qu’un affaissement grandissant des sols (environ 1,5 à 2 cm par an).

Dans un effort pour trouver des solutions afin de pallier aux écueils causés par les inondations provoquées par les crues en amont et les fortes pluies, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a soumis au gouvernement le projet de construction de la digue maritime de Vung Tàu - Go Công.

Projet selon lequel seront construites deux digues, une principale de 28 km de long, 25 m de large, reliant Go Công (province de Tiên Giang) à la ville de Vung Tàu (province de Bà Ria-Vung Tàu), et une autre, longue de 13 km, reliant Vung Tàu au district de Cân Gio (Hô Chi Minh-Ville).

Digue maritime, avantages multiples

Ce plan a été élaboré en se basant sur plusieurs critères dont l’aménagement global des ouvrages hydrauliques de la région, les compétences technologiques et techniques actuelles du pays et du monde, ainsi que les expériences des autres pays en la matière, comme les Pays-Bas, la République de Corée et le Japon, notamment. Le fonds d’investissement pour ce projet devrait s’élever à 74.000 milliards de dôngs.

Une fois achevé, cet ouvrage contribuerait à protéger un million d’hectares face aux changements climatiques.

De plus, de nombreuses études menées par des experts ont montré que la digue de Vung Tàu - Go Công, outre son but principal qui est de prévenir les inondations et la salinisation, apporterait des avantages non négligeables à Hô Chi Minh-Ville.

Plus précisément, selon le Pr.-Dr. Nguyên Quang Kim, directeur de l’Université des ressources en eau, une montée des eaux de 75 cm est prévue d’ici 2100. La digue maritime de Vung Tàu - Go Công permettra ainsi de prévenir les inondations sur l’ensemble du réseau de rivières et canaux situé en aval de la rivière Dông Nai - Sai Gon.

Le Docteur Nguyên Ba An, de l’Institut de la stratégie de développement (ministère du Plan et de l’Investissement), a également souligné que parmi les solutions proposées pour lutter contre les inondations,  la construction de cette digue serait le projet le plus facile et le plus rapide à réaliser. En effet, la durée totale du chantier est estimée à 3-4 ans. De plus, la circulation fluviale menant à Hô Chi Minh-Ville, dans le port en eau profonde de Cai Mep - Thi Vai notamment, ne devrait pas être affectée dans les 70 années à venir.

Bien que cet ouvrage puisse provoquer certains impacts sur l’aquaculture dans l’embouchure ainsi qu’à l’extérieur de la zone forestière de Cân Gio, ces difficultés pourront être aisément surmontées en mettant davantage l’accent sur le développement touristique.

En outre, le projet de digue de Vung Tàu - Go Công pourrait contribuer  à créer un moteur pour la création et le développement de nouvelles zones urbaines le long des rivières et des côtes. -CVN/VNA

Voir plus

Le Fuligule nyroca (Aythya nyroca), un petit canard plongeur, dans l'écosystème de zones humides intérieures de la lagune de Hac Hai. Photo : Parc national de Phong Nha - Ke Bang

Quatre espèces d’oiseaux rares vues au parc national de Phong Nha-Ke Bang

Le conseil de gestion a annoncé mercredi 4 mars que, dans le cadre d’un projet scientifique et technologique provincial de recensement des espèces d’oiseaux sauvages dans le parc et les zones ornithologiques clés de l’ancienne province de Quang Binh (désormais intégrée à Quang Tri), les chercheurs ont identifié quatre espèces non répertoriées auparavant dans les données aviaires locales.

Selon les données du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, sur 14,9 millions d’hectares de forêts, le potentiel total est estimé à environ 70 millions de tonnes de crédits carbone ; cependant, la valeur économique tirée de cette ressource reste modeste. Photo : VNA

Le cadre légal est fourni pour la bourse nationale du carbone

Les matières premières négociées sur la bourse comprennent les quotas d’émission de gaz à effet de serre et les crédits carbone éligibles autorisés à la négociation en vertu du décret n°06/2022/ND-CP (tel que modifié et complété). L’ensemble du processus de négociation, de transfert de propriété, de dépôt et de paiement sera standardisé afin de garantir la transparence et un contrôle efficace des risques.

Nguyen Cong Nhat, directeur général de VinBus, lors de l'inauguration de neuf lignes de bus électriques. Photo: VNA

Ho Chi Minh-Ville accélère la transition verte avec 169 bus électriques mis en service

En mettant en circulation 169 bus entièrement électriques sur neuf lignes dès le 1er mars, Ho Chi Minh-Ville accélère sa transition vers une mobilité plus propre et moderne. Cette nouvelle étape marque une avancée concrète dans la transformation écologique de son réseau de transport public et confirme l’ambition de la métropole de bâtir un modèle urbain durable, à faible émission de carbone.

Le développement des forêts côtières au service de l’économie verte

Le développement des forêts côtières au service de l’économie verte

Après cinq ans de mise en œuvre, le projet « Protection et développement des forêts côtières afin de faire face au changement climatique et de promouvoir la croissance verte pour la période 2021-2030 » a enregistré des résultats significatifs. Ces avancées témoignent des efforts soutenus déployés pour restaurer et développer les forêts côtières, véritables « boucliers verts » du pays.

Le séisme de magnitude 4,0 qui s'est produit le matin du 21 février a été localisé dans la commune de Mang Den, province de Quang Ngai. Photo diffusée par VietnamPlus

Six séismes secouent le Centre en une seule journée sans faire de dégâts

Les six séismes ont été ressentis samedi 21 février dans la commune de Mang But, province de Quang Ngai (Centre), à une profondeur focale d’environ 8,1 kilomètres. La secousse la plus forte a atteint une magnitude de 4,0, tandis que les autres se situaient entre 2,6 et 3,8 sur l’échelle de Richter.

Le gouvernement a alloué l'équivalent de 268 millions de tonnes de CO₂ à 110 installations. Photo d'illustration: Dân trí

Le Vietnam expérimente des quotas d’émission de 268 millions de tonnes de CO₂

En vertu de la décision n°263/QD-TTg, les quotas d'émissions de gaz à effet de serre seront répartis entre 34 centrales thermiques, 25 usines sidérurgiques et 51 cimenteries. Ces secteurs sont essentiels à la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre et représentent une part importante des émissions nationales totales.