L’arnis, art martial philippin, fait de plus en plus d’adeptes au Vietnam

L’arnis ou Kali Eskrima est un art martial philippin. Débarqué au Vietnam il y a quelques années, il s’est rapidement fait une place chez les citadins à Hanoï et Hô Chi Minh-Ville. ​
Hanoi (VNA) - L’arnis ou Kali Eskrima est un art martial philippin.Débarqué au Vietnam il y a quelques années, il s’est rapidement fait une placechez les citadins à Hanoï et Hô Chi Minh-Ville.
L’arnis, art martial philippin, fait de plus en plus d’adeptes au Vietnam ảnh 1L’arnis fait de plus en plus d’adeptes en Asie du Sud-Est dont le Vietnam. Photo: VNP

Amené par des entraîneurs étrangers de l’équipe nationale du Vietnam de PencakSilat, l’arnis est pratiqué dans le pays depuis déjà quelques années. Il aprogressivement conquis le cœur des adeptes du sport vietnamiens et s’estfortement développé dans les grandes villes comme Hanoï et Hô Chi Minh-Ville.

Art de manier le bâton

"C’est un art martialphilippin en maniement d’armes. Il fait de plus en plus d’adeptes en Asie duSud-Est, sous des noms différents dont Krabi Krabong et Trumbu",dévoile Nguyên Danh Phuong, entraîneur d’arnis dans la salle de gym Kickfit àHanoï.
L’arnis, art martial philippin, fait de plus en plus d’adeptes au Vietnam ảnh 2L’entraîneur Nguyên Danh Phuong apprend aux débutants à manier le bâton. Photo: VNP

Au début, le pratiquant commence à prendre le bâton et à le manier avantd’apprendre les neuf techniques de combat fondamentales. L’entraînement est axéprincipalement sur le travail des armes et la maîtrise du bâton conduisant lepratiquant à se familiariser avec différentes armes, mais aussi au combat àmains nues.

Les différentes techniques nécessitent une grande connaissance du corps humain,une grande maîtrise des déplacements et une bonne évaluation des anglesd’attaques. La force brute n’a aucune importance dans cette disciplinemartiale. Seules la dextérité, la précision et la présence d’esprit comptent.

Il y a deux sortes de bâtons: un de 76 cm pour la main droite et un autre, de28 cm, pour la main gauche.

Il existe deux catégories de compétition: combat et démonstration. Le combat,par catégories de poids, se fait avec des protections. Les démonstrationspeuvent être individuelles, à trois voire cinq personnes.

En 2005, l’arnis a fait son entrée parmi les disciplines des 23es Jeuxd’Asie du Sud-Est (SEA Games 23) tenus aux Philippines.
L’arnis, art martial philippin, fait de plus en plus d’adeptes au Vietnam ảnh 3L’arnis s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Photo: VNP
"J’ai découvert l’arnissur Internet, puis je me suis inscris au centre Kickfit. Après trois mois depratique, j’ai retrouvé une bonne santé, de l’endurance mais aussi des réflexesplus rapides", confie Cân Công Xa, 50 ans.

L’arnis attire les adeptes vietnamiens par son dynamisme. C’est une bonneactivité pour maintenir le corps en forme car ce sport permet de brûler près de1.000 calories en une heure d’entraînement. Le nombre de pratiquants ne cessede croître au Vietnam. Leur âge moyen oscille entre 15 et 55 ans.

Self-défense et maîtrisedu stress

Cet art martial est aussi bien apprécié des hommes que des femmes car il n’y apas de contact physique direct, souvent à travers le bâton. Il s’agit d’unetechnique de défense où la force physique importe peu. De plus, la pratique dela technique peut se faire n’importe où, à l’aide d’un parapluie ou d’un bâtonen bois.

Comme l’escrime, l’arnis est un art martial nécessitant une grande précision.Sa pratique régulière procure une grande maîtrise de mouvement et dedéplacement. Elle permet également de développer les réflexes, d’apprendre àconserver son calme au quotidien ainsi que de se défendre en casd’agression.  Tous ces éléments expliquent sa popularité croissante auVietnam. – CVN/VNA

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