L’agriculture, élément vital pour une croissance durable

Le développement du secteur agricole du Vietnam est abordé comme un des éléments les plus importants qui contribuent à une croissance inclusive et durable.

Khanh Hoà (VNA) - En marge de la première conférence des hauts officiels de l’APEC (SOM 1) et des réunions connexes tenues à la ville de Nha Trang, province de Khanh Hoà (Centre), le développement du secteur agricole du Vietnam est abordé comme un des éléments les plus importants qui contribuent à une croissance inclusive et durable.

L’agriculture, élément vital pour une croissance durable ảnh 1Au Vietnam, l’agriculture occupe toujours le rôle majeur sur l’économie. Photo : Nguyên Câu/VNA/CVN

L’orientation du développement de la production agricole s’impose aujourd’hui comme une priorité, a fait savoir le docteur et professeur associé Nguyên Van Ngai, doyen du département de l’économie à l’Université de l’agriculture et de la sylviculture de Hô Chi Minh-Ville.

Au Vietnam, l’agriculture occupe le rôle majeur sur l’économie. Environ 70% de la population opère dans ce secteur. Ainsi, développer davantage la production agricole permet d’intensifier la valeur économique, d’assurer la sécurité alimentaire et sociale, et aussi de limiter la pollution environnementale.

L’ouverture des échanges commerciaux

Selon Nguyên Van Ngai, dans le cadre de la SOM 1, les représentants des économies membres de l’APEC ont abordé le sujet des échanges commerciaux du secteur agricole. Les interventions suscitent en effet des enjeux dans le processus de mondialisation.

Afin d’amplifier les avantages et limiter des contraintes de la mondialisation sur les économies, Nguyên Van Ngai, délégué de l’atelier sur la «Promotion du commerce des produits qui contribuent à une croissance durable et inclusive grâce au développement rural et à la réduction de la pauvreté», suggère que les économies membres devraient renforcer la coopération en Asie-Pacifique. Les économies membres de l’APEC devraient entre autres trouver des ententes visant à minimiser les coûts de production, créer des liens directs entre les producteurs et les consommateurs pour diminuer des frais engendrés des intermédiaires.

Pourtant, la mondialisation n’englobe pas que des intérêts auprès de tout le monde. Les pauvres et les petits producteurs qui ne sont pas capables de s’adapter au marché risquent de subir des mauvaises influences. Des solutions visant à soutenir ces paysans sont donc nécessaires.

Les gouvernements jouent donc un rôle indispensable dans le soutien des entreprises agricoles, notamment dans l’amélioration de leur capacité de s’insérer dans les normes changeantes de la concurrence à l’échelle mondiale. Cette aide se reflète dans la construction d’infrastructures moderne ou dans l’élaboration de programmes de restructuration du secteur agricole.

L’agriculture dans la croissance inclusive et durable

Selon Bayu Krisnamurthi, vice-ministre de l’Agriculture de l’Indonésie, l’agriculture s’attache étroitement à la croissance du pays. Toutefois, la croissance amène toujours à des répercussions environnementales. Ainsi, la modernisation et l’application de nouvelles politiques et techniques pour la production agricole devraient être utilisées afin de limiter des nuisances.

Il a aussi souligné que la promotion du commerce des produits agricoles, grâce au développement des zones rurales et la réduction de la pauvreté, contribueraient à une croissance inclusive et durable. Cette proposition a déjà été soulevée par l’Indonésie lors de l’APEC 2013.

Toujours en 2013, l’APEC et le Comité du commerce et de l’investissement ont élaboré une liste qui rassemble les 157 produits agricoles dont leur commerce contribue grandement au développement des zones rurales et à la réduction de la pauvreté, ainsi qu’à la croissance. Par conséquent, ces produits bénéficient à l’heure actuelle de certains avantages fiscaux.

Le vice-ministre de l’Agriculture de l’Indonésie a mentionné que le renforcement de la coopération entre les économies membres de l’APEC dans de nombreux secteurs est nécessaire comme la promotion des activités commerciales, les investissements, la modernisation des infrastructures… -CVN/VNA

Voir plus

Les représentants des différentes parties assistent à la réception de la cargaison. Photo: VNA

Le premier lot de viande porcine tchèque officiellement importé au Vietnam

Le premier lot de viande porcine en provenance de République tchèque est officiellement arrivé au Vietnam le 21 juillet via le port de Hai Phong, marquant une nouvelle étape dans les échanges agroalimentaires entre les deux pays et ouvrant de nouvelles perspectives de coopération commerciale et d'investissement.

Tours financières dans le centre de Hô Chi Minh-Ville, le long du fleuve Saigon, dans le quartier de An Khanh. Photo : VNA

La stabilité macroéconomique du Vietnam sera mise à l’épreuve au 2e semestre

Selon un rapport de HSBC Vietnam, l’économie vietnamienne s’est trouvée dans une situation relativement favorable au cours des six premiers mois de l’année, avec une croissance du PIB de 8,18 % – le taux de croissance semestriel le plus élevé de ces dernières années – grâce à la synergie des principaux moteurs de croissance. Cependant, le rythme rapide de la croissance a également fragilisé les équilibres macroéconomiques.

Vue en perspective de l'usine de fabrication de puces semi-conductrices de haute technologie du groupe Viettel dans le parc technologique de Hoa Lac. Photo : Viettel

Hanoï accélère la construction de son écosystème des semi-conducteurs

La présence de projets de grande envergure confirme le rôle croissant de Hanoï dans l’industrie des semi-conducteurs. La capitale cherche non seulement à attirer les investissements, mais aussi à renforcer les liens entre l’État, les entreprises, les instituts de recherche et les établissements d'enseignement supérieur afin de soutenir le développement de ce secteur.

Une plateforme de forage pétrolier de Vietsovpetro sur le gisement de Bach Ho, le plus grand champ pétrolier et gazier du Vietnam, qui joue un rôle essentiel dans la garantie de la sécurité énergétique nationale. Photo: VNA

Le secteur pétrolier, moteur de l’économie maritime

Près de huit ans après l’adoption de la stratégie nationale pour le développement durable de l’économie maritime, le secteur pétrolier vietnamien affiche des résultats solides en matière de production, de recettes et d’investissement. Face aux nouveaux défis énergétiques, les experts plaident toutefois pour un cadre juridique plus adapté afin d’accompagner la diversification du secteur et de renforcer sa contribution à la croissance.

Transformation de palourdes destinées à l'exportation. Photo : VNA

Cap sur les exportations au second semestre 2026

Le Vietnam aborde le second semestre avec l'objectif de porter ses exportations à 550 milliards de dollars, soutenu par la dynamique de ses secteurs phares et les politiques gouvernementales.

Des délégués lors de la réunion. Photo / VNA

Le Vietnam renforce les liens entre le CPTPP et l’UE

Le Forum Canada–Vietnam 2026, organisé le 20 juillet à Hô Chi Minh-Ville en marge de la troisième réunion des hauts fonctionnaires du CPTPP (SOM3), a mis l’accent sur le renforcement de la coopération entre le CPTPP et l’Union européenne afin d’accroître la résilience économique, de consolider les chaînes d’approvisionnement et de promouvoir un commerce fondé sur des règles.

Confection de vêtements destinés à l'exportation vers le marché japonais à la compagnie de confection Hung Viet (à Hung Yen). Photo : VNA

Le textile-habillement résiste aux turbulences du marché mondial

Pour atteindre l’objectif annuel d’exportation fixé à 48 milliards de dollars, les entreprises textiles vietnamiennes doivent poursuivre leurs efforts d’optimisation de la gouvernance, d’amélioration de la productivité, d’élargissement des capacités de production et d’accélération des exportations.

Photo d'illustration. Source: VNA

Gia Lai approuve un projet de centrale éolienne de près de 1 500 milliards de dôngs

La province de Gia Lai a approuvé le principe d’investissement d’une nouvelle centrale éolienne d’une capacité de 42 MW, représentant un investissement de près de 1 500 milliards de dôngs. Ce projet vise à renforcer la production d’électricité renouvelable, soutenir le développement socio-économique local et contribuer à la sécurité énergétique nationale.