Selonle vice-gouverneur de la Banque d’État du Vietnam (BEV), Lê Minh Hung,la VAMC est une compagnie détenue à 100% par l’État placée sous tutellepublique et le contrôle de la BEV.
Dotée d’uncapital de 500 milliards de dôngs, elle a pour objet social d’accélérerle traitement des créances douteuses du système bancaire ainsi que larestructuration du secteur économique public.
Concernant sa première mission, elle a compétence pour émettre destitres obligataires particuliers pour l’acquisition des créancesdouteuses des organismes de crédit, lesquels pourront être utilisés parces derniers pour se refinancer en souscrivant des crédits auprès desbanques publiques, à un taux d’intérêt fixé par le Premier ministre.
Ce mécanisme financier mis en oeuvre par la VAMCpermettra aux banques de surmonter leurs difficultés financièresprovisoires et, sur un plan plus général, d’assainir le système bancairedu Vietnam. À ce titre d’ailleurs, il est prévu que les organismes decrédit qui ne cèdent pas leurs créances douteuses à la VAMC alors queleur ratio est égal ou supérieur à 3% feront d’office l’objet d’uncontrôle et, le cas échéant, d’une réévaluation de leurs actifs par laBanque d’État du Vietnam...
Cette compagnie dont le débutd’activité est prévu pour le 9 juillet prochain devrait être en mesurede traiter ainsi près de 100.000 milliards de dôngs de créancesdouteuses, selon Vu Viêt Ngoan, président du Comité national desurveillance financière.
Au 30 septembre 2012, le ratio decréances douteuses du système bancaire national était estimé à 8,8% del’encours national du crédit qui est de 2,7 millions de milliards dedôngs. Le sort de plus de 8% de ces créances a déjà été réglé soit parune restructuration de la banque, soit par recours au Fonds deprévention des risques bancaires. – VNA
Le Vietnam suspend les voyages dans les zones de conflit au Moyen-Orient
L’Autorité nationale du tourisme du Vietnam a publié une directive urgente enjoignant aux agences de voyages internationales de suspendre l’organisation de programmes touristiques dans les zones de conflit et les régions dangereuses, suite aux recommandations du ministère des Affaires étrangères face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient.