La technique de thyroïdectomie endoscopique “Dr. Luong” dans le Guiness

La technique de thyroïdectomie endoscopique “Dr Luong” devient la plus utilisée

Le docteur Trân Ngoc Luong, directeur de l’Hôpital d’endocrinologie national, a créé la «technique de thyroïdectomie endoscopique la plus utilisée au Vietnam et à l’étranger», un titre décerné le 4 juillet

Hanoi (VNA) – Le docteur Trân Ngoc Luong est directeur de l’Hôpital d’endocrinologie national. Expert renommé dans la spécialité, il a créé la «Technique de thyroïdectomie endoscopique la plus utilisée au Vietnam et à l’étranger», un titre décerné le 4 juillet par le Guinness Vietnam.

La technique de thyroïdectomie endoscopique “Dr Luong” devient la plus utilisée ảnh 1Le docteur Trân Ngoc Luong (au milieu) et ses stagiaires. Source : VOV


«J’ai décidé de me faire opérer avec cette méthode chirurgicale. Après l’exérèse, je me suis très vite rétabli». 

«C’est incroyable ! Je pouvais parler immédiatement après l’opération. Et ma voix n’a pas été du tout affectée».

Des témoignages recueillis chez deux patients opérés pour l’ablation de la thyroïde. Ils ont opté pour la méthode d’entrée laparoscopique inventée par Trân Ngoc Luong. 

Pratiquée depuis 2003 au Vietnam, la méthode «Dr. Luong» consiste à retirer la thyroïde par voie axillaire. La petite incision pratiquée permet, après opération, de ne conserver qu’une minuscule cicatrice, de moins d’un centimètre. Autres avantages de cette technique : son coût pour le patient, la durée de l’intervention et la possibilité de la réaliser au Vietnam. Alors qu’en République de Corée ou à Singapour, une thyroïdectomie classique nécessite deux heures d’opération pour une facture s’élevant entre 8.000 et 10.000 dollars, au Vietnam, une thyroïdectomie laparoscopique  ne dure qu’une demi-heure, avec une fourchette de prix variant de 300 à 400 dollars. 

«La plupart de mes patients sont des jeunes femmes qui ne veulent absolument pas avoir des cicatrices visibles sur la peau. Donc, cette technique permet de minimiser ce souci esthétique. Les patients n’ont qu’une petite trace d’un centimètre maximum et ils se rétablissent très vite. Un arrêt de travail de trois jours est suffisant. Nous utilisons les équipements d’endoscopie abdominale disponibles à l’hôpital pour réaliser l’opération», explique Trân Ngoc Luong.

La technique de thyroïdectomie endoscopique “Dr Luong” devient la plus utilisée ảnh 2Remise du titre «Technique de thyroïdectomie endoscopique la plus utilisée au Vietnam et à l’étranger» par Guinness Vietnam. Source : VOV

Le chirurgien vietnamien a imaginé cette méthode lors de ses recherches en France. «Quand j’ai réalisé la première ablation de la thyroïde avec cette technique, l’opération a duré beaucoup plus longtemps que maintenant. Cela a pris entre trois et quatre heures. Je me suis mis une grande pression. Mais vu la rapidité du rétablissement et de la cicatrisation, j’ai très vite regagné ma confiance».
 
Une nouvelle pratique médicale qui a été largement appréciée dans le monde scientifique, puisque 300 confrères issus d’une vingtaine de pays, sont venus l’apprendre. Le docteur Reyaz de Singapour en fait partie : «J’ai assisté à une opération pratiquée par docteur Luong. C’est un chirurgien brillant qui a inventé une technique fantastique. Je souhaite pouvoir l’appliquer à Singapour».

Son projet de recherche intitulé «La chirurgie laparoscopique appliquée à certaines maladies de la thyroïde» a remporté le premier prix au concours «Les talents vietnamiens 2014». – VOV/VNA

Voir plus

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.

Au siège du Comité populaire du quartier de Xuan Hoa, des médecins des hôpitaux de Dermatologie et d’Ophtalmologie de Saïgon, en collaboration avec le centre de santé local, ont examiné 250 personnes âgées. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville : 16 000 examens gratuits et soins de proximité renforcés

Le Déparrtement de la Santé de Hô Chi Minh-Ville a lancé, le 5 avril, une campagne inédite de dépistage gratuit déployée simultanément sur 64 sites au profit de 16 000 habitants. Cette opération d'envergure marque un tournant stratégique pour la mégapole, qui ambitionne de passer d'une médecine curative passive à une gestion proactive de la santé.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale Nguyen Thi Thanh, la ministre de la Sané Dao Hong Lanet les délégués lors de l'événement. Photo d'illustration : Nhan dan.vn

Renforcer les soins de base et améliorer la santé communautaire

Le ministère de la Santé, en coordination avec la Télévision vietnamienne, a organisé le 5 avril au soir, à Hanoï, un programme politico-artistique intitulé « Une population en bonne santé – un pays prospère », en réponse à la première Journée de la santé pour tous (7 avril).