Exposition des produits agricoles à Hô Chi Minh-Ville. Photo : CVN


Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Le budget de la ville destiné au développement agricole et aquatique est modeste par rapport aux autres provinces. Toutefois, Hô Chi Minh-Ville excelle dans les applications dérivées des nouvelles technologies. La ville souhaite devenir un centre de production de semences, et dans un futur proche, un important fournisseur pour la région.

À l’heure actuelle, la terre agricole de la Ville représente 55% de sa superficie, mais la production agricole ne contribue qu’à hauteur de 0,8% du PIB de la Ville. Cependant, seul 8% de ces terres sont destinées à l’industrie et aux services de la Ville, alors que ces secteurs représentent 99% du PIB de la mégalopole. Afin d’augmenter la valeur de la production agricole, la ville s’oriente vers le développement de l’agriculture de hautes technologies et veut devenir un centre de production de semences agricoles dans le Sud.

La ville privilégie la production agricole de hautes technologies

Selon le Docteur Duong Hoa Xô, directeur adjoint du Service municipal de l’agriculture et du développement, directeur du Centre de biotechnologie de la Ville, la superficie des terres agricoles à Hô Chi Minh-Ville est en train de diminuer. Donc, si l’agriculture traditionnelle est conservée, la compétitivité de l’agriculture de la ville sera inférieure à celle d’autres lieux dotés de vastes terres agricoles. Au fil des années, la ville est passée d’une production agricole traditionnelle à une agriculture high-tech, en s’appuyant sur la biotechnologie, et a obtenu de bons résultats. En tant que centre scientifique et technologique du pays, Hô Chi Minh-Ville a mis en place de nombreux programmes pour promouvoir le développement agricole de la ville, notamment une production de haute qualité.

L’enjeu est de déterminer le potentiel scientifique et technologique de la ville pour créer des variétés de plantes dans la région. Grâce aux recherches effectuées sur le sujet, la production de semences doit s’appuyer sur le développement de la technologie dans l’agriculture, mais aussi pour l’élevage, et l’aquaculture. Pour relever ce défi, la ville devra réussir à fournir au moins 30% de la demande du marché.

Nguyên Thiên Nhân, secrétaire du Comité du Parti pour Hô Chi Minh-Ville, a mis l’accent sur la participation de trois acteurs (les scientifiques, le gouvernement et les investisseurs). L’un des facteurs les plus importants est la consommation potentielle de ces produits sur le marché. Ainsi, selon M. Nhân, la prévision de la demande de semences végétales, de races animales et de produits aquatiques sur le marché doit faire l’objet d’une attention particulière si la ville veut devenir une force motrice du développement agricole. Dans cet esprit, il a demandé
au Service municipal de l’agriculture et du développement rural d’identifier les perspectives de débouchés. Aussi, il a émis le souhait de collaborer avec d’autres régions pour cerner des opportunités, puis orienter les investisseurs.

Des mesures à prendre

Hô Chi Minh-Ville souhaite devenir un important fournisseur dans le secteur de l'agriculture. Photo : VNA


D’après le Docteur Bùi Chi Buu, ancien directeur de l’Institut des sciences et techniques agricoles du Sud, Hô Chi Minh - Ville est leader dans la fabrication d’équipements et de technologie numérique en matière d’agriculture grâce aux applications GPS. Avec ses atouts, la ville est théoriquement armée pour devenir centre de production de variétés végétales et d’espèces animales de la région et de l’ensemble du pays.

Selon le Docteur Buu, le rôle du partenariat public-privé (PPP) est d’une importance capitale dans l’industrie des semences. La ville a besoin d’orienter, et d’investir davantage dans la recherche et développement (R & D), de mener à bien les mesures de liaison entre les scientifiques et les agriculteurs pour faire appliquer les résultats de la recherche dans la production. Par ailleurs, les entreprises devraient, quant à elles, prendre en charge la consommation et anticiper la demande sur le marché pour faire leurs commandes aux scientifiques.

La ville a investi des dizaines de millions de dollars pour construire le Centre de la biotechnologie sur une superficie de 23 ha, et une zone agricole de hautes technologies sur 80 ha. Selon le Docteur Buu, les choses vont dans le bon sens. Il a ajouté que la prochaine étape consiste à investir dans la construction de laboratoires répondant à la norme de l’ISTA (International Seed Testing Association). Il s’agit d'une étape indispensable pour que les marchandises puissent être exportées.

Pham Manh Bau, président de l’Association des semences pour le commerce du Vietnam, a affirmé qu’avec une tradition innovante avant-gardiste, un contingent de scientifiques puissants, sans compter ses instituts, ses écoles, ses entreprises agricoles dynamiques, la mégapole du Sud réunie toutes les conditions pour devenir un centre important de production et de distribution de semences, non seulement dans la région mais dans tout le pays. -CVN/VNA