La prise en charge du VIH/SIDA par l’assurance-santé en question

L’assurance-santé est un soutien économique essentiel pour les malades atteints du VIH/SIDA afin de suivre un traitement médical de longue durée, alors que les aides financières internationales sont gelées
Hanoi, 30 avril (VNA) – L’assurance-santé (AM) est un soutien économique essentiel pour les malades atteints du VIH/SIDA afin de suivre un traitement médical de longue durée, alors que les aides financières internationales sont gelées jusqu’en 2020. Cependant, à Hô Chi Minh-Ville, l'accès et la prise en charge par l’assurance-maladie aux traitements médicaux restent difficiles pour ces personnes.
La prise en charge du VIH/SIDA par l’assurance-santé en question ảnh 1La médecin Kim Chi Na consulte un patient atteint du virus VIH. Photo: CVN
En attendant les résultats de son examen au Centre de médecine préventive du  11e arrondissement, un séropositif confie : “je serais très inquiet si les frais médicaux de mon traitement étaient pris en charge par l’assurance-maladie. La société où je travaille apprendra les informations relatives à ma santé, ces informations ne seront plus secrètes et je pourrais perdre mon emploi”.

Peur d’être reconnu

Ayant le même souci, H.V, un étudiant séropositif, dit que ses parents ne savent pas qu’il était porteur du virus du Sida. Mais s’il prend souscrit à l’assurance-maladie familiale, ses proches le découvriront. Il a ajouté : «je n'ose pas imaginer les choses qui pourraient se produire alors».

Selon Bùi Thi Anh Tu, vice-doyenne de la faculté de consultation et de soutien communautaire du 11e arrondissement, lors du processus de consultation pour l'assurance-maladie de ses patients, elle a entendu des avis et des soucis similaires. Sur 2.000 patients qui sont traités là, 74% possèdent une carte d'assurance-maladie, mais ne l’utilisent pas parce qu’ils ont peur de dévoiler certaines informations personnelles.

«De nombreux patients sont étudiants, fonctionnaires ou hommes d’affaires. Ils assument des positions importantes dans la société ou dans leur compagnie, donc, pour eux, la souscription à l'assurance-maladie n’est pas difficile. Mais ils ont très peur que leurs informations personnelles soient divulguées lorsqu'ils utilisent leur carte afin de bénéficier de soins de santé», a indiqué Mme Tu Anh.
La prise en charge du VIH/SIDA par l’assurance-santé en question ảnh 2Un patient prend des médicaments ARV, au Centre de médecine préventive du 11e arrondissement. Photo: CVN
Elle ajoute que certains patients souhaitent avoir deux cartes (une pour le traitement par médicaments antirétroviraux (ARV), et une autre, “normale”, pour assurer la discrétion sur leur état de santé. Toutefois, selon Mme Tu Anh, cela est impossible parce que la réglementation de l'assurance-santé ne prévoit pas cette possibilité.

En outre, Hô Chi Minh-Ville a fondé 16 cliniques externes situées au sein des hôpitaux locaux afin de faciliter l’accès au traitement du VIH par l’assurance-maladie, à côté des centres de médecine préventive qui proposent les deux services de prévention et de traitement.

Ces nouveaux établissements se chargeront également du traitement et des soins des malades. Cependant, jusqu'à maintenant, ils n'ont pas vraiment bénéficié d'un enthousiasme de la part des personnes visées : en plus de six mois d'activité, seulement 252 patients leur ont transmis leur dossier.

C'est l'Hôpital de Thu Duc qui en a pris en charge le plus grand nombre avec 180 patients, tandis que d'autres établissements comme ceux de Go Vâp, de Binh Tân et du 11e arrondissement n’en ont aucun... Selon les estimations du Centre municipal de prévention et de lutte contre VIH/SIDA (CMPLCVS), ce nombre est particulièrement faible lorsqu'on sait que près de 30.000 séropositifs et sidéens sont traités dans la ville.

Selon l’opinion d’un patient qui suit un traitement ARV au Centre de médecine préventive du 6e arrondissement, cette situation est normale. Il explique que lorsqu'il allait à la clinique de l’hôpital local sous couverture de l’assurance maladie, dès les premières formalités administratives, il devait faire une déclaration personnelle (nom, histoire de sa maladie…) aux cadres de l’hôpital. Or, ces informations personnelles seront, à un moment ou à un autre révélées facilement durant leur circulation au sein du système de gestion hospitalière. Il conclut en affirmant : “En général, j’aime le secret et être soigné en secret”. C’est le souhait de la majorité des personnes atteintes du VIH/SIDA.

L​a médecin Kim Chi Na, doyenne de la faculté de consultation et de soutien communautaire du 11e arrondissement, partage : “En réalité, ma faculté est en état de surcharge. J’espère que mes patients migreront vers les cliniques des hôpitaux. Pourtant, actuellement, les hôpitaux n’ont pas encore de clinique spécifique et de personnel spécial pour ces patients. C’est un obstacle”.  
La prise en charge du VIH/SIDA par l’assurance-santé en question ảnh 3Une prise de sang pour diagnostic du taux de présence du virus. Photo: CVN

1.000 cas non encore couverts par l’assurance-santé

Selon les rapports du CMPLCVS, il y a encore près de 1.000 sur les 30.000 patients connus qui rencontrent des difficultés lorsqu’ils doivent justifier de leur identité pour pouvoir recevoir la carte d’assurance-santé, parce que ces cas n’ont aucune identification (Livret de famille, papiers d'identité...).

«Pour les patients qui n'ont pas de documents d'identité, même si l’État les aide à souscrire à l’assurance-santé, ils ne peuvent toujours pas être traités en raison du paiement des frais médicaux par l'intermédiaire de la carte d'assurance-maladie, qui dévoile leur identité», a souligné le médecin Duong Minh Hai, cadre du CMPLCVS. Ceci est un des problèmes sans solution à ce jour.

Mme Kim Chi Na s’inquiète de cette situation. Pour elle, il y a un risque que le traitement des séropositifs soit interrompu. Cela entraînera une augmentation du taux de résistance aux médicaments, et une possible évolution de l’épidémie dans la communauté.

Devant cette situation, le CMPLCVS coopérera avec les services de police pour créer des groupes de conseils pour étudier chaque cas particulier et aider à l’identification. En cas de force majeure, le CMPLCVS proposera à la ville d’offrir des médicaments ARV pris en charge à 100% afin que les traitements ne soient pas interrompus. – CVN/VNA

Voir plus

La ville vise à contrôler efficacement les épidémies tout en améliorant les mécanismes et les politiques et en renforçant la coordination intersectorielle. Photo : nongnghiepmoitruong.vn

Hanoi s’emploie à améliorer la qualité de la médecine préventive

L’année 2025 s’est achevée sur une note à la fois positive et difficile dans le paysage des soins de santé préventifs de la capitale. Le succès le plus notable a été la maîtrise efficace de la dengue, avec 6.628 cas recensés – soit une baisse de près de 30% par rapport à 2024 – et aucun décès déploré.

Inspection de la sécurité et de l'hygiène alimentaires dans la zone de préparation des aliments d'un hôtel. Photo: VNA

Le ministère de la Santé renforce les contrôles de sécurité alimentaire avant le Têt

Le ministère de la Santé a demandé aux collectivités locales d’élaborer des plans de surveillance de la sécurité alimentaire fondés sur l’évaluation des risques, en mettant l’accent sur les produits à forte demande pendant le Têt et les fêtes à venir, ainsi que sur les risques saisonniers tels que les intoxications aux champignons au printemps et en été.

L’Hôpital général de Tuyên Quang figure parmi les rares hôpitaux provinciaux à exploiter un scanner CT à 256 barrettes. Photo : VNA

Résolution 72 : la haute technologie médicale au service des citoyens

La province de Tuyên Quang intensifie l’investissement dans les infrastructures, les équipements modernes et les ressources humaines afin de rapprocher la médecine de haute technologie des populations locales, contribuant ainsi à améliorer l’accès aux soins de santé de qualité conformément à la Résolution n°72-NQ/TW.
·

Un médecin militaire réalise une échographie pour des habitants de Dong Dang (district de Cao Loc, province de Lang Son). Photo : VNA

Résolution 72 : refonder le système de santé vietnamien

La Résolution 72-NQ/TW du Bureau politique ouvre de nouvelles perspectives pour la restructuration du système de santé vietnamien, axée sur l’équité d’accès, le renforcement des soins de base et la durabilité à long terme.

L’Administration vietnamienne de la prévention des maladies du ministère de la Santé adresse une note urgente aux services concernés afin de renforcer la surveillance et la prévention du virus Nipah. Photo: suckhoedoisong.vn

Virus Nipah en Inde : le Vietnam renforce la prévention dès les postes-frontières

Afin de prévenir de manière proactive toute introduction et propagation du virus Nipah au Vietnam, l’Administration vietnamienne de la prévention des maladies a demandé aux autorités sanitaires locales de renforcer la surveillance épidémiologique aux points d’entrée, dans les établissements médicaux et au sein de la communauté. 

Des personnes âgées sont prises en charge à l’Institut Tâm An, à Hô Chi Minh-Ville. Photo ; VNA

Résolution n°72 : vieillissement démographique, défi des soins aux personnes âgées

Le Vietnam entre dans une phase de vieillissement rapide de sa population, entraînant une hausse soutenue de la demande en services de prise en charge des personnes âgées. Face à cette évolution inévitable, le développement de ressources humaines qualifiées et professionnelles s’impose comme un levier essentiel pour renforcer le système de protection sociale et assurer un développement durable.

La coopération française au Vietnam dans le domaine de la santé est une coopération ancienne et structurante qui occupe une place singulière notamment dans le domaine de la formation, de la recherche et des partenariats hospitalo-universitaires. Photo: FSFV

La coopération médicale Vietnam–France se tourne vers l’innovation

l’attaché pour la coopération sanitaire et le développement de l’ambassade de France au Vietnam, Gilles Angles, souligne que l’innovation, la santé numérique et le transfert de connaissances demeurent des moteurs essentiels permettant au partenariat bilatéral de répondre aux nouveaux défis sanitaires.

La ministre de la Santé Dao Hong Lan. Photo: VNA

14e Congrès du PCV : La santé publique au cœur d'une réforme stratégique

La Résolution n° 72-NQ/TW du Bureau politique, portant sur des mesures de rupture pour renforcer la protection et l'amélioration de la santé publique, vise à lever les « points de blocage » historiques du secteur en renforçant la médecine préventive et en garantissant un accès aux soins de proximité dès le plus jeune âge, à distance.

Le secteur de la santé de Hanoï se mobilise pour une sécurité sanitaire absolue. Photo / VNA

14e Congrès du Parti : Le secteur de la santé de Hanoï se mobilise pour une sécurité sanitaire absolue

Le Département de la santé de Hanoï a organisé, le 16 janvier, au Centre de contrôle des maladies (CDC) de la capitale, la cérémonie de lancement de la mobilisation du secteur de la santé en vue du XIVᵉ Congrès national du Parti communiste du Vietnam. Cette initiative vise à assurer une couverture médicale optimale, la prévention des épidémies et une capacité de réaction rapide face aux situations d’urgence tout au long de cet événement politique majeur.

Les délégués lors de la cérémonie de lancement d’un complexe médical dédié aux personnes âgées à Hanoï. Photo / VNA

Lancement d’un complexe médical dédié aux personnes âgées à Hanoï

Le Secrétaire général du Parti, Tô Lâm, a assisté le 17 janvier à la cérémonie de lancement du projet de Complexe médical et de soins de santé pour les personnes âgées de l’Université de Médecine de Hanoï, un projet d’envergure stratégique contribuant à la protection et à l’amélioration de la santé de la population dans un contexte de vieillissement démographique accéléré.