La perspective optimiste de la peinture sur soie au Vietnam

Un second souffle semble récemment souffler sur le marché de la peinture sur soie. Il y a en effet de plus en plus de collectionneurs. Dans le passé, le nombre d’artisans de peinture sur soie était moins
La perspective optimiste de la peinture sur soie au Vietnam ảnh 1Le peintre sur soie Mông Bich. Photo : UBVN/CVN

Hanoi (VNA) - Un second souffle semble récemment souffler sur le marché de la peinture sur soie. Il y a en effet de plus en plus de collectionneurs. Dans le passé, le nombre d’artisans de peinture sur soie était moins nombreux que celui d’autres peintures.

Peu d’artisans

Mông Bich, peintre sur soie de 90 ans, a présenté sa première exposition intitulée "Entre deux siècles" en octobre dernier. La difficulté de conservation des peintures sur soie a considérablement fait baisser le nombre d'artistes qui travaillent avec ce matériau.

"Il existe des artisans qui consacrent leur vie à la peinture sur soie comme Mông Bich, Kim Bach et Nguyên Thu, mais il n’y en a pas beaucoup", a déclaré Vi Kiên Thành, ancien directeur du Département des beaux-arts, photographie et exposition (ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme).

Créativité en berne

La perspective optimiste de la peinture sur soie au Vietnam ảnh 2

Peinture sur soie +Après-midi sur l'île de Hon Tre+ de Luong Xuân Doàn. Photo : APE.GOV/CVN

Dans le passé, la peinture sur soie était un art vulnérable à cause notamment de la moisissure ou des araignées et autres insectes, c’est pourquoi peu d’artisans osaient en confectionner. Heureusement, de nos jours de nouveaux matériaux permettent de prolonger la durabilité de la soie.

"La production de peintures sur soie s’est temporairement interrompue à cause d’un nombre d'artisans insuffisant. Puis à la fin du XXe siècle, quand ce dernier a de nouveau augmenté, la plupart ont imité le style de Nguyên Phan Chanh (1892-1984), le maître de la peinture sur soie pendant la période des beaux-arts d'Indochine. Il est certes nécessaire d’apprendre son style, mais encore faut-il être créatif !", a déclaré Luong Xuân Doàn, président de l'Association des beaux-arts du Vietnam.

"Il est très difficile de changer le point de vue des artisans issus des beaux-arts indochinois. Par exemple, lorsque l’artiste Luong Xuân Doàn a obtenu son diplôme, il a dessiné une peinture sur soie avec de nombreux tons rouges, peinture considérée différente des normes artistiques de l'époque et l'artiste a donc été vivement critiqué pour cela. En 1980, il reçoit le Premier prix de l'exposition nationale d'art pour son œuvre +Après-midi sur l'île de Hon Tre+, colorée de rouge. Selon lui, la couleur des peintures dépend de la perception visuelle et de la créativité de l'artiste et ne peut ainsi jamais faire perdre l'âme de cet art", a-t-il partagé.

Créativité retrouvée

Selon l'artiste Vu Dinh Tuân, les artisans se penchent aujourd'hui sur des styles individuels et des techniques en la matière de plus en plus diverses, ce qui permet de créer une efficacité visuelle et de valoriser la beauté des peintures sur soie.

"Les collectionneurs attendent toujours les nouvelles œuvres des peintres et sont à la recherche de tableaux uniques. Le prix des peintures sur soie peut parfois dépasser celui des peintures d'autres matériaux", a-t-il ajouté.-CVN/VNA

Voir plus

Hô Chi Minh-Ville accueillera le premier Salon de la bande dessinée francophone. Photo : les organisateurs

Le Salon de la bande dessinée francophone fait des bulles à Hô Chi Minh-Ville

Le salon proposera une programmation riche et variée d’expositions, d’ateliers créatifs, de lancements de livres et de séances de dédicaces, ainsi que des rencontres avec des auteurs internationaux, offrant ainsi au public une exploration complète de l’univers de la bande dessinée. Au-delà de l’édition, il s’étend également à l’ensemble de l’écosystème créatif, avec la participation de studios d’animation et de représentants de l’industrie audiovisuelle.

Khanh Hoa - pionnier du tourisme vert et durable

Préserver et faire rayonner les valeurs culturelles vietnamiennes à l'ère du numérique

Dans la trajectoire de développement de toute nation, la culture constitue le socle spirituel de la société. Elle nourrit les valeurs, oriente les valeurs de vie et contribue à façonner l’identité humaine. Forte d’une base culturelle solide, une société peut non seulement soutenir sa croissance économique, mais aussi préserver son identité, son éthique et sa stabilité sur le long terme.

Le thé vietnamien – passerelle culturelle, moteur du commerce

Le thé vietnamien – passerelle culturelle, moteur du commerce

Dans un contexte de développement croissant des relations entre le Vietnam et le Japon, les activités de mise en relation des communautés d’entreprises des deux pays font l’objet d’une attention accrue et se déploient sous des formes de plus en plus diversifiées. Parmi celles-ci, la valorisation des traditions culturelles en tant que vecteur de dialogue et de coopération suscite un intérêt grandissant au sein des milieux d’affaires bilatéraux.

La délégation vietnamienne ouvre la marche du Défilé international de Macao 2026. Photo: VNA

Le Vietnam impressionne au Défilé international de Macao 2026

Organisé par l’administration de la Région administrative spéciale de Macao, le défilé international met en valeur la richesse culturelle de la Route de la Soie maritime à travers des spectacles artistiques variés et contribue à forger une image dynamique de Macao sur le plan culturel.

Photo d'illustration. Source: VNA

Le parachèvement des institutions relatives aux cultures des minorités ethniques

La Résolution n°80-NQ/TW du 7 janvier 2026 du Bureau politique sur le développement de la culture vietnamienne affirme le principe selon lequel la culture doit être placée au même niveau que la politique, l’économie et la société. Elle y est définie comme un socle fondamental, une ressource endogène et un moteur essentiel du développement national.

Le concert « Hanoï paisible » a réuni des milliers de spectateurs autour d’artistes de renom. Photo: VNA

Hanoï : la culture, levier de croissance dans la nouvelle ère

Conformément aux orientations de la Résolution n°80-NQ/TW du 7 janvier 2026 du Bureau politique et au programme d'action n°08-CTr/TU du Comité municipal du Parti, la culture est désormais placée au centre de la stratégie de développement de Hanoï. Elle ne se limite plus à la conservation, mais s’affirme comme une ressource capable de se transformer en produits, services et valeurs économiques concrètes.

Des spectacles culturels et artistiques animés sont présentés lors de la fête des fleurs de Son tra dans la commune de Ngoc Chien. (Photo : VNA)

Entre nature et culture : la fête des fleurs de Son Tra à Ngoc Chien

Organisée chaque année au mois de mars dans le village de Nam Nghiep, qui abrite la plus vaste forêt de cette espèce au Vietnam, la fête des fleurs d’aubépine — appelées localement Son Tra — de la commune de Ngoc Chien (district de Muong La, province de Son La) met à l’honneur la beauté immaculée de ces floraisons sur les hauts plateaux du Nord-Ouest.
Cet événement culturel et touristique unique attire de nombreux visiteurs désireux de contempler ce spectacle éphémère et de s’immerger dans l’authenticité et la richesse de la culture locale.

Quand le site devient spectacle : ouverture de la fête de Tây Yên Tu, dans la province de Bac Ninh (Nord). Photo : VNA

Festivals traditionnels : vers une économie du patrimoine

D’espaces de culte communautaire et de préservation culturelle, les fêtes traditionnelles évoluent vers des produits de l’industrie culturelle et du tourisme durable. La combinaison des rituels, de l’art, de la technologie et des méthodes de gestion modernes permet de créer un modèle inédit, dans lequel le patrimoine devient un véritable actif au service du développement socio-économique et culturel.

Le Festival du Pho 2026 du 19 au 22 mars à Ninh Binh. Photo: VNA

Intégrer le pho dans le flux du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Le pho est un bouillon de boeuf avec des nouilles de riz et du boeuf émincé - ou son équivalent au poulet, le tout agrémenté de quelques jeunes oignons verts et de coriandre, de quelques lamelles de piment, d’un peu de poivre et d’une pointe de jus de citron vert. Ce plat acclamé veut désormais séduire l’UNESCO.