La médecine traditionnelle ancestrale évolue et s’affine à Hanoi

Au fil des siècles, les valeurs de la médecine traditionnelle sont toujours préservées, comme en témoigne clairement la rue Lan Ông, dans la capitale Hanoi.

Les praticiens doivent être tenus de veiller à l'exactitude et à la précision pour assurer la santé de l'utilisateur. Photo : Petrotimes
Les praticiens doivent être tenus de veiller à l'exactitude et à la précision pour assurer la santé de l'utilisateur. Photo : Petrotimes

Hanoi (VNA) - Parmi les 36 rues et corporations de Hanoi, Lan Ông est l’une des rares rues du vieux quartier de la capitale où les habitants pratiquent encore leur métier ancestral, à savoir la médecine traditionnelle.

Le métier de praticien de médecine traditionnelle dans cette rue est transmis aux générations suivantes.

Mme Bui Thi Han (née en 1992) fait du commerce de produits des pharmacopées vietnamiennes et chinoises au n°36 de la rue Lan Ông, arrondissement de Hoàn Kiêm. À l’origine, le magasin appartenait à la famille de son mari, et, aujourd’hui, Han et son mari prennent le relais ensemble.

Han et son mari ont étudié tous deux la médecine traditionnelle. « Ma belle-mère est toujours prête à nous apprendre les médicaments spéciaux de la famille, des méthodes de préparation aux secrets personnels, à condition que ses enfants aient de la passion et veuillent vraiment apprendre », a-t-elle partagé.

Cette maison appartient à sa famille depuis plusieurs décennies, avec un nombre stable de clients, des clients traditionnels à Hanoi aux clients venus d’autres provinces ou encore aux touristes étrangers.

Actuellement, le magasin du couple regroupe également des jeunes qui étudient dans des écoles de formation de médecine traditionnelle, qui veulent apprendre le métier ou faire des stages pendant pour acquérir plus de techniques et d’expérience et ouvrir leurs propres officines dans d’autres localités.

Pour poursuivre ce métier, les praticiens doivent passer des examens pour suivre des études dans des écoles de formation de médecins et de praticiens en médecine traditionnelle.

Après cela, il faut être méticuleux et patient dans le processus d’apprentissage, car il existe des centaines, des milliers de prescriptions différentes selon chaque patient.

Donc, les praticiens doivent être tenus de veiller à l’exactitude et à la précision pour assurer la santé des patients.

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Lan Ông est l’une des rares rues du vieux quartier de la capitale où les habitants pratiquent encore leur métier ancestral, à savoir la médecine traditionnelle. Photo : baolaodong

Selon Han, dans la vie moderne, la médecine traditionnelle a toujours sa place.

La médecine traditionnelle est appréciée et populaire, car il existe certaines maladies que la médecine traditionnelle peut mieux traiter.

En venant dans la rue Lan Ông, les visiteurs ont l’occasion d’écouter des histoires de praticiens de médecine traditionnelle, d’expérimenter la prise de pouls et la pratique de la prescription, de se renseigner sur les herbes médicinales, les établissements de préparation des médicaments, de consultation et de traitement selon les méthodes traditionnelles…

Les touristes vietnamiens et étrangers peuvent aussi visiter un espace consacré au métier de médecin traditionnel dans la maison communale Phuc Kien, située au 40 rue Lan Ông.

Construite en 1917, la maison est un lieu associé à la vie culturelle et spirituelle de la communauté chinoise du Fujian qui s’est installée dans le vieux quartier de Hanoi.

La rue Lan Ông avait comme nom Phuc Kiên, car elle rassemblait autrefois essentiellement des Chinois issus du Fujian (en Chine), puis des Vietnamiens s’y sont installés et ont changé le nom en Lan Ông (nom de Hai Thuong Lan Ông Lê Huu Trac, père de la médecine traditionnelle vietnamienne, des outils de préparation de médicaments de jadis) en 1949. – NDEL/VNA

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