La gastronomie des Thai de Mường Lay

Dien Bien, cette terre historique liée à la bataille de Dien Bien Phu, est aussi une province riche en identité culturelle. Plusieurs ethnies y cohabitent en préservant chacune ses particularités. Aujourd’hui, on va s’intéresser de près aux Thai, et plus particulièrement à leur cuisine qui met en valeur toute l’habileté et toute la délicatesse des femmes de cette ethnie.
Dien Bien, cette terrehistorique liée à la bataille de Dien Bien Phu, est aussi une provinceriche en identité culturelle. Plusieurs ethnies y cohabitent enpréservant chacune ses particularités. Aujourd’hui, on va s’intéresserde près aux Thai, et plus particulièrement à leur cuisine qui met envaleur toute l’habileté et toute la délicatesse des femmes de cetteethnie.

Hoàng Thị Hằng, habite dans la commune de la LayNưa, district de Muong Lay où vit une grande population de Thai Blancs. Aelle seule, elle peut concocter une bonne dizaine de plats, tous aussimagnifiquement présentés les uns que les autres.

Lesfemmes Thai ne manquent ni d’imagination, ni d’habileté pour transformertoutes les matières offertes par la nature en plats délicieux, que cesoit de la morelle sauvage, des feuilles amères ou de la mousse quipousse dans les ruisseaux, indique Hoàng Thị Hằng.

Laqualité du plat dépend de la saison et de la façon de le cuisiner, maistous les plats demandent beaucoup de préparation et de minutie,ajoute-t-elle.

Pour avoir une dizaine de plats typiquesdes Thai, Hằng doit préparer ses ingrédients durant toute la matinée.Ses plats sont délicieux, bien présentés et surtout exotiques. Jamais onne pourra oublier sa mousse grillée. En cette saison, le courant desruisseaux est très fort, ce qui rend la mousse verdoyante et veloutée.

Les Thai la ramassent, la lavent, l’assaisonnent avec lesgraines de certains fruits qui ne poussent qu’en forêt, y ajoutent dupiment, de l’ail, du gingembre, de la citronnelle, des feuilles decitronnier et de la graisse. Le tout est emballé dans des feuilles dephrynium, bien attachées aux deux extrémités et fixées par une ficellede bambou.

Puis, ils mettent tout ça dans de la cendrechaude. Pas question de chauffer au charbon, au feu ou à la fumée! Lemoment venu, on ouvre les feuilles de phrynium, en laissant s’échapperl’odeur pénétrante et irrésistible des dizaines d’ingrédients aveclesquels on a assaisonné la mousse, mais celle-ci garde malgré toutl’ensemble de sa fraîcheur et de son goût très fin.

Hằngaime bien un plat à base de canards. La forte odeur du plat est enelle-même particulière, et son goût, qui est à la fois doux, pimenté,légèrement gras et complètement agréable, peut satisfaire les palais lesplus exigeants. Hằng explique que c’est du canard cuit avec de la fleurdu bananier. Elle doit le laisser mijoter pendant trois heures. "Il y abeaucoup d’ingrédients dedans : du piment, du gingembre, de lacitronnelle, ainsi que des graines de fruits qu’on ne peut trouver qu’enforêt".

La viande de porc est largement utilisée dans lacuisine vietnamienne, mais les femmes Thai ont inventé une façonoriginale de la préparer: elles la hachent, l’emballent dans une feuillede bananier et la cuisent à la vapeur pendant plus d’une heure. Le KhauSen est la crêpe des Thai.

C’est une crêpe fine, doréeet croustillante. C’est un plat traditionnel des Thai qui nécessite unepréparation très sophistiquée.

"Auparavant, on ne faisaitce plat que lors du Nouvel An lunaire, mais maintenant, on peut lefaire à n’importe quel moment de l’année. Il faut choisir des tuberculesde manioc qui soient féculents mais pas fibreux. On les râpe, on lescuit à la vapeur et on les pilonne. Ça donne une pâte que l’on coupe enmorceaux et que l’on fait sécher au soleil. Enfin, on la recoupe enfonction des formes désirées", dit Hằng.

S’il y a un platindispensable dans les repas des Thais, c’est bien le riz gluant cuit àla vapeur dans une marmite en bois et dont le fond est percé. Cuit dela sorte, le riz devient tendre et gluant sans toutefois coller à lamain. Lorsqu’ils reçoivent des convives, les Thai colorent leur rizgluant grâce à différentes feuilles donnant au riz une couleur pourpreou jaune.

Il faut prendre un repas avec les Thai à MườngLay pour pouvoir apprécier toute l’habileté des femmes autochtones.Chaque plat est une bonne surprise qui n’attend qu’à être découverte.Retenez bien le nom de ce district riche en traditions culinaires: ledistrict de Mường Lay. N’oubliez pas de le visiter la prochaine fois quevous irez dans la province de Điện Biên. -VNA

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