La culture des légumes bio, une affaire de couple à Quang Binh

Lê Dinh Qua, 38 ans, a refusé de poursuivre sa thèse de doctorat en Australie pour se lancer dans la culture de légumes bio. Son projet est né à Bô Trach, province centrale de Quang Binh.
Quang Binh (VNA) – Lê Dinh Qua, 38 ans, a refusé de poursuivre sa thèse de doctorat en Australie pour se lancer dans la culture de légumes bio. Son projet est né à Bô Trach, province centrale de Quang Binh.

Après l’obtention d’un diplôme universitaire, Lê Dinh Qua débute sa carrière au sein de l’Institut des sciences et techniques agricoles de la région littorale du Centre, implanté dans la ville de Quy Nhon, province de Binh Dinh. Son épouse, Lê Thi Thanh Thuy, est également ingénieure dans cet établissement.
En décembre 2015, Lê Dinh Qua valide sa thèse d’agrégation à l’Université d’agronomie 1 de Hanoi et reçoit, ensuite, une bourse doctorale en Australie. Mais, à la surprise générale, il la refuse pour monter son propre projet.

Début 2016, M. Qua décide de vendre son logement à Quy Nhon afin de déménager dans le pays natal de son épouse, à  Hoà Trach, dans la province de Quang Binh (Centre). Ici, son épouse et lui achètent 2,5 ha de terrain pour cultiver des légumes bio. Une décision qui choque toute la famille de Dinh Qua ainsi que celle de Thanh Thuy.

"J’étais très peinée lorsque j’ai vu le pénible travail de mon fils et de son épouse. Ils consacraient presque toute la journée à leurs champs. Sans compter le temps passé à la vente des légumes", se souvient Lê Thi Loi, mère de Lê Dinh Qua.

M. Qua, lui-même, reconnaît que ce fut une décision difficile à prendre. Selon lui, l’utilisation de produits chimiques et de pesticides est une inquiétude pour la plupart des Vietnamiens. "Ainsi, mon épouse et moi voulons contribuer à assurer la sécurité sanitaire des légumes que consomment ma famille et la communauté en général. Nous fournissons des légumes bio de manière locale. J’espère que leur culture se multipliera à l’avenir", ajoute-t-il.

Mettre le bio à l’honneur

Pour acquérir leur terrain, ils ont investi 600 millions de dôngs, provenant notamment de la vente de leur logement à Quy Nhon. Afin d’éviter les sources polluées, leur terrain est séparé de la zone résidentielle. "Ce terrain est doté d’une teneur minérale très élevée, et n’est pas contaminé par des pesticides. Il est loin des usines et des quartiers résidentiels", explique M. Qua. Lors des premiers jours à Hoà Trach, l’agrégé et l’ingénieure  ont dû travailler comme de vrais fermiers.

En raison du manque de fonds, le couple a dû creuser lui-même des canaux d’irrigation et un étang. Il laboure la terre et choisit des semences végétales adaptées aux conditions pédoclimatiques locales. "Pendant les premiers jours de jardinage, je n’étais pas habituée à l’utilisation de la houe, mes mains étaient souvent boursouflées. Je pleurais comme une enfant. Qua m’a beaucoup soutenue, raconte Thuy. De nombreux amis étaient étonnés de me voir cultiver la terre".

Grâce aux connaissances acquises à l’Institut des sciences et techniques agricoles, Qua et Thuy ont appliqué une série de méthodes de lutte naturelles contre les insectes, par exemple en mélangeant du gingembre et de l’ail avec de l’alcool…
 
En 2016, les premiers légumes bio de Lê Dinh Qua et Lê Thi Thanh Thuy ont été mis en vente sur le marché local. À ce jour, leur ferme produit de nombreux légumes comme liseron d’eau, chou, corète potagère ou asperge... Récemment, le Centre d’aide à l’agriculture de Quang Binh leur a prêté 450 millions de dôngs pour construire deux serres. "La culture de légumes sans produits chimiques fait face à de nombreux défis. Un rendement plus bas, d’importants investissements en produits phytosanitaires naturels, la construction de serres...", partage Dinh Qua.

Les produits de marque An Nông

Afin de promouvoir leurs produits, Qua et son épouse se sont rendus dans les écoles locales et ont invité les enseignants à visiter leur ferme. Ce qui leur a permis de signer de nombreux contrats avec des établissements éducatifs locaux. Sans compter l’approvisionnement de restaurants dans le district de Bô Trach.  "Nous souhaitons approvisionner des hôpitaux. Des produits sains seront une bonne source nutritive en faveur des patients".

Lê Dinh Qua et Lê Thi Thanh Thuy ont inauguré une boutique à Dông Hoi. Leurs produits, baptisés An Nông, sont appréciés par les consommateurs. Ils ont achevé les formalités nécessaires pour que leurs légumes bio puissent être certifiés aux normes VietGap (Bonnes pratiques agricoles du Vietnam). "Nous avons aussi l’intention de nous lancer dans l’élevag bio de poissons et de porcs. Je crois que de nombreux jeunes vietnamiens veulent dire non aux produits chimiques dans l’agriculture", dit M. Qua avec un sourire.

Il souhaite encourager les habitants à développer une agriculture verte. "Une révolution verte contribuera au développement humain ainsi qu’à la protection de l’environnement, un bien inestimable à léguer aux générations futures", indique-t-il. – CVN/VNA

Voir plus

Toutes les informations des étudiants de l’Université de médecine de Vinh ont été mises à jour via l’application VNeID. Photo: VNA

Élections législatives et locales : la génération Z se mobilise pour son premier vote

À l’approche des élections des députés de la 16ᵉ Assemblée nationale et des membres des Conseils populaires à tous les niveaux pour le mandat 2026-2031, de nombreux étudiants de la génération Z dans les universités de Nghe An s’apprêtent à voter pour la première fois. Pour ces jeunes électeurs, chaque bulletin représente à la fois un droit citoyen et un engagement concret envers l’avenir du pays.

Représentants et élèves posent lors de la cérémonie de remise du LabelFrancÉducation, à Cân Tho, le 11 mars. Photo : VNA

Quatre nouvelles écoles de Cân Tho reçoivent le LabelFrancÉducation

La reconnaissance de six écoles dans le cadre du programme LabelFrancÉducation devrait dynamiser la coopération éducative entre les établissements français et ceux de Cân Tho, contribuant ainsi au développement des ressources humaines et au renforcement des liens d’amitié entre les deux pays.

Le Premier ministre Pham Minh Chinh s'exprime lors de la réunion du 10 mars. Photo: VNA

Le Vietnam déterminé à garantir l’approvisionnement énergétique

Avec la détermination de ne laisser survenir aucune pénurie d’énergie dans quelque circonstance que ce soit, le chef du gouvernement a indiqué que le Vietnam avait pris des mesures rapides et flexibles, notamment la création du groupe de travail sur la sécurité énergétique et la promotion de la diplomatie énergétique.

L’ambassadrice Pham Thi Thu Huong remet le 11e Prix national de l’information pour l'étranger aux amis grecs. Photo : VNA

Rencontre du Têt pour les travailleurs vietnamiens à Ioannina en Grèce

En visite de travail à Ioannina, l’ambassadrice du Vietnam en Grèce, Pham Thi Thu Huong, a participé à une rencontre du Nouvel An lunaire organisée par l’entreprise Nitsiakos pour ses travailleurs vietnamiens, un événement convivial illustrant l’attention portée à la communauté vietnamienne et contribuant à renforcer les liens entre le Vietnam et la Grèce.

Les pêcheurs hissent le drapeau national pour affirmer la souveraineté des mers et des îles du pays. Photo: VNA

Lutte contre la pêche INN : Dong Thap mobilise ses pêcheurs dès le début de la saison

Dong Thap compte 1 507 navires de pêche, dont 100 % sont équipés de systèmes de surveillance des navires par satellite (VMS). Environ 60% de cette flotte possède une puissance suffisante pour opérer dans les zones de pêche lointaines telles que Con Dao et Truong Sa. Grâce à une stratégie de communication globale et à une surveillance accrue, la province n’a enregistré aucune violation des règles INN en 2025.

Vue aérienne du village de Hoa Tiên, commune de Châu Tiên, province de Nghê An. Photo: giaoducthoidai.vn

Les savoirs thaïs comme vecteur du tourisme communautaire à Nghê An

Parmi les plus anciennes communautés établies dans l’ouest de la province de Nghê An, figure celle des Thaïs du village de Hoa Tiên, dans la commune de Châu Tiên. De génération en génération, ils ont construit un héritage culturel remarquable, notamment à travers des chants folkloriques profondément ancrés dans l’univers montagnard.

Une stèle à la mémoire des victimes de l'agent orange/dioxine, sera installée au parc Choisy, dans le 13e arrondissement de Paris. Photo: VNA

Mobilisation en France pour un mémorial dédié aux victimes de l'agent orange

La campagne vise à mobiliser 10 489 euros pour ériger une stèle à la mémoire des victimes de l'agent orange/dioxine au parc Choisy, dans le 13e arrondissement de Paris. Il s'agira du premier ouvrage commémoratif de ce type en France et en Europe dédié aux millions de personnes souffrant encore des séquelles de ce défoliant chimique.