La cotation à l’étranger renforce la position des entreprises vietnamiennes

L’introduction en Bourse à l’étranger, créeront du prestige pour le pays, attireront les flux de capitaux étrangers et rehausseront la position des entreprises vietnamiennes sur le marché international.

Hanoi (VNA) Fantasme de beaucoup de chefs d’entreprise, qui la voient à juste titre comme une consécration, l’introduction en Bourse, ou IPO (Initial Public Offering) à l’étranger, créeront du prestige pour le pays, attireront les flux de capitaux étrangers et rehausseront la position des entreprises vietnamiennes sur le marché international.

La cotation à l’étranger renforce la position des entreprises vietnamiennes ảnh 1Photo: VNA

La cotation réussie à l’étranger lui permet de lever des fonds au service de ses activités, d’apporter une plus grande visibilité auprès des investisseurs étrangers qui sont des institutions financières et des acteurs du secteur dans lequel elle opère, selon la Commission d’Etat de la Bourse (SSC).

L’entreprise qui est cotée a un atout important. C’est aussi un gage fort pour les futurs clients ou fournisseurs, notamment à l’étranger. Elle peut profiter de l’opération pour sélectionner des investisseurs adaptés capables d’apporter leur vision stratégique et leur expérience.

L’introduction en Bourse à l’étranger permet à l’entreprise d’avoir accès à de nouvelles sources de financement en fonds propres. Elle apporte de la notorité à l’entrprise cotée, l’aide à avoir un positionnement concurrentiel attractif et à se renforcer à l’international, estime le président du cabinet d’avocats SBLaw, Nguyên Thanh Hà. 

Chez certaines entreprises de premier rang du Vietnam, la question de l’entrée en Bourse à l’étranger se pose comme une règle rattachée au développement exponentiel de l’économie vietnamienne durant ces dernières années.

Le souhait de s’introduire à des Bourses étrangères montre aussi une meilleure capacité juridique des entreprises vietnamiennes qui sont en mesure de répondre aux exigences réglementaires des marchés de cotation mais aussi à de nombreuses obligations des pays étrangers, a-t-il noté.

Côté gestion étatique, la Commission d’Etat de la Bourse a déclaré qu’elle va encourager les entreprises à s’introduire en bourse et à s’inscrire sur les marchés étrangers en se conformant aux réglementations légales et en même temps aux lignes directrices et aux politiques de l’Etat vietnamien.

Vingroup sur les rangs

La cotation à l’étranger renforce la position des entreprises vietnamiennes ảnh 2Dans l'usine de construction automobile Vinfast, à Hai Phong (Nord). Photo: VNA

Le groupe vietnamien Vingroup qui se consacre à l’investissement et à l’exploitation de biens immobiliers résidentiels et à la fabrication d’automobiles, compte émettre cette année des obligations internationales non garanties pour une valeur attendue de 500 millions de dollars, cotées à la Bourse de Singapour - le Singapore Exchange (SGX).

Vingroup a émis ses premières obligations convertibles sur le marché international en 2009 pour une valeur de 100 millions de dollars, cotées au Singapore Exchange. En mars 2012, Vingroup a également mobilisé 185 millions de dollars à travers des obligations internationales.

Le groupe du milliardaire Pham Nhat Vuong envisage une introduction en bourse aux Etats-Unis de son unité automobile VinFast, qui lui permettrait de mobiliser 2 milliards de dollars de capitaux, selon une source de Bloomberg.

Actuellement, ce géant vietnamien affiche 19 milliards de dollars de capitalisation sur le marché boursier national. Il s'attend à une capitalisation d'au moins 50 milliards de dollars après sa cotation.

L’IPO de VinFast serait la plus importante jamais réalisée par une société vietnamienne, après la première vente d’actions, de 1,4 milliard de dollars, par Vinhomes JSC - une filiale de Vingroup - en 2018. Le constructeur automobile pourrait également devenir, en cas de succès, la première entreprise vietnamienne à être cotée aux États-Unis.

Les détails de l’IPO de VinFast, dont l’envergure et le calendrier, pourraient changer à mesure que les délibérations sont en cours.

Selon les rapports financiers de Vingroup, fin 2020, ses actifs atteignaient 18.446 millions de dollars. Ses revenus ont dépassé 4,8 milliards de dollars.  -VNA 

Voir plus

Le conseiller commercial Hoàng Duc Nhuân s’exprime lors de la session de conseil à l’exportation sur les marchés algérien, sénégalais et tunisien. Photo : VNA

Les entreprises vietnamiennes cherchent à promouvoir leurs exportations vers les marchés africains

Le conseiller commercial Hoàng Duc Nhuân a exhorté les exportateurs vietnamiens à rechercher des partenaires par le biais de réseaux réputés et à utiliser des méthodes de paiement sécurisées, telles que des lettres de crédit irrévocables confirmées par des banques européennes ou américaines de confiance, ou le recouvrement documentaire avec un acompte d’au moins 20 % de la valeur du contrat.

Des visiteuses lors de l'exposition et du livestream « Vitalité des produits vietnamiens » à Hanoi, du 7 au 9 mars 2026. Photo : VNA

De la nécessité d’une plus grande transparence pour mieux exporter

Alors que la transparence, la traçabilité et la responsabilité sociétale deviennent des critères d’accès essentiels, une mise en conformité proactive offrira aux entreprises vietnamiennes un avantage certain pour instaurer la confiance auprès de leurs partenaires internationaux.

Une baisse marquée des prix des carburants est entrée en vigueur au Vietnam à partir de minuit, le 26 mars. Photo: VNA

Baisse des prix des carburants à partir du 26 mars

Après une baisse des prix enregistrée à partir du 26 mars, le prix de l’essence E5RON92 est désormais plafonné à 23.326 dôngs le litre (0,89 dollar), soit une baisse de 4.749 dôngs par rapport au tarif précédent, tandis que celui de l’essence RON95-III recule de 5.625 dôngs pour s’établir à un maximum de 24.332 dôngs (0,92 dollar) le litre.

Photo: chinhphu.vn

Le vice-Premier ministre Ho Quoc Dung reçoit un dirigeant du groupe sud-coréen GS Energy

En recevant Yongsoo Huh, vice-président du conseil d’administration et directeur général du groupe sud-coréen GS Energy, le 26 mars à Hanoï, le vice-Premier ministre Ho Quoc Dung a salué la visite des dirigeants de GS Energy et de VinaCapital, tout en exprimant sa satisfaction quant à l’essor du partenariat stratégique intégral entre le Vietnam et la République de Corée.

Une femme achète de la viande du porc dans un rayon de Vissan au supermarché Co.opmart Ly Thuong Kiêt, à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

La commercialisation du porc s’introduit à la Bourse des marchandises du Vietnam

La cotation du porc à la Bourse des marchandises du Vietnam (MXV) permettra aux consommateurs et aux entreprises d’obtenir des prix plus stables, tout en renforçant les normes de sécurité alimentaire et en facilitant la traçabilité de la viande. Les éleveurs, quant à eux, bénéficieront de marges plus prévisibles et seront moins sujets aux déséquilibres entre l’offre et la demande qui faussent régulièrement les prix.

Conférence internationale sur le café 2026 à Hanoï. Photo: VNA

À Hanoï, naissance d’une alliance mondiale pour l’avenir de la filière café

La création de l’Alliance mondiale du café (Global Coffee Alliance - GCA), une plateforme multinationale dédiée au développement durable de la filière au Vietnam et à l’échelle mondiale, vise à favoriser le partage des ressources et à promouvoir le développement durable du secteur dans un contexte d’intégration internationale accrue.

D’ici la fin mars, la raffinerie de Dung Quât devrait recevoir de l’éthanol carburant de Central Biofuels JSC (BSR-BF) pour son incorporation dans l’essence E10 RON95, ce qui augmentera encore la production nationale. Photo: VNA

Le Vietnam redémarre ses usines d’éthanol pour sa feuille de route sur les biocarburants

Les six usines d’éthanol du pays ont une capacité de production totale d’environ 41.000 m³ par mois, mais seules trois sont actuellement en activité, produisant environ 25.000 m³, soit seulement 25 à 27% de la demande. Même si toutes les usines fonctionnaient à plein régime, l’approvisionnement local ne couvrirait qu’environ 41 % des besoins nationaux.