La Chine dénoncée pour destruction de l'écosystème en Mer Orientale

"Comment les îles artificielles ont été construites par la Chine" est le titre d'un article publié sur le site cogitASIA du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS).
La Chine dénoncée pour destruction de l'écosystème en Mer Orientale ảnh 1Des navires chinois opèrent illégalement dans la zone du récif de Vanh Khan (Mischief), dans l'archipel vietnamien de Truong Sa (Spratleys). Photo : Reuters



Washington (VNA) - "Comment les îles artificielles ont été construites par la Chine" est le titre d'un article écrit par le professeur d'écologie et de biologie marine John McManus, publié sur le site cogitASIA du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) implanté aux États-Unis.

Dans cet article, l'auteur détaille la manière dont la Chine a illégalement construit des îles artificielles dans l'archipel vietnamien de Truong Sa (Spratleys), ce qui a gravement détruit l'écosystème, en particulier de magnifiques récifs de corail en Mer Orientale.

Selon John McManus, les récifs coralliens sont l'une des composantes de la biodiversité, très importants pour le développement socio-économique. En fait, ils abritent des milliers d'espèces marines, alimentent des millions de personnes et minimisent les impacts des phénomènes météorologiques négatives sur la vie humaine.

Malheureusement, les récifs coralliens dans le monde sont sérieusement dégradés, déplore-t-il dans son article, ajoutant que 19% de leur superficie ont été perdus, alors que 60-75% sont directement influencés par l'homme.

Les activités de dragage et de construction d'îles artificielles en Mer Orientale ont provoqué des dommages importants pour les récifs coralliens et ces pertes de l'écosystème sont difficiles à rétablir avec le temps.

Selon l'article, les études ont démontré que ce sont les activités de drainage et de construction ​qui ont le plus endommagé les récifs coralliens.

Les impacts des activités illégales menées par la Chine dans l'archipel de Truong Sa préoccupent particulièrement l'opinion publique. En effet, les atolls dans cette zone maritime abritent plus de 6.000 espèces marines, dont 571 espèces trouvent refuge dans les récifs coralliens, représentant plus de la moitié de ces espèces au monde.

Les activités de dragage en Mer Orientale menacent non seulement l'existence de nombreuses espèces, mais aussi violent les engagements régionaux pour la protection de la biodiversité énoncée dans la Convention sur la biodiversité comme les Objectifs de développement durable.

De récentes données de télédétection ont permis de quantifier les pertes de récifs coralliens en raison des activités de remblaiement dans l'archipel de Truong Sa. Selon les estimations, pour construire 10,7 km² d'îles artificielles, la Chine a détruit jusqu'à 11,6 km² de récifs coralliens.

Selon John McManus, ces activités de dragage et de remblaiement provoquent les impacts les plus graves, lesquels ​sont responsables de la dégrad​ation, voire de la destruction complète de ces récifs.

La protection des récifs coralliens est la responsabilité de tous et requiert les efforts communs de toutes les parties impliquant dans les litiges en Mer Orientale, souligne John McManus.

Les activités unilatérales sur l'archipel de Truong Sa peuvent conduire à un conflit international, lequel entraînera des conséquences imprévisibles pour l'écosystème local comme des dommages irréparables pour les récifs coralliens, a-t-il écrit.

John McManus a enfin appelé à une méthode d'approche multinationale pour régler ce problème, comme l'établissement d'une réserve maritime multilatérale dans la zone litigieuse, ce qui permettra de protéger la biodiversité marine et de contribuer à la promotion de la paix dans la région. -VNA

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