La capitale vietnamienne, à prendre avec des baguettes

La capitale vietnamienne Hanoi, à prendre avec des baguettes

La gastronomie locale est l’élément névralgique d’un voyageur sur quatre ; elle permet de mieux connaître la destination, ses résidents et leurs cultures. Hanoï est une des villes dont la cuisine est la pl

Hanoi (VNA) – La gastronomie locale est l’élément névralgique d’un voyageur sur quatre ; elle permet de mieux connaître la destination, ses résidents et leurs cultures. Hanoï est une des villes dont la cuisine est la plus savoureuse du monde.

La capitale vietnamienne Hanoi, à prendre avec des baguettes ảnh 1Les mets proposés dans le Vieux quartier de Hanoï sont très savoureux. Photo : CVN

Le Vietnam est considéré comme l’un des pays d’Asie bénéficiant d’une gastronomie originale et variée. La cuisine de Hanoï, sa capitale, est connue depuis fort longtemps pour son raffinement. C’est ainsi qu’en 2012, l'Asia Book of Records a inscrit 12 plats vietnamiens dont trois de Hanoï - le phở (soupe de nouilles de riz au bœuf ou au poulet), le bún chả (vermicelle au porc grillé) et le bún thang (vermicelle au bouillon de poulet) - dans la liste des meilleurs mets asiatiques.

Plus récemment, le quotidien britannique The Daily Telegraph en a remis une couche en introduisant Hanoï dans la liste des villes gastronomiques «les plus attrayantes du monde».
 
 La cuisine fait en effet partie intégrante du patrimoine. L’art culinaire, comme toute pratique créative, se nourrit de références. Au fil des siècles, l'art culinaire hanoïen a été enrichi par les influences de plusieurs civilisations, et plus récemment grâce à l’exode rural. Les environs et régions voisines ayant en effet des spécialités bien spécifiques. De plus, avec son histoire millénaire, les meilleures spécialités gastronomiques du delta du fleuve Rouge s’y concentrent.
 
 C’est pour toutes ces raisons que Hanoï, plus particulièrement son Vieux quartier, est une destination à ne pas manquer. Des restaurants à tous les coins de rue, des odeurs irrésistibles, l’esthétisme tout particulier des étals... Voilà tout le charme de la vieille ville !
 
 Ville de gastronomie
 
 Bavarder tranquillement un après-midi avec des amis autour d’une bière ultralégère comme la bia hơi (bière pression), siroter une tasse de thé à la citronnelle rafraîchissante ou bien un thé vert glacé, tels sont les plaisirs particulièrement appréciés dans la capitale.
 
 La BBC a affirmé que le bánh mì - ou sandwich à la vietnamienne - était le meilleur du monde. La salade, les concombres, la coriandre fraîche, le pâté, la viande grillée et/ou l’œuf, la sauce, tous ces ingrédients sont mis en sandwich dans un pain chaud et très croquant. Les variantes  sont multiples.
 
 Le phở est sans doute le plat hanoïen le plus connu des touristes étrangers. La chaîne américaine de télévision CNN lui a même accordé la 28e place dans son classement des meilleurs plats du monde. Le phở bò apparaît dans de nombreuses listes de la gastronomie mondiale. C’est une cuisine pleine de saveur grâce à la présence de nombreuses herbes. Pourtant, il n’y a qu’au Vietnam que vous pourrez goûter à un phở digne de ce nom et profiter de toutes ses saveurs.
 
 
 Une autre spécialité qui attire beaucoup d’attention des gourmets est la glace de Tràng Tiên. Les gens viennent dans ce qui ressemble à un hangar pour déguster les meilleures glaces de la ville tout en étant assis sur leur scooter, moto ou vélo… Cette ambiance est unique. De plus, le kiosque où l’on vend cette glace (dans la rue Tràng Tiên, au cœur de la capitale), existant depuis plus de 30 ans, rappelle beaucoup de souvenirs de la vie des Hanoïens à l’époque de l’économie subventionnée.
 
 La salade de papaye verte au bœuf séché, appelée en vietnamien nộm bò khô (salade de bœuf séché), est un plat préféré des jeunes. Elle est constituée de papaye verte pelée, d’herbes aromatiques, de bœuf séché, de cacahouètes et de sauce à base de nước mắm (saumure de poisson).
 
 Mais ce qui est remarquable, ce n’est pas seulement le goût mais toutes les histoires culturelles, populaires et folkloriques concernant ces plats, leurs recettes, la méthode de préparation...
 
 Développer les potentiels touristiques

La capitale vietnamienne Hanoi, à prendre avec des baguettes ảnh 2Des touristes étrangers dégustant de la bière dans une ancienne rue de Hanoï. Photo: CVN

 Tourisme et art culinaire, ce sont deux bons alliés. La cuisine est l'un des facteurs les plus importants pour développer le tourisme. Le président de l’Association du tourisme du Vietnam, Nguyên Huu Tho, a affirmé : «La cuisine crée l’attraction du tourisme».

 

 Plusieurs pays comme la République de Corée et le Japon exploitent de bonne manière les valeurs gastronomiques en réalisant des campagnes marketing axées sur le visuel et sur une promesse éducative. La stratégie de communication entourant ces circuits devrait mettre l’accent sur les éléments différenciateurs de l’expérience culinaire et sur l’aspect éducatif.

 

 Les  spécialités culinaires coréennes sont promues à l’international à travers plusieurs canaux. Par exemple, le film historique Dae Jang Geum (Le bijou dans le palais), lancé en 2003, a ouvert la tendance de la cuisine coréenne dans les pays asiatiques et dans le monde entier. Depuis, une série de films sur la culture culinaire ont été projetés dans le but de promouvoir le tourisme sud-coréen.

 

 Comprenant bien le rôle de la cuisine dans le secteur du tourisme, depuis 2001, Hanoï possède deux rues culinaires : Tông Duy Tân et Câm Chi.

 

 Selon Jack Lee, chef de stars de Hollywood, examinateur de compétitions de cuisine au Vietnam, on doit encourager à développer la cuisine de rue à Hanoï de manière à créer des zones culinaires.

 

 Ta Hiên, une petite rue (270 m de long) cachée dans le Vieux quartier de Hanoï, est surement le lieu le plus cosmopolite de la capitale, qui attire plus de touristes étrangers que n’importe quelle autre rue du Vieux quartier. Pour dire, parfois, les étrangers y sont plus nombreux que les natifs. Beaucoup se posent au bien nommé «carrefour international» de Luong Ngoc Quyên - Ta Hiên pour siroter la bia hơi (bière pression). D’autres dégustent des «plats de rue» comme nem chua (hachis de porc fermenté et couenne), ốc luộc (coquillages cuits à l’eau).

 

 Les habitants et les étrangers y vont non seulement pour la gastronomie, mais encore pour admirer son architecture particulière. Depuis 2010, une partie de la rue a retrouvé son charme d’antan avec d’anciennes maisons reconstruites dans le cadre d’un projet de coopération entre Hanoï et la ville de Toulouse (France).

 

 En résumé, la création d’un espace gastronomique à Hanoï est nécessaire pour développer de manière conséquente le tourisme culinaire et ainsi exploiter davantage les ressources de la vieille ville. – CVN/VNA

Voir plus

Des passagers à l'aéroport international de Nôi Bai, à Hanoi. Photo: VNA

Transport aérien : capacité suffisante et large choix pour les prochains congés

Malgré les fluctuations liées au conflit au Moyen-Orient ayant affecté les prix du carburant aérien, la gestion flexible du gouvernement, notamment à travers les mesures de réduction des taxes et des redevances sur les carburants et les infrastructures, a permis au marché aérien de fonctionner de manière stable, sans pénurie généralisée de billets.

Hanoï dans le TOP 50 des villes du monde. Photo: VNA

Hanoï dans le TOP 50 des villes du monde

Le charme de la capitale vietnamienne réside dans sa culture du café si particulière, sa street food riche et variée, ainsi que dans ses espaces créatifs en plein essor.

Le mont Bà Den (Dame Noire) dans la province de Tây Ninh (Sud) Connue comme la destination spirituelle la plus célèbre du Sud. Photo: VNA

Le tourisme doit concilier croissance verte et préservation de la culture autochtone

La réunion régionale 2026 au Vietnam de l’Organisation de promotion du tourisme des villes mondiales (TPO), qui s’est tenue dans la province de Tây Ninh (Sud), a fourni non seulement un forum d’échange de politiques et de promotion des liens régionaux, mais a également ouvert des perspectives pour le développement d’un tourisme en lien avec l’identité culturelle locale et le respect de l’environnement.

Le Musée de la poterie de Bat Tràng ne passe pas inaperçu dans le quartier avec son architecture fantaisiste, sa façade de couleur marron qui rappelle l’argile, et ses lignes courbes qui donnent l’impression de voir des vases encastrés les uns contre les autres. Photo: VNP

Le Musée de la poterie de Bat Tràng figure parmi les 24 plus beaux bâtiments du monde

Bat Tràng est réputé depuis toujours pour sa poterie – son nom signifie d’ailleurs littéralement « atelier de bols ». Cependant, malgré l’ancienneté du village (fondé au XIe siècle), l’un de ses édifices les plus récents est aussi l’un des plus remarquables : le Centre de la quintessence du village artisanal vietnamien, selon Time Out.

Des provinces comme Tuyen Quang et Gia Lai mettent désormais en avant des produits touristiques diversifiés, de l’écotourisme à la culture ethnique, tout en cherchant à renforcer infrastructures et formation professionnelle pour attirer davantage de visiteurs et stimuler l’économie régionale. Photo: qdnd.vn

Expansion territoriale : un moteur essentiel de croissance et de diversification du tourisme

Le tourisme, moteur de développement après la réorganisation territoriale au Vietnam La réorganisation et la fusion des provinces vietnamiennes offrent de nouvelles perspectives pour le développement touristique, en combinant patrimoine historique, paysages naturels et culture locale. Des provinces comme Tuyen Quang et Gia Lai mettent désormais en avant des produits touristiques diversifiés, de l’écotourisme à la culture ethnique, tout en cherchant à renforcer infrastructures et formation professionnelle pour attirer davantage de visiteurs et stimuler l’économie régionale.

Les Co Tu entretiennent un lien étroit avec la forêt, qu’ils considèrent comme la source de leur culture. Photo : vietnamnet.vn

Tout là-haut dans les montagnes de Dà Nang, le «royaume d’arbres de pơ mu»

Le « royaume d’arbres de pơ mu » est le nom donné par les habitants locaux à une forêt d’environ 450 hectares située au sommet du Zi’liêng, considéré comme une montagne sacrée par les Co Tu. À plus de 1.200 mètres d’altitude, la zone est enveloppée de brume toute l’année, avec un climat froid et humide, des conditions idéales pour le développement de cette espèce en une formation exceptionnelle.

Les sites touristiques, entreprises et prestataires de services déploient des codes QR intégrés à des applications fournissant informations, itinéraires, services médicaux et d’hébergement, facilitant ainsi l’expérience des visiteurs. Photo: VNA

Le numérique, levier du développement du tourisme en zones montagneuses

La province de Tuyên Quang (Nord) mise sur la transformation numérique, conformément à la Résolution 57-NQ/TW, pour dynamiser son secteur touristique. Désormais adoptées aussi par les habitants des zones montagneuses, les technologies numériques contribuent à moderniser les services, renforcer l’attractivité des destinations et soutenir le développement économique local.