Hanoï (VNA) - Ces dernières années, la prévention et les soins de santé maternelle et infantile ont continué de recevoir une attention prioritaire du Parti et de l’État, à travers des résolutions, stratégies et programmes cibles nationaux. Malgré des ressources limitées et un contexte marqué par les catastrophes naturelles, les épidémies et les fluctuations socio-économiques, le secteur de la santé a atteint les principaux objectifs fixés et défini une orientation stratégique à l’horizon 2035.
Des résultats significatifs
En 2025, au terme du plan quinquennal de développement socio-économique 2021-2025, le Vietnam a maintenu des progrès notables. Le cadre juridique a été renforcé, notamment avec le Décret n° 207/2025/NĐ-CP du 15 juillet 2025 sur la procréation médicalement assistée et les conditions de gestation pour autrui à des fins humanitaires, ainsi qu’avec l’amélioration des mécanismes de décentralisation dans le secteur de la santé.
Les indicateurs de santé maternelle et infantile ont continué de s’améliorer : taux de mortalité des moins de 5 ans : inférieur à 16 ‰ ; taux de mortalité infantile (moins d’un an) : inférieur à 11 ‰ ; taux de mortalité néonatale : 8,8 ‰ en 2025 (contre 44 ‰ en 1990) ; taux de mortalité maternelle : environ 42 pour 100 000 naissances vivantes (contre 233 en 1990).
En matière de nutrition, l’insuffisance pondérale chez les moins de 5 ans est passée de 38,7 % en 1998 à environ 9,6-10,4 % en 2025 ; le retard de croissance (stunting) est descendu à environ 17,8-18,2 %. La couverture des prestations sociales s’est élargie : 100 % des enfants de moins de 6 ans bénéficient d’une assurance maladie gratuite ; 95 % des nourrissons sont pleinement vaccinés ; plus de 85 % des femmes enceintes effectuent au moins quatre consultations prénatales ; 96 % des accouchements sont assistés par du personnel de santé qualifié.
La transformation numérique progresse également, avec l’expérimentation du système d’information sur la santé reproductive et maternelle-enfant (eMCH), qui facilite la gestion des données et réduit la charge administrative.
Vers une réduction des inégalités
Selon Dinh Anh Tuan, directeur du Département de la Santé maternelle et infantile, les politiques en faveur de l’enfance ont été renforcées et alignées sur les normes internationales.
Toutefois, des défis persistent : pénurie de personnel spécialisé en obstétrique et pédiatrie, inégalités d’infrastructures entre régions (notamment en zones montagneuses et ethniques minoritaires), transition épidémiologique avec la hausse des maladies non transmissibles (obésité, troubles métaboliques) et des troubles psychologiques liés à l’environnement numérique, ainsi que la recrudescence de certaines maladies infectieuses comme la grippe ou la dengue.
La ministre de la Santé, Dao Hong Lan, a souligné que l’investissement dans la santé constitue un levier essentiel du développement durable. Le ministère poursuivra ses efforts pour garantir la vaccination complète et sécurisée des enfants, promouvoir la transformation numérique et renforcer la qualité des services.
L’adoption par l’Assemblée nationale, en décembre 2025, du Programme cible national pour la santé, la population et le développement pour la période 2026-2035 marque un engagement fort en faveur de la santé maternelle et infantile. Ce programme priorise le perfectionnement du cadre juridique, la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de l’enfance, la réduction des écarts d’accès aux services de santé entre les régions, et le renforcement des soins primaires pour assurer à tous des services de qualité.-VNA