Transplantation d’organes : quand la médecine vietnamienne sauve et prolonge la vie

Pour l'heure, la transplantation d’organes au Vietnam est entrée dans une phase de croissance vigoureuse, marquée à la fois par des avancées techniques et par une capacité de coordination nationale désormais éprouvée.

Une opération de transplantation pulmonaire à l'Hôpital national du poumon. Photo : VNA
Une opération de transplantation pulmonaire à l'Hôpital national du poumon. Photo : VNA

Hanoï (VNA) – Après plus de trois décennies de développement, la transplantation d’organes au Vietnam est entrée dans une phase de croissance vigoureuse, marquée à la fois par des avancées techniques et par une capacité de coordination nationale désormais éprouvée.

Des greffes trans-vietnamiennes d’une complexité extrême aux techniques de pointe proches des standards régionaux, cette spécialité a ouvert de nouvelles perspectives de survie à des milliers de patients. Mais derrière ces succès se dessinent aussi des défis majeurs : la pénurie persistante de donneurs et les limites du cadre juridique imposent une nécessité urgente d’optimiser le système national de don et de greffe.

Lors du Nouvel An lunaire 2026, au moment où les familles se réunissaient, des dizaines de professionnels de la santé de l'Hôpital Bach Mai se sont lancés dans une véritable course contre la montre. Suite à la décision courageuse de la famille du jeune étudiant Bui Duc Quang, huit vies ont pu être sauvées. Dès le consentement au don de tissus et d’organes, le Centre national de coordination des transplantations a activé un protocole d’urgence reliant hôpitaux publics, privés, civils et militaires du Nord au Sud pour transporter cœur, foie, reins, poumons et cornées.

Entrée tardivement dans l’ère de la transplantation – près d’un demi-siècle après les pays pionniers – la médecine vietnamienne a opéré une transformation profonde. Depuis la première greffe rénale réalisée en 1992, environ 10.600 transplantations ont été effectuées, avec une accélération spectaculaire entre 2022 et 2025. En 2025, avec 1.368 greffes réalisées en une seule année, le Vietnam s’est hissé au rang de leader de l’Asie du Sud-Est en volume annuel.

Selon le prof. associé-docteur Dong Van He, directeur du Centre national de coordination des transplantations, le pays figure depuis 2022 sur la carte mondiale de la transplantation. Il maîtrise aujourd’hui les techniques de greffe de six organes : rein, foie, cœur, poumon, pancréas et intestin. Les taux de survie sont remarquables, atteignant 90 à 95 % pour le rein et plus de 80 % pour le foie et le cœur.

L'année 2025 a marqué un jalon historique avec la première transplantation simultanée cœur-poumon réussie à l'Hôpital de l'Amitié Vietnam - Allemagne, mobilisant 40 experts pendant sept heures.

Parallèlement, l'Hôpital militaire central 108 a excellé dans les greffes de foie avec incompatibilité de groupe sanguin, tandis que le Centre médical universitaire de Ho Chi Minh-Ville a réalisé des prouesses en matière de greffes cardiaques. Le secteur de la santé a également réduit le temps opératoire pour les greffes de foie à seulement 6 ou 7 heures, renforçant la sécurité des patients.

Le Vietnam dispose aujourd’hui d’un réseau structuré de 31 hôpitaux agréés pour la transplantation. En 2025, le nombre de donneurs en état de mort encéphalique a atteint un record de 66 cas, et la part des organes issus de ces donneurs est passée de moins de 5 % avant 2022 à près de 20 %. Cette évolution a été soutenue par l’engagement public du Premier ministre Pham Minh Chinh et de la ministre de la Santé Dao Hông Lan. Pourtant, la proportion d’organes prélevés sur des donneurs en état de mort encéphalique ne représente qu’environ 20 %, un niveau bien inférieur à celui de la Thaïlande (environ 60 %) ou de la Chine (environ 80 %).

La transplantation n'est pas seulement une réussite médicale, elle est le reflet d'une société humaniste où, dans les moments les plus sombres, l'altruisme permet à la vie de perdurer au-delà de la perte. - VNA

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