Le ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement, Tran Hong Ha, lors de la séance d'interpellation. Photo : VNA

 

Hanoï (VNA) – Dans le cadre de la 5e session de l’Assemblée nationale, les députés ont interpellé lundi après-midi le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement sur la pollution, la gestion et la spéculation foncières dans plusieurs localités.

S’agissant du traitement des infractions environnementales, le ministre Tran Hong Ha a indiqué que faute de budget suffisant, ce travail laissait encore à désirer. Il a ensuite souligné les efforts de son ministère pour synthétiser les demandes budgétaires des localités et solliciter les fonds pour une accélération. Puis, le ministre a avancé des mesures pour une meilleure gestion des déchets des entreprises. Selon lui, il est nécessaire d’identifier les secteurs à hauts risques pour l’environnement, de renforcer l’application des progrès scientifiques, de multiplier les contrôles imprévus et de suspendre les activités des établissements ayant commis de graves infractions ou ayant des technologies inadaptées.

Devant les préoccupations des députés sur la pollution, notamment dans les grandes villes, le ministre Tran Hong Ha a insisté sur la nécessité de promouvoir la responsabilité de chaque localité, de mobiliser la participation des citoyens dans la collecte des eaux usées et l’application de technologies appropriées.

Selon les prévisions du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles, le Vietnam aura en 2030 des centrales électriques fonctionnant aux déchets.

En ce qui concerne la spéculation foncière dans les localités qui deviendront des zones économiques spéciales, le ministre a demandé à l’Assemblée nationale de promulguer une résolution sur la gestion foncière dans ces zones. Il a également appelé les localités concernées à resserrer leur gestion foncière.

Admettant les faiblesses dans la gestion foncière, Tran Hong Ha a souligné l’importance de réviser les règles en vigueur, de récupérer le foncier des projets n’assurant pas le rythme prévu ainsi que de faire de plus grands efforts pour traiter les réclamations foncières. Selon lui, son ministère reçoit chaque année de 3.000 à 4.000 réclamations en moyenne relatives au foncier. Le ministre a donc insisté sur la nécessité de modifier les méthodes de calcul pour assurer les intérêts légitimes des citoyens. -VNA