Hô Chi Minh-Ville manque d’unités d'hémodialyse

Actuellement, 47 établissements médicaux à Hô Chi Minh-Ville fournissent des traitements de dialyse réguliers aux patients atteint d'insuffisance rénale chronique.
Hô Chi Minh-Ville manque d’unités d'hémodialyse ảnh 1L'unité de dialyse de l'hôpital Cho Rây est toujours surchargé. Photo: VNA

Hanoi (VNA) - Actuellement, 47 établissements médicaux à Hô Chi Minh-Ville fournissent des traitements de dialyse réguliers aux patients atteint d'insuffisance rénale chronique. Toutefois, l'augmentation du nombre de patients a entraîné une surcharge dans certaines unités d'hémodialyse, nécessitant rapidement une solution à long terme.

Après avoir subi des séances d'hémodialyse pendant un certain temps dans un grand hôpital à Hô Chi Minh-Ville, Mme Lê Thi Quyên, âgée de 58 ans et originaire de la province de Gia Lai, a été transférée dans un hôpital de niveau inférieur en raison de la surcharge, afin de donner la priorité aux patients nécessitant une dialyse d'urgence. L'hôpital du 8e arrondissement lui avait été recommandé, mais elle a choisi l'hôpital Lê Van Thinh (ville de Thu Duc) pour éviter les difficultés de déplacement. "Lorsque l'hôpital m'a transférée à un niveau inférieur, j'ai pensé retourner dans ma province d'origine, mais les hôpitaux de la province étaient également surchargés, et j'aurais dû subir des séances de dialyse la nuit... Quand j’ai appris que c’était possible à l'hôpital Lê Van Thinh, j'ai demandé à être traitée ici", a confié Mme Quyên.

Un autre cas est celui de Lê Phuoc Vinh, un patient originaire de la province de Tiên Giang, qui ne pourra plus bénéficier de l'hémodialyse à l'hôpital pédiatrique numéro 2 lorsqu'il aura 16 ans, conformément à la loi. Pour continuer la dialyse, sa famille s’est tournée vers les hôpitaux pour adultes, mais on leur a dit qu’il n’y avait plus de places disponibles. "Je ne sais pas comment je vais pouvoir trouver la dialyse pour mon fils à l'avenir", s'inquiète la mère de Lê Phuoc Vinh.

Récemment, la plupart des sièges des départements et des unités de rein artificiel des établissements médicaux de Hô Chi Minh-Ville ont été occupés. Ce service de l'hôpital Lê Van Thinh (ville de Thu Duc) dispose actuellement de 31 appareils de dialyse et accueille près de 200 patients. Il a reçu continuellement de nombreux patients d'autres hôpitaux, ainsi que des patients originaires d'autres provinces et villes qui se sont inscrits pour l'hémodialyse. Le Dr Tu Kim Thanh, chef du département de rein artificiel, prévoit que le nombre de patients devrait continuer à augmenter dans un proche avenir. "Si le nombre de patients continue d'augmenter, nous serons obligés de faire des heures supplémentaires de dialyse, ce qui entraînera une surcharge pour le personnel médical", a déclaré le Dr Kim Thanh.

Depuis près de deux mois maintenant, le personnel médical du département de médecine interne - rein artificiel de l'hôpital de Thu Duc doit continuellement faire des heures supplémentaires pour effectuer rapidement la dialyse des patients. Actuellement, cette unité dispose de 42 appareils de dialyse, qui doivent servir à 260 patients. Bien que le nombre de patients soit constamment en augmentation, en raison de l'interruption de l'approvisionnement en fournitures médicales pour la dialyse, l'hôpital est contraint de prolonger les séances de dialyse, pouvant parfois durer jusqu'à minuit.

Le département de médecine interne - dialyse de l'hôpital Thông Nhât est également surpeuplé. Il compte actuellement 45 appareils de dialyse, permettant quotidiennement près de 200 patients en dialyse de routine, sans compter les cas de dialyse d'urgence. Cela oblige les médecins et les infirmières du service à travailler en continue de 5 heures à 18 heures tous les jours. Selon le chef de ce département, récemment, un certain nombre d'hôpitaux de niveau inférieur ont contacté l'hôpital Thông Nhât pour obtenir de l'aide, d'autres patients ont également demandé une dialyse périodique, mais l'hôpital ne peut plus les accepter. 

En tant qu'hôpital de dernier recours de la région du Sud, le département de rein artificiel - hôpital Cho Rây reçoit en moyenne près de 1.000 patients en hémodialyse chaque année. Ces derniers se trouvent principalement à Hô Chi Minh-Ville, mais certains viennent d'autres provinces et villes telles que Cà Mau, Bac Liêu, Soc Trang, Hâu Giang, Cân Tho, An Giang et Kiên Giang. Le Dr Nguyên Minh Tuân, chef du département du rein artificiel, a déclaré qu'il y avait environ 170 séances de dialyse de routine chaque jour et de 40 à 80 cas d'urgence. La plupart des appareils de dialyse de l'hôpital doivent fonctionner au maximum chaque jour.

Augmentation de l'hémodialyse dans les unités de santé de base

Le Dr Tu Kim Thanh, de l'hôpital Lê Van Thinh, a expliqué la raison pour laquelle de nombreux hôpitaux sont surchargés au service d’hémodialyse. Ces dernières années, le système de dépistage de l'insuffisance rénale chronique s'est amélioré, ce qui a permis de détecter davantage de patients nécessitant une dialyse. Les techniques de traitement sont également de plus en plus avancées, avec des coûts de traitement considérablement réduits par rapport au passé, permettant aux patients d'accéder plus tôt aux soins. Cependant, l'installation de machines de dialyse est compliquée, longue et coûteuse. L'approvisionnement en substances nécessaires à la dialyse doit également respecter des règles d'appel d’offres strictes avec un plan à long terme.

Selon le Service de la santé de Hô Chi Minh-Ville, il existe actuellement 39 établissements médicaux relevant du Service et huit unités relevant des ministères/secteurs qui ont mis en œuvre des techniques d'hémodialyse. Selon les rapports des unités relevant du ministère de la Santé, le nombre total de patients sous dialyse de routine est désormais de 4.254, soit une augmentation de plus de 1.200 personnes par rapport à il y a cinq ans, dont près de 20% proviennent d'autres provinces. L'augmentation rapide du nombre de patients en hémodialyse rend les établissements médicaux incapables d'investir dans des installations et des équipements. Les experts prédisent que si le nombre d'hôpitaux mettant en œuvre des techniques de dialyse et le nombre de machines de dialyse ne changent pas, le risque de surcharge de dialyse dans les hôpitaux est inévitable.

Le Dr Vo Ngoc Cuong, vice-directeur de l'hôpital du district de Binh Chanh à Hô Chi Minh-Ville, a déclaré que la demande de dialyse des patients des zones périphériques et voisines de la ville est très élevée. Cependant, le système d'hémodialyse au niveau local n'a pas encore été développé, ce qui rend impossible la réponse à cette demande et oblige les patients à se tourner vers des centres de dialyse situés dans les zones urbaines. Par exemple, récemment, les patients du district de Binh Chanh ont dû se rendre en centre-ville pour leur dialyse périodique. Pour cette raison, l'hôpital Binh Chanh sollicite une politique d'investissement dans des installations pour établir une unité de rein artificiel répondant aux besoins de la population. Dans la première étape de ce plan, le Service municipal de la santé a autorisé l'hôpital du district de Binh Chanh à investir dans six appareils de dialyse, qui devraient être mis en service à la fin du deuxième trimestre 2023. À l'avenir, l'hôpital Binh Chanh devrait investir dans environ 20 machines de dialyse pour servir les patients de la région et des provinces du Sud-Ouest.

Selon le Service de la santé de Hô Chi Minh-Ville, le renforcement du réseau des structures médicales impliquées dans la prise en charge des patients souffrant d'insuffisance rénale est une nécessité urgente pour les années à venir. En particulier, il est essentiel de donner la priorité à l'investissement financier ou d'établir des mécanismes et des politiques permettant de mobiliser les ressources sociales pour investir dans l'équipement de dialyse pour les hôpitaux de district. Cette approche permettra de répondre progressivement aux besoins des patients souffrant d'insuffisance rénale chronique.  -CVN/VNA

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