Hanoi (VNA) - La capitale vietnamienne joue un rôle de locomotive en termes de politique, d’économie, de culture et de société du pays. Après 2030, Hanoi pourrait être à la pointe du progrès. Recommandations de dirigeants et d’experts.
 
La ville connaît une urbanisation galopante. Photo: CTV/CVN

Développer les villes satellites
- Le ministre du Plan et de l’Investissement, Nguyên Chi Dung

Avec une urbanisation galopante, une croissance démographique élevée et la naissance prochaine de cinq villes satellites, la capitale pourrait devenir une mégalopole après 2030.

Ces villes satellites abriteront des secteurs scientifique, high-tech, financier et divers services. Elles permettront d’attirer les investisseurs dans divers domaines tels qu’immobilier, banque, entre autres. Leur création vise à réduire la densité de population et les embouteillages au sein de la ville mère.

De plus, Hanoi devrait s’orienter vers l’innovation et l’écologie. Ainsi, la ville se concentrera sur le développement d’espaces verts, la protection de la nature ainsi que la construction de centres d’étude scientifique dernier cri.

En mettant en place les Résolutions gouvernementales 19 et 35 concernant l’amélioration de l’environnement des affaires, la capitale deviendra une destination de prédilection pour les investisseurs étrangers ainsi qu’un centre financier de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).

Simplifier les formalités administratives
- Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Vietnam, Vu Tiên Lôc

D’après moi, la ville devrait accélérer la simplification des procédures administratives, améliorer la transparence des politiques, développer l’e-gouvernement…

Particulièrement, il faudrait éliminer plusieurs contrôles techniques non nécessaires au sein des entreprises. Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a demandé de contrôler une fois par an et une 2e fois en cas de violation.

La municipalité devrait créer un environnement des affaires plus favorable aux investisseurs, surtout dans les domaines fiscal et foncier.

Selon la Chambre de Commerce et d’Industrie du Vietnam, Hanoi continue de figurer dans le Top 5 en termes d’attraction des investissements étrangers.
 
Promouvoir les avantages
- L’économiste Vo Trí Thành

En tant que capitale, Hanoi promeut ses atouts au service du développement socio-économique, surtout l’attraction des investissements directs étrangers (IDE).

Au cours des huit premiers mois de l’année, elle a été la première destination dans le pays en termes d’IDE. Ainsi, la ville en a attiré 6,26 milliards de dollars, soit 3,6 fois plus qu’à la même période de 2017, dépassant de loin Hô Chi Minh-Ville (4,42 milliards de dollars) et la province méridionale de Bà Ria-Vung Tàu (2,17 milliards) qui occupent respectivement les 2e et 3e places.

Toujours selon le Service municipal du plan et de l’investissement, entre le 1er janvier et le 20 août, 16.467 nouvelles entreprises ont été créées dans la capitale, pour 180.000 milliards de dôngs de capital social total, en hausse de 0,2% en nombre et de 41% en montant.

Hanoi a progressé d’un rang pour se classer 13e sur les 63 villes et provinces du pays en termes d’indice de compétitivité provinciale (PCI - Provincial Competitiveness Index), le plus haut niveau jamais connu.

À ce jour, quatre districts et 294 des 386 communes compris dans le périmètre de la capitale ont satisfait aux normes de la Nouvelle ruralité. Le bien-être social, l’ordre public et la sécurité politique ont continué à être assurés.
 
* Hanoi en chiffres
Ces dernières années, la structure économique de la ville s’est améliorée. La part des secteurs des services, de l’industrie et de la construction, et de l’agriculture est passée respectivement de 56,6%, 28,7%, 4,3% en 2008 à 57,6%, 29,7%, 2,9% en 2017.

La valeur de la production agricole par hectare en 2017 a atteint 239 millions de dôngs (près de 10.300 dollars), soit près du double par rapport à 2008 (124 millions dôngs, soit plus de 5.300 dollars).

Hanoi est l’une des 10 villes connaissant un taux de croissance touristique parmi les plus rapides au monde (12% par an en moyenne). Le nombre d’arrivées internationales s’est élevé à 4,95 millions en 2017 contre 1,3 million en 2008 (en hausse de 3,8 fois).

Les recettes budgétaires pendant la période 2008-2017 ont progressé en moyenne de 12,69% par an. En 2017, elles ont atteint 212.276 milliards de dôngs, soit près de trois fois plus qu’en 2008.

Le revenu par habitant en 2017 était de plus de 3.700 dollars, soit 2,3 fois plus qu’en 2008. En zone rurale, il a continuellement augmenté pour atteindre près de 1.636 dollars l’an passé, soit le triple de 2008. – CVN/VNA