Hanoï fait vivre son agriculture bio

La capitale du pays compte actuellement six zones spécialement réservées à la culture de certains végétaux.
 Hanoï fait vivre son agriculture bio ảnh 1Cette coopérative dans le district de Soc Son fournit chaque mois environ 30 tonnes de légumes bios.

Hanoï (VNA) - La capitale du pays compte actuellement six zones spécialement réservées à la culture de certains végétaux. Elle cherche à étendre la pratique de l’agriculture bio à l’aide des technologies pour répondre à la demande grandissante des habitants en produits de qualité.

Le territoire de Hanoï est le lieu d’application de plus de 160 programmes agricoles recourant actuellement aux hautes technologies, dont 140 supportés par des entreprises, produisant des produits phares de qualité comme par exemple les champignons enoki de la société de Kinoko Thanh Cao dans le district de My Duc ou les orchidées papillons dans le district de Gia Lâm. Les produits agricoles dérivés de l’agriculture de haute-technologie représentent notamment environ 25% de la valeur du total de la ville dans ce secteur.

Les districts de My Duc, de Ung Hoà, de Phu Xuyên, de Thanh Oai et de Chuong My aménagent leurs terrains pour la culture du riz. Les zones de plantation de légumes bios dans les districts de Dông Anh, de Gia Lâm et de Dan Phuong rapportent entre 400 et 500 millions de dôngs par hectare chaque année. Les plantations d’arbres fruitiers et de plantes ornementales dans les districts de Hoài Duc, de Chuong My et de Gia Lâm rapportent environ un demi à un milliard de dôngs chaque année par hectare.

On peut citer la ferme de Dang Thi Cuôi, dans le district de Dan Phuong, équipée de serres tunnel et en verre, qui applique des techniques de soin innovées. Selon la directrice de l’exploitation d’une superficie de cinq hectares, six à sept tonnes de légumes bios de saison sont récoltés chaque mois. La ferme est ainsi capable de fournir des écoles du district en alimentation biologique. Comprenant une dizaine d’employés, les revenus de l’exploitation permettent à chacun un salaire de recevoir un salaire de 5 à 10 millions de dôngs par mois.

Les fermes d’élevage quant à elles, de Son Tây, Ba Vi, Gia Lâm, Quôc Oai, Chuong My, Thanh Tri et Phuc Tho recueillent entre un et deux milliards de dôngs par hectare chaque année.

Améliorer la productivité et la qualité des produits

Ces résultats économiques très positifs démontrent que l’application des progrès de la science et des technologies dans l’agriculture fait augmenter de façon considérable la productivité et la qualité des produits agricoles, de l’élevage et de la pêche.

Et pourtant, il existe également des problèmes à résoudre pour perfectionner le système agricole de Hanoï et encourager les partenariats entre producteurs, entreprises et consommateurs. Concrètement, les politiques portant sur la propriété et l’exploitation foncières restent encore insuffisantes pour attirer les investisseurs. En outre, les terrains réservés à l’agriculture de haute technologie restent de taille réduite et inefficacement répartis sur le territoire. Cela rend l’utilisation effective des hautes technologies dans les activités agricoles plus difficile, voire impossible.

Selon Chu Phu My, directeur du Service municipal de l’agriculture et du développement rural, la ville de Hanoï persévère dans le développement de l’agriculture de haute technologie. Elle renforce la mécanisation et l’automation des productions agricoles, encourage les partenariats entre les entreprises et les agriculteurs dans tout le circuit de la production - transformation - consommation, et fait la promotion des produits. Afin d’assurer la qualité de ces produits, la ville contrôle les productions : ainsi, toutes les étapes doivent être soumises à un programme de contrôle de la qualité et de vérification de l’origine des ingrédients.

En ce qui concerne l’amélioration des savoir-faire, Hanoï met en place des cours de perfectionnement des techniques spécifiques et instruit les agriculteurs sur l’application et l’utilisation de nouvelles technologies dans la production. Enfin, la ville sensibilise les habitants sur le sujet d’une agriculture professionnelle et amènent les producteurs à respecter les règles et processus fixés pour faire des produits de bonne qualité, qui répondent de manière adaptée à la demande exigeante du marché. -CVN/VNA

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