Hai Thanh et son amour de la photographie de rue

Diplômé en graphisme de l’Université des beaux de Hanoï, Hai Thanh s’est de plus orienté vers la recherche de vérités simples par la captation de scènes de la vie quotidienne : la photographie de rue.

Hanoi (VNA) - Photographe urbain n’est plus un métier inconnu dans le monde, mais en faire son «gagne-pain» est encore inconcevable dans les esprits vietnamiens. Voir son exposition personnelle de clichés de rues organisée par une galerie d’art «traditionnelle», comme celle du photographe Hai Thanh, était donc une prouesse inédite.

Hai Thanh et son amour de la photographie de rue ảnh 1Le photographe urbain Hai Thanh (droite) à l’ouverture de son exposition The Diary le 9 mars 2017 à Hanoï. Photo : Archives/CVN

Né Dô Thanh Hai en 1972, l’artiste Hai Thanh est diplômé en graphisme de l’Université des beaux-arts industriels de Hanoï. Il a commencé sa carrière en tant qu’ingénieur graphique, mais est finalement retourné vers sa passion d’enfance : la photographie. Il s’est de plus orienté vers la recherche de vérités simples par la captation de scènes de la vie quotidienne : la photographie de rue.

«Je m’intéresse plutôt au potentiel informatif d’une photo qu’à sa beauté. La clé de chaque photo consiste dans le choix d’un point de vue par le photographe», explique-t-il. Par conséquent, les photos de Hai Thanh s’attachent moins à informer d’un événement qu’à décrire les comportements des protagonistes et spectateurs pour raconter une histoire. Un pari sur l’innovation donc, mais un pari risqué dans un contexte où le monde artistique du Vietnam reste imperméable aux tendances mondiales, et où la photographie académique et la photographie de mode règnent sur le microcosme de cet art visuel.

Une passion contagieusebpour l’amour de la vie quotidienne

Hai Thanh et son amour de la photographie de rue ảnh 2La photo de Hai Thanh à l’exposition +The Diary+ capturant les femmes du village de Vinh Hiên, district de Phu Lôc, province de Thua Thiên-Huê (Centre).

À la différence des autres photographes professionnels, Hai Thanh préfère travailler sur smartphone en estimant qu’«Une photo digitale offre plusieurs avantages. Un smartphone est facile à emporter, et tout le monde peut ajouter des filtres aux photos, puis les publier rapidement via les réseaux sociaux. C’est plus pratique que l’utilisation d’un grand appareil photo». Bref, rien ne vaut un bon smartphone pour se lancer dans une carrière de photographe.

Dans cette perspective, il a pu organisé sa première exposition de photos, titrée The Diary et disponible au public entre les 9 et 11 mars dernier à Hanoï. Sa démarche était claire : pousser les amateurs à prendre les photos les plus naturelles possible. Il a détaillé «+The Diary+ est un journal intime dans lequel j’ai cherché à enregistrer les moments de ma vie quotidienne, de celle de mes amis, et même celle des gens que je ne connaissais pas, etc.»

Hai Thanh et son amour de la photographie de rue ảnh 3Une photo de Hai Thanh à l’exposition +The Diary+ en représentant une sieste à Hô Chi Minh-Ville.

Par ailleurs, Hai Thanh veut aller plus loin dans sa passion en réalisant des séries de photos documentaires. Pour les professionnels, la photographie documentaire est le sommet du métier car elle demande au photographe de raconter une histoire du début jusqu'à la fin via des photos quotidiennes. «Ce projet doit se prolonger des années, mais les séances de photos sont réparties en différentes périodes espacées entre elles. C’est mon ambition depuis très longtemps, et je peux survivre grâce à ce métier», confie-t-il avec détermination. -CVN/VNA

Voir plus

La Semaine du film pour enfants Vietnam–Suède se tient du 1er au 5 juin. Photo: comité d'organisation

La Semaine du film Vietnam-Suède enchante le jeune public

Jusqu’au 5 juin, la Semaine du film Vietnam-Suède propose une sélection de classiques du cinéma suédois ainsi que de films d’animation vietnamiens restaurés, favorisant ainsi la narration et les échanges culturels auprès du jeune public.

Grâce à une scénographie originale et à des technologies modernes, chaque espace d’exposition propose une expérience immersive permettant aux visiteurs de découvrir la richesse historique et culturelle des ethnies vietnamiennes. Photo : Vietnam+

Musée d’ethnographie du Vietnam : Maîtriser l’IA pour façonner l’avenir numérique

Du 1er au 7 juin, le Musée d’ethnologie du Vietnam, rattaché à l’Académie vietnamienne des sciences sociales, organise une série d’expériences numériques, à la fois en présentiel et en ligne, dans le cadre de la Semaine internationale des musées 2026 (MuseumWeek). À travers ces initiatives, le musée entend faire du numérique un véritable moteur de médiation culturelle, capable de transformer les expositions traditionnelles en parcours immersifs et interactifs, tout en incitant les visiteurs à explorer de manière active l’histoire, les coutumes et les modes de vie des communautés ethniques du pays.

L’ancienne prisonnière politique Lê Tu Câm, émue, contemple son portrait restauré par numérisation et réalisé à partir de feuilles de lotus, exposé au Musée de Côn Dao. Photo : qdnd.vn.

Un nouveau souffle pour les musées intelligents au Vietnam

Portés par la transformation numérique, les musées vietnamiens se réinventent grâce à la numérisation, à la réalité virtuelle et aux technologies interactives. Une évolution qui redonne vie au patrimoine, enrichit l’expérience des visiteurs et rapproche l’histoire des jeunes générations.

Comment les jeunes Vietnamiens réinventent un artisanat ancestral

Comment les jeunes Vietnamiens réinventent un artisanat ancestral

Bien plus qu’un simple savoir-faire artisanal, chaque impression de Dong Ho porte la mémoire culturelle de générations de Vietnamiens. Grâce à leur créativité et à leur attachement au patrimoine national, les jeunes contribuent aujourd’hui à faire vivre cet héritage, en lui donnant une expression en phase avec leur époque.

Des visiteurs contemplent des oeuvres exposées. Photo: VNA

De la Seine au Fleuve Rouge : un pont culturel entre le Vietnam et la France

À travers des supports variés tels que la soie, le papier dó (connu à l’international sous le nom de poonah), la gravure monotype, l’acrylique ou encore l’art conceptuel, l'exposition intitulée "De la Seine au Fleuve Rouge" a offert un panorama saisissant de la scène artistique contemporaine vietnamienne, mêlant techniques traditionnelles et expressions modernes.

Présentation d’un extrait du festival "pồôn pôông" de la communauté ethnique Muong de la province de Thanh Hoa. Photo : VNA

Développer la culture à l’ère numérique

L’essor spectaculaire des concerts, des programmes de divertissement et des créations diffusées sur les plateformes numériques témoigne d’une profonde mutation des pratiques culturelles. Dans ce nouvel environnement, les technologies numériques, les plateformes de contenu, les communautés créatives et le public deviennent des acteurs à part entière de la diffusion et de la construction des valeurs culturelles. La Résolution n°80-NQ/TW du Bureau politique fixe ainsi l’objectif de bâtir un écosystème culturel numérique moderne, capable de préserver l’identité nationale tout en renforçant la compétitivité et le rayonnement international du Vietnam.

Cérémonie de clôture et remise des prix du Festival du film asiatique de Da Nang (DANAFF) 2025. Photo : VNA

Festival du film asiatique (DANAFF) 2026 : un pont vers le monde

La 4e édition du Festival du film asiatique de Da Nang (DANAFF 2026) confirme une montée en puissance, tant par son envergure que par son contenu, avec l’élargissement de ses activités vers la formation, les échanges professionnels et la coopération internationale.

Le concert exceptionnel intitulé « The Flow of Music » (Le Flux de la musique) a eu lieu le 31 mai au Théâtre Ho Guom à Hanoï. Photo: VNA

La musique au service de l’amitié Vietnam-Pologne

Un concert exceptionnel intitulé « The Flow of Music » (Le Flux de la musique) s’est tenu le 31 mai au Théâtre Ho Guom à Hanoï, à l’occasion du 76e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Vietnam et la Pologne. Porté par des artistes vietnamiens et polonais, l’événement a mis en valeur l’amitié entre les deux pays ainsi que le pouvoir universel de la musique comme langage de dialogue et de rapprochement.

Des étudiants singapouriens visitent le Musée des vestiges de la guerre du Vietnam. Photo : VNA

Le Vietnam, une destination d’apprentissage de plus en plus prisée à Singapour

Au sein de l’Université nationale de Singapour (National University of Singapore - NUS), l'Initiative d'amitié en Asie du Sud-Est (Southeast Asia Friendship Initiative - SFI) vise à mieux faire connaître l’histoire, les cultures et les sociétés de l’Asie du Sud-Est, tout en favorisant la compréhension mutuelle entre les peuples de la région.

Des artistes interprètent la chanson "Trong Com" (Tambour de riz), traduite en français. Photo : VNA

La musique traditionnelle vietnamienne à la rencontre du public français à Arcueil

Une exposition consacrée aux instruments de musique traditionnelle vietnamienne, accompagnée de démonstrations musicales, a permis au public français de découvrir une grande variété d’instruments emblématiques du Vietnam, parmi lesquels le « dan bau » (monocorde), le « dan T’rung » (xylophone en bambou), différents types de tambours, des gongs, des flûtes, des lithophones ainsi que plusieurs instruments issus des minorités ethniques vietnamiennes.

Le vénérable Thich Tri Quang, patriarche suprême du Sangha bouddhiste du Vietnam, offre de l'encens devant la statue du Bouddha. Photo : VNA

Célébration solennelle du Vesak 2570 à Ho Chi Minh-Ville

Le patriarche suprême du Sangha bouddhiste du Vietnam, Thich Tri Quang, a appelé les dignitaires bouddhistes, les bonzes, les bonzesses et les fidèles à poursuivre leur engagement au service de la communauté dans un esprit de pleine conscience et de sérénité.

Le tissage de brocart de Van Giao assure non seulement les moyens de subsistance des habitants, mais préserve aussi une tradition emblématique de la communauté khmère. Photo : VNA

An Giang : entre héritage et modernité, les villages de métiers gardent vivante l’âme du delta

Réputée pour ses villages de métiers ancestraux, la province d’An Giang apparaît comme l’un des précieux gardiens des valeurs culturelles du Sud-Ouest. À l’heure de la modernisation et de l’intégration, la préservation et la valorisation de ces métiers traditionnels jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde du patrimoine culturel de la région, tout en insufflant un nouvel élan au tourisme et à l’économie locale.

Des artisans enseignent la danse et le khèn Hmong aux élèves de l’École primaire semi-internat pour minorités ethniques de la commune de Ta Mung (Lai Chau). Photo d'illustration : VNA

Préserver l’âme du khèn des Mông dans les écoles en zone montagneuse

Le khèn est l’instrument de musique emblématique des Mông, celui qui les relie au monde invisible. Sous le soleil des premiers jours d’été sur le plateau rocheux de l’extrême Nord, la cour de l’école primaire en internat semi-pensionnaire pour minorités ethniques de Sung La, dans la commune de Sa Phin (province de Tuyên Quang), résonne d’une mélodie singulière.

Des coureurs participent à une course de trail au Vietnam. Photo : VNA

Le Vietnam accueillera une étape des UTMB World Series

Le Vietnam accueillera pour la première fois une étape des UTMB World Series, l’un des circuits de trail les plus prestigieux au monde, ouvrant ainsi la voie à une meilleure visibilité internationale des parcours montagneux vietnamiens.