Ha Ji Won, un Sud-Coréen au cœur d’or

Touché par les conditions de vie précaires des enfants démunis, Ha Ji Won a parcouru à pied beaucoup de villes et provinces vietnamiennes afin de les aider à poursuivre leur scolarité.
Ha Ji Won, un Sud-Coréen au cœur d’or ảnh 1Ha Ji Won (1er à gauche) prend la pose avec ses petits protégés. Photo: VNA

Hanoi (VNA) - Touché par les conditions de vie précaires des enfants démunis, Ha Ji Won a parcouru à pied beaucoup de villes et provinces vietnamiennes afin de les aider à poursuivre leur scolarité.

Pendant ses vacances d’été, à la différence d’autres Sud-Coréens retraités qui préfèrent partir en voyage, Ha Ji Won, 64 ans, choisit de se rendre auprès de familles démunies vietnamiennes pour leur remettre des bourses d’étude.

En 2014, il commence à parcourir à pied les localités entre Hô Chi Minh-Ville et Dà Nang (Centre). Depuis, il passe un mois par an dans différentes régions du Vietnam, autant dans les grandes villes que dans les petites communes.

Un immense dévouement

Ha Ji Won a choisi les enfants "parce qu’ils sont les plus vulnérables et aussi l’avenir du monde""Mes programmes de soutien sont souvent déployés en mai car je souhaite que les élèves puissent bien préparer la nouvelle année scolaire", explique-t-il.

"Beaucoup de gens me demandent pourquoi je ne circule pas en voiture ou bien à moto. La raison est simple: marcher me permet d’aller dans les localités les plus éloignées, où les infrastructures demeurent modestes. Par ailleurs, cela me permet aussi de mieux contempler les paysages et surtout d’être au plus près des habitants. Ainsi, je peux mieux comprendre la culture locale, chose impossible en se déplaçant en véhicule à moteur", partage-t-il avec un large sourire.

L’idée de venir en aide aux enfants défavorisés a germé pour la première fois il y a six ans, après sa visite dans un collège de la province de Trà Vinh (Sud) avec l’Association des Sud-Coréens amoureux du Vietnam (VESAMO). "J’ai pu observer les difficultés des enfants sur le chemin de l’école et cela m’a touché", se souvient-il.

Ces petits démunis ont aussi renvoyé Ha Ji Won à sa propre enfance difficile, marquée par l’abandon de ses études à mi-chemin afin d’exercer divers métiers pour gagner sa vie. Sa compassion pour les enfants pauvres et privés de la possibilité d’étudier est ce qui l’a poussé à leur remettre des bourses d’étude.

"Mes parents sont décédés quand je n’étais qu’un petit garçon", confie-t-il. Vivant avec sa grande sœur, il a commencé à travailler à l’âge de 16 ans comme ouvrier.

"Dans ma vie, deux passions m’animent"

Ha Ji Won habite au Vietnam depuis 13 ans, pays qu’il considère comme sa deuxième Patrie. Son fils, 32 ans,  y travaille aussi. "Dans ma vie, deux passions m’animent: être un homme d’affaires et la remise de bourses d’étude", raconte-t-il. C’est pourquoi il s’accorde un mois par an pour cette activité philanthropique malgré un emploi du temps très chargé.

Avant chaque périple à pied, le sexagénaire prépare avec soin tout ce dont il aura besoin, tant au niveau financier que médical. Selon lui, quelques mois d’entraînement physique sont nécessaires avant chaque excursion. En effet, marcher une trentaine de kilomètres chaque jour, particulièrement sur des terrains escarpés, représente vraiment une épreuve à ne pas prendre à la légère. Il est arrivé parfois qu’il se blesse en chemin mais cela ne l’a jamais découragé, au contraire.

Il y a beaucoup de moments où est récompensée sa détermination. Par exemple, quand un enfant qu’il a aidé sort de l’école avec un diplôme, ou bien quand son périple à pied est soutenu et encouragé par ses amis de République de Corée.

Le Sud-Coréen a confié qu’il avait reçu un total de 200 millions de dôngs de la part de ses amis afin d’offrir cette année une trentaine de bourses. Il espère parvenir à cumuler d’ici 2022, l’année marquant le 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Vietnam et la République de Corée, 5.000 km à pied dans toutes les provinces et villes vietnamiennes.

Sur un ton ému, Nguyên Ngô Quang, compagnon occasionnel de Ha Ji Won dans ses périples, confie: "J’ai la chance de partager ses aventures  entre une et deux semaines par an. Ses bourses pourraient bien ouvrir les portes d’un avenir prometteur à des enfants défavorisés. Un grand merci à lui pour sa générosité et ses actions touchantes". -CVN/VNA

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