Grandeur et splendeur du sanctuaire de My Son, patrimoine culturel mondial

Le sanctuaire de My Son évoque de manière lumineuse la vie spirituelle et politique d’une étape importante de l’histoire de l’Asie du Sud-Est.
Grandeur et splendeur du sanctuaire de My Son, patrimoine culturel mondial ảnh 1

Le sanctuaire de My Son est un ensemble architectural remarquable qui s’est développé sur dix siècles.  Photo : VNA

Le littoral du Vietnam contemporain fut du 4e au 13e siècle le berceau d’une culture remarquable, d’inspiration spirituelle indienne hindoue. Cette relation est illustrée par les vestiges d’une série d’impressionnantes tours-sanctuaires, au cœur d’un site remarquable qui fut pendant quasiment toute son existence la capitale religieuse et politique du royaume de Champa.

Sous cette influence, de nombreux temples ont été construits, dédiés à des divinités hindoues telles que Krishna et Vishnou, mais par-dessus tout, Shiva. Bien que le bouddhisme mahayana ait pénétré la culture cham, probablement à partir du 4e siècle, et se soit établi fermement dans le nord du royaume, l’hindouisme shivaïte est demeuré la religion établie d’état.

Avec plus de 70 édifices en brique et en pierre construits entre le 7e et le 13e siècle, My Son est devenu le plus important centre architectural du royaume du Champa. Les édifices s’élèvent dans un cirque élevé de la commune de Duy Phu, district de Duy Xuyên de la province de Quang Nam, entouré d’une chaîne de montagnes formant le bassin-versant du fleuve sacré de Thu Bôn. A l’embouchure du fleuve se trouve la vieille ville portuaire de Hôi An.  

Authenticité

Notre compréhension de l’authenticité du sanctuaire de My Son est tributaire du travail d’Henri Parmentier au début du 20e siècle. Historiquement, en 1470, lorsque le royaume du Champa s’est écroulé, le site a été complètement abandonné. Ce n’est qu’en 1885 qu’il a été redécouvert par un explorateur français, Camille Paris, et dix ans plus tard, les scientifiques ont commencé des recherches approfondies.

L’investigation menée par les archéologues, les historiens et d’autres chercheurs au 19e siècle et au début du 20e siècle a confirmé l’intérêt du site et de ses monuments, lesquels sont des chefs d’œuvre de construction en briques de l’époque, à la fois sur le plan de la technologie de leur construction et du fait de leurs décorations détaillées sculptées dans la brique.  

Les monuments du sanctuaire de My Son sont les constructions les plus importantes de la civilisation de My Son. Les tours-sanctuaires présentent une variété de dessins architecturaux symbolisant la grandeur et la pureté du Mont Méru, la montagne sacrée mythique, berceau des dieux hindous au centre de l’univers, à présent reproduite symboliquement sur terre dans la patrie montagneuse du peuple cham. 

Les temples sont construits en brique cuit et en piliers de pierre décorés de bas-reliefs en grès représentant des scènes de la mythologie hindoue. Leur caractère sophistiqué en matière de technologie témoigne des compétences chams en génie, alors que l’iconographie et le symbolisme élaborés des tours-sanctuaires jettent de la lumière sur le contenu et l’évolution de la pensée religieuse et politique cham.

La plupart des tours possèdent un toit pyramidal censé représenter le mont Meru, demeure des dieux du panthéon hindou. La tour principale (Kalan) est entourée de tours plus basses, toutes orientée à l’Est pour recevoir la lumière du soleil. En raison de la grande influence architecturale et culturelle de l’Inde, My Son compte aussi nombre de stèles gravées en sanskrit - langue sacrée et langue littéraire de l’Inde ancienne.

 Consécration mondiale

Tout au long de son histoire, le sanctuaire de My Son a subi des dommages dus aux guerres auxquelles se sont ajoutés les outrages du temps. Mais le travail de conservation a été fait et le reste des tours-sanctuaires a été entretenu et est bien préservé. Le site a su renaître de ses cendres pour retrouver une certaine splendeur...

Bien qu’il n’y ait pas beaucoup de grandes structures comme à Angkor (Cambodge), Pagan (Myanmar) ou Borobudur (Indonésie), My Son est l’un des plus grands sanctuaires religieux de l’hindouisme de l’Asie du Sud-Est et il joue un rôle important dans la compréhension de l’histoire ancienne de la région Sud-Est asiatique.

Le sanctuaire de My Son est un exemple exceptionnel d’échange culturel où une société autochtone s’adapte à des influences culturelles externes, notamment l’art et l’architecture hindous du sous-continent indien. Il évoque de manière lumineuse la vie spirituelle et politique d’une étape importante de l’histoire de l’Asie du Sud-Est. Le sanctuaire de My Son a été inscrit par l’UNESCO au patrimoine culturel mondial en décembre 1999. -VietnamPlus

Voir plus

Le « mapping 3D » plonge les visiteurs au cœur du patrimoine vietnamien

Le « mapping 3D » plonge les visiteurs au cœur du patrimoine vietnamien

L’exposition multisensorielle « Giao thời » (Transition), une présentation artistique utilisant la technologie moderne de mapping 3D associée à des systèmes de capteurs interactifs, constitue actuellement l’une des attractions majeures du Musée des Femmes du Vietnam. Elle invite le public à entreprendre un voyage inédit à travers les valeurs culturelles vietnamiennes.

Le secrétaire général du Parti et président de la République Tô Lâm s'exprime lors de la deuxième réunion du comité directeur central sur le développement de la culture vietnamienne, à Hanoi, le 13 juillet. Photo: VNA

Le leader Tô Lâm exhorte à construire la souveraineté culturelle dans le cyberespace

Il a déclaré que préserver la culture à l’ère du numérique ne se limite pas à la simple conservation du patrimoine, mais doit l’ancrer dans la vie contemporaine ; qu’il ne s’agit pas seulement de la numériser pour le stockage, mais aussi pour l’éducation, la créativité, la diffusion et pour en faire une ressource pour le développement, les industries culturelles et l’intelligence artificielle du Vietnam.

L’exposition rassemble plus de 100 objets et ensembles d’objets datant de la dynastie des Nguyen, issus de 23 collections privées. Photo: VNA

La ville de Hue présente au public de précieux trésors de la Cour impériale

Réunissant plus de 100 objets d’exception issus de collections privées et du Musée des antiquités royales de Hue, l’exposition « Héritage impérial – L’excellence réunie » met en lumière le raffinement artistique et le patrimoine de la dynastie des Nguyen. Elle se tient jusqu’au 9 octobre au palais Long An, dans l’ancienne cité impériale de Hue.

Représentation de musique traditionnelle vietnamienne au Temple de la Littérature. Photo: VNA

L’art, un vecteur de rayonnement pour le patrimoine

Les sites patrimoniaux vietnamiens accueillent de plus en plus d'expositions, de concerts et de spectacles immersifs. En conciliant création artistique et mise en valeur des monuments, ces initiatives renouvellent l’expérience des visiteurs, attirent de nouveaux publics et offrent une nouvelle lecture du patrimoine, tout en rappelant la nécessité de préserver son authenticité.

L'équipe masculine vietnamienne de kumite rafle la médaille d'or aux 13èmes Championnats de karaté d'Asie du Sud-Est. Photo : AKF

Karaté : Le Vietnam confirme sa domination en Asie du Sud-Est

Les 13es Championnats de karaté d’Asie du Sud-Est se sont achevés dimanche 12 juillet en apothéose pour l'équipe vietnamienne. Avec 29 médailles d’or, 31 d’argent et 27 de bronze, le Vietnam s’affirme comme la première puissance régionale du karaté.

Le Portugal remporte le Festival international de feux d'artifice de Da Nang 2026. Photo: VNA

Le Portugal remporte le Festival international de feux d'artifice de Da Nang 2026

Le Portugal a remporté le premier prix du Festival international de feux d'artifice de Da Nang (DIFF) 2026, dont la finale s'est tenue le 11 juillet au soir. Cette édition, marquée par une affluence record et un fort engouement touristique, a confirmé le statut du DIFF comme l'un des événements culturels et touristiques majeurs du Vietnam.

Héritiers et créateurs : la jeunesse vietnamienne au cœur du renouveau culturel

Héritiers et créateurs : la jeunesse vietnamienne au cœur du renouveau culturel

Depuis la publication de la Résolution n° 80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, les grandes orientations et les objectifs fixés commencent progressivement à se traduire dans la réalité sociale. Au cœur de cette dynamique, les jeunes générations jouent un rôle de plus en plus important dans la préservation, la transmission et la valorisation du patrimoine culturel national, faisant de la culture un vecteur d’identité et de créativité pour l’avenir.

Des artistes participent aux célébrations de la fête nationale (2 septembre) l'année dernière. Photo : VNA

La Résolution n° 80-NQ/TW : une feuille de route historique pour la renaissance culturelle du Vietnam

la Résolution n° 80-NQ/TW vise à conférer à la culture un rôle central dans la société, à la fois comme puissance douce influençant les comportements et comme levier de développement transformant les valeurs en capacités nationales. C’est à cette condition que ses objectifs dépasseront le cadre théorique pour devenir une réalité tangible, contribuant à bâtir un Vietnam à la fois dynamique et durable dans la nouvelle ère.

Le Festival Vietnam-Japon 2026 s'est ouvert le 9 juillet à Da Nang. Photo: VNA

Le Festival Vietnam-Japon 2026 de Da Nang célèbre les liens d’amitié et de coopération bilatérale

Le Festival Vietnam-Japon 2026 s'est ouvert le 9 juillet à Da Nang, avec pour objectif de renforcer les échanges culturels et la coopération entre la ville et ses partenaires japonais. Pendant quatre jours, l'événement met en avant les relations de partenariat stratégique global entre les deux pays à travers des activités culturelles, économiques et d'investissement.

Des convives participent à la préparation de rouleaux de pho lors de l’événement. Photo : VNA

À Vienne, le pho raconte l’âme du Vietnam

À Vienne, le pho s’est imposé comme un véritable ambassadeur culturel, illustrant le savoir-faire culinaire vietnamien et son pouvoir de rassembler au-delà des frontières.