Gastronomie: la chèvre à toutes les sauces

La viande caprine, riche en protéines et peu grasse, est très prisée par les gourmets vietnamiens. Les chefs, par leur créativité, peuvent aussi la décliner en une vingtaine de plats différents.
La viande caprine, richeen protéines et peu grasse, est très prisée par les gourmetsvietnamiens. Les chefs, par leur créativité, peuvent aussi la déclineren une vingtaine de plats différents.

Dans lamédecine traditionnelle vietnamienne, la viande caprine est considéréecomme un aliment de bonne qualité protéique et maigre. Par ailleurs, laviande de chèvre contient peu d’acides gras saturés et un taux decholestérol moins élevé que d’autres viandes. Cet aliment est ainsiprincipalement consommé par les personnes soucieuses de leur santé. Laconsommation de viande caprine, souvent accompagnée d’épices etd’herbes, permet en particulier de prévenir et de guérir plusieursmaladies.

Deux célèbres médecins, Tuê Tinh,précepteur de la médecine traditionnelle vietnamienne au XIVe siècle, etHai Thuong Lan ông, grand connaisseur du XVIIIe siècle dans ce domaine,ont tous reconnu les vertus de cette viande sur la santé. Dansplusieurs de leurs ouvrages sur la médecine traditionnelle, ilsremarquent que la consommation de cette dernière permet d’améliorer lacirculation sanguine, d’augmenter la température corporelle, de produiredes enzymes digestives, de guérir et de prévenir des maladies commel’impuissance sexuelle, les bronchites, l’asthme, ou encore latuberculose.

De l’étable à la table


La viande de chèvre est très prisée par les gastronomes. Bien que lesrecettes soient simples à réaliser, les restaurants vietnamiens sontloin d’en proposer à leur carte. Deux raisons principales peuventl’expliquer : le savoir-faire des restaurateurs et l’approvisionnementen viande. Les restaurants du Nord en particulier sont réputés pourleurs plats à base de viande caprine, qui est notamment devenue l’unedes spécialités de la province de Ninh Binh, à 100 km de Hanoi.Parallèlement, outre le savoir-faire des restaurateurs, les chèvres sontélevées à l’état semi-sauvage. Les bêtes déambulent ainsi au milieu desroches calcaires qui parsèment la région, ce qui rend leur viandeferme, savoureuse, peu juteuse et filandreuse.

Ilest conseillé de servir la viande avec différentes épices et herbes, letout bien assaisonné. Ce sont les épices, les légumes et les méthodes duchef, qui rendent les plats uniques…ou non. Thành et Nguyêt,originaires de Ninh Binh, gèrent un restaurant à Hanoi. Le couplepropose à leurs clients un menu composé de 20 plats. La viande estpréparée de façons différentes : à la vapeur, grillée, sautée, mijotée,etc. «Généralement, dans un menu entièrement composé de plats à base deviande de chèvre, l’entrée proposée est un + tiêt canh dê +,particulièrement apprécié par les hommes», présente M.Thành. Est alorsservi un bol de sang gélifié, mélangé à des tripes hachées, le toutaccompagné d’un verre d’alcool.

Des plats à fort caractère à la carte

Pour les adeptes de cette viande, le plus simple est de commander uneassiette de morceaux de maigre cuits à la vapeur : le dê hâp envietnamien. Le cuisinier sélectionne alors les morceaux de la chèvre,puis les cuits à la vapeur avec des feuilles de citronnelle. Ce mets sedéguste avec des feuilles de basilic, de "sung" (ficus racemosa ou ficusglomerata), de "dinh lang" (polyscias fruticosa), des lamelles decarambole, de banane et d’ananas verts, le tout trempé dans de la saucede soja assaisonnée d’un peu de sucre et de piment. "Quant au + dê taichanh +, la viande est coupée en lamelles, lesquelles sont plongéesrapidement dans l’eau bouillante. Celles-ci sont ensuite mélangées avecdu jus de citron, du gingembre, de l’ail, du poivre, des feuilles decitronniers, des graines de sésame", précise Mme Nguyêt.

Pour les friands de plats assaisonnés, la viande caprine grillée,sautée ou mijotée est un bon choix. Pour servir une assiette de "dênuong", le chef coupe la viande puis la laisse mariner 10 à 15 minutesavec différents condiments et épices: sel, ail, sucre, huile, piment,graines de sésame, citronnelle. Le tout est ensuite cuit au barbecue.L’autre façon de déguster de la chèvre est de faire sauter de la viandeavec de l’huile végétale et quelques herbes. Ainsi, à partir de cetteméthode peuvent se décliner quatre ou cinq préparations. Pour faire un"dê sào xa ot" par exemple, il faut de l’ail, de la citronnelle, dupiment et des poivrons. Pour le "dê sào sa tê", il faut de la sauce depiment, du vinaigre, du sucre, de la citronnelle et de tapioca.

Pour le "dê xào thâp câm", la viande est alors sautée avec des poussesde céleri, des poireaux et des oignons. Pour rendre ce mets encoremeilleur pour la santé, il est possible de le manger sous forme deragoût, accompagné d’herbes médicinales. Avec ses qualitésnutritionnelles et son goût unique, la viande caprine occupe une placede choix dans le menu des restaurants cherchant à servir des platsoriginaux à leurs clients. – CVN/VNA

Voir plus

L’Orchestre se produira sous la direction de Victor Jacob dans le concert "Florilèges français" à l’Opéra Hô Guom, à Hanoi

De grands musiciens se produiront au concert «Florilèges français» à Hanoi

Les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles interpréteront un programme de 90 minutes mêlant solistes, duos et œuvres orchestrales. Le concert accueillera également le ténor Julien Behr (Don José dans Carmen) et les artistes Fanny Valentin (soprano), Camille Taos Arbouz (mezzo) et Alexandre Adra (basse).

Des étudiants de l'Université Hung Vuong à la découverte des œuvres d'art célèbres présentées à l'exposition. Photo : VNA

Flux de la culture, un pont entre les cultures vietnamienne et sud-coréenne

À travers des œuvres artistiques, le public découvre les cultures et les peuples des deux nations, contribuant ainsi à la paix, à la coopération et au développement. L’exposition permet également aux jeunes générations de mieux comprendre le dynamisme du Vietnam et la richesse culturelle de la République de Corée.

La ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, Lâm Thi Phuong Thanh, fournit des éclaircissements sur certains points soulevés par les députés. Photo : VNA

Le Vietnam va dépenser au moins 2% du budget de l’État pour le développement culturel

La résolution stipule que le financement du développement culturel comprendra au moins 2% des dépenses budgétaires annuelles totales de l’État, en plus des ressources sociales mobilisées. Le ministère travaille en coordination avec le ministère des Finances du Vietnam et les organismes compétents afin de définir la structure de cette allocation et d’en garantir une utilisation efficace.

Lors de la séance de travail. Photo : VNA

Khanh Hoa appelée à devenir la ville de la photographie du Vietnam

Le 21 avril dans l'après-midi, une délégation du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, conduite par le vice-ministre Ta Quang Dong, s'est entretenue avec le Comité populaire de Khanh Hoa. Au cœur des échanges : le déploiement du projet « Construction et promotion de la marque nationale - Ville de la photographie du Vietnam » au sein de cette magnifique province.

Les entraîneurs des équipes vietnamienne et australienne lors d'une conférence de presse en Indonésie le 21 avril, avant la demi-finale du Championnat d’Asie du Sud-Est de football des moins de 17 ans. Photo : VFF

Championnat d’Asie du Sud-Est U17 : Vietnam-Australie, une demi-finale à enjeu

L’Australie possède une équipe solide, riche d’une vaste expérience internationale, et dotée d’une grande force physique et d’une discipline tactique exemplaire. Néanmoins, le Vietnam a étudié avec soin ses adversaires et élaboré des stratégies pour neutraliser leurs points forts tout en optimisant ses propres performances.

Un numéro artistique est présenté par la Troupe d'art des marionnettes de Hai Phong à la maison communale de Truc Cat, quartier de Le Chan. Photo : VNA

Exploitation de « la mine d’or » des industries culturelles : tout commence par la culture

À l’heure où la culture s’impose comme une ressource stratégique, le Vietnam entend transformer son riche patrimoine en levier de croissance et d’influence, en articulant créativité, technologie et identité. Entre préservation et innovation, les industries culturelles se dessinent ainsi comme un moteur clé d’un développement à la fois économique, durable et profondément enraciné dans les valeurs nationales.

L’artiste Le Huu Hieu. Photo : VNA

Un "ver à soie" vivant au cœur de l’art contemporain

Pour la première fois de son histoire, le Vietnam sera présent avec un pavillon à la 61e Biennale d’art de Venise, l’un des rendez-vous majeurs de l’art contemporain mondial avec l’installation « Tằm » (Baco da seta ou Ver à soie) de l’artiste Le Huu Hieu. Cette oeuvre s’impose comme un point focal — à la fois par sa force visuelle et par la profondeur de sa pensée.