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Hanoi (VNA) - Diversifier les marchés à l’export pour réduire la dépendance vis-à-vis des grands marchés est une mesure nécessaire pour la filière rizicole nationale, dans le contexte où les commandes de ces marchés ont tendance à reculer.

Au premier trimestre, les exportations nationales de 1,2 tonne de riz de toutes catégories ont dégagé une valeur de 582 millions de dollars, +11% en volume et +23% en valeur en glissement annuel. Heureusement, le volume de riz de qualité limitée ne représente que 20% du total. Le pays exporte donc pour l’essentiel du riz de haute qualité, de bon augure pour la filière. C’est ce qu’a informé Mme Bui Thi Thanh Tâm, représentante de l’Association des vivres du Vietnam (VFA).

Ce premier trimestre, hormis les marchés dits «traditionnels» comme la Chine, les Philippines, le Bangladesh, l’Afrique…, les exportations nationales de riz ont connu une forte croissance en Indonésie et en Irak. En particulier, après deux ans consécutifs d’arrêt de ses importations de riz vietnamien, l’Indonésie en a importé 441.000 tonnes après avoir ouvert deux adjudications en janvier et mars.

Selon Mme Bui Thi Thanh Tâm, l’un des types de riz les plus vendus par le Vietnam est le riz gluant, et son principal débouché est la Chine. L’exportation vers d’autres marchés est difficile. Alors que le riz «normal» ou le riz parfumé ont un large choix de débouchés.

L’exportation de riz vers les débouchés «traditionnels» que sont Chine, Philippines, Bangladesh et Afrique fait toujours face au risque de chute du volume comme du prix d’exportation. Curieusement, il semble que les entreprises nationales accordent peu d’importance aux marchés tels Hong Kong (Chine), Japon, Etats-Unis ou Europe, pourtant très prometteurs.

A noter que des pays comme le Pakistan ou le Cambodge, qui depuis longtemps produisent du riz pour répondre à leur demande domestique, ont commencé à en exporter. Par exemple, en 2017, le Cambodge a exporté 635.700 tonnes vers 63 pays et territoires, dont 276.800 tonnes en Europe. Un chiffre impressionnant comparé aux 3.720 tonnes de riz vietnamien exportées vers ce dernier marché, a indiqué Bui Thi Thanh Tâm.

Dans ce contexte, élargir les marchés à l’export pour éviter les risques inhérents à la trop grande dépendance vis-à-vis des grands marchés traditionnels s’avère nécessaire pour la filière rizicole du Vietnam, a suggéré cette représentante de la VFA.

Selon les prévisions de la VFA, en 2018, cette filière nationale vise 6,5 millions de tonnes, dont 2,7 tonnes en Chine, 1 million en Afrique, 800.000 tonnes aux Philippines et 800.000 tonnes en Indonésie. -CPV/VNA