Faire des bénéfices en faisant du social : avis d’experts

 La Chambre de commerce et d’industrie du Vietnam (VCCI) a récemment décerné pour la 5e année le Prix «Responsabilité sociale des entreprises 2012» à 41 entreprises.

 La Chambre de commerce etd’industrie du Vietnam (VCCI) a récemment décerné pour la 5e année lePrix «Responsabilité sociale des entreprises 2012» à 41 entreprises.Avis de professionnels et d’entrepreneurs sur les intérêts que présentela RSE, notion qui pour beaucoup demeure vague aujourd’hui encore...

Vu Tiên Lôc, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Vietnam
Les entreprises doivent prendre en compte qu’elles appartiennentpleinement à la société et, comme tout membre d’une société, ont unintérêt commun avec celle-ci comme avec tous ses autres acteurs, neserait-ce que dans le développement du milieu dans lequel ellesévoluent. La santé du «corps social», qui passe aussi par l’économique,dépend du bon développement de chacune de ses «cellules», dont lesentreprises.

Pratiquer la RSE va au-delà d’une recherche d’une image deprestige, elle permet à l’entreprise de s’imposer sur le marché, carinvestir en ce domaine a pour résultat une plus grande compétitivité etun développement plus durable. Une pratique constante de la RSE luiapportera de nombreux avantages, dont la baisse de ses coûts, lacroissance de son chiffre d’affaires, la valorisation de sa marque, lastabilité de ses effectifs de personnel ou, encore, de plus nombreusesopportunités de débouchés. La conscience d’une entreprise en matière deresponsabilité sociale est en relation directe avec son succès. J’espèreque dans les temps à venir, de nombreuses entreprises considèrerontleur responsabilité sociale comme une nouvelle orientation de leuractivité.

Nguyên Huu Ninh, expert en développement durable 

Pratiquer la RSE induit une relation de réciprocité : si l’entrepriseest socialement responsable, en retour, la société est responsable auregard de la consommation de ses produits. J’ai souvent constatél’importance des autorités publiques dans l’encouragement desentreprises à pratiquer cette responsabilité sociale. Par exemple, siune petite ou moyenne entreprise est d’une grande valeur économique à lalocalité dans laquelle elle est, par exemple en termes d’emploi,celle-ci doit lui accorder des privilèges. Si les autorités localesapprofondissent leurs relations avec l’entreprise en suivant étroitementson évolution, cette dernière sera davantage portée à pleinementassumer sa responsabilité sociale.

Zhuo Xian Hong, directeur général du groupe taïwanais Foxconn Technology
Les entreprises considèrent la RSE comme une opportunité et uneexpérience en vue d’un fonctionnement plus rentable. Dans notre secteurqui est l’électronique, nous avons de très grands clients comme HP,Nokia, Apple, Dell, Lenovo ou Canon qui, eux aussi, insistent sur laRSE. Et, de fait, c’est également un des points de notre stratégie denotre groupe. Ainsi, Foxconn a construit 12 locaux, 9 logements,réfectoires ainsi que zones de restauration et de loisirs pour sonpersonnel, les plus de 13.000 personnes employées par nos deux filialesau Vietnam. Elles vivent ainsi dans des conditions de travail qui sontaux normes de sécurité du travail, d’égalité des sexes, de respect del’environnement...

Vu Thi Thuân, présidente du conseil d’administration de la Compagnie par actions pharmaceutique Traphaco.

La responsabilité sociale en tant que perspective de développementdurable est une tendance désormais inéluctable pour l’entreprise sur lavoie de son intégration au monde. Celle-ci présente d’énormes intérêtspour l’entreprise comme pour la société, notamment en termesd’amélioration de la compétitivité de l’entreprise. Chez nous, nousavons institué une culture de coopération et de partage au sein del’entreprise. Lors d’une enquête réalisée par notre direction, laplupart de nos salariés ont indiqué que le niveau des salaires n’est pasun facteur décisif dans leur choix de travailler pour nous. Le plusimportant, pour eux, est d’avoir un emploi, de s’affirmer tout encontribuant aux relations au sein de l’entreprise, ainsi que des’entraider. Plus l’entreprise pratique sérieusement sa responsabilitésociale, plus elle en retire d’avantages. Et en qui nous concerne, c’estla raison pour laquelle notre entreprise maintient une croissanceannuelle de 25% à 30% en dépit des difficultés économiques actuelles.

Le professeur Mark Kramer, de l’Université de Harvard (États-Unis)

Toutes les entreprises, petites comme grandes, peuvent mettre en œuvrela RSE dans le cadre de leur stratégie de développement. Elles doiventétudier les besoins sociaux et les goûts du consommateur pour définir lemeilleur plan de développement. Si elles le font effectivement, laquestion du coût n’est pas importante. Il en est de même en matière deRSE. Or, dans leur grande majorité, elles ne perçoivent que leuractivité commerciale en considérant que leur rôle dans la société selimite à générer un chiffre d’affaires et à réaliser des bénéfices.Elles considèrent que toute la dimension sociale de leur activité relèvede la société, et donc, le cas échéant, du gouvernement, sans aucuneresponsabilité de leur part. C’est faux.

Les entreprises sont en mesurede faire des profits tout en répondant à tous les aspects sociaux queleur existence et leur activité impliquent. Au Vietnam, la plupart sontde petites et moyennes entreprises. La recherche de solutions pour uneharmonie entre leur intérêt et celui de la société contribuera pour unegrande part au développement de chacun.

Pour l’entreprise, c’estaméliorer sa compétitivité, bénéficier d’un développement durable etaffirmer sa position sur le marché. Pour la société, c’est le règlementeffectif de difficultés ponctuelles ou locales qui, cumulées, peuventdevenir un problème de société ou, si vous préférez, le bénéfice d’uncertain bien-être social. – VNA

Voir plus

Le ministre de l'Économie, Luis Pedrero, s'entretient avec l'ambassadeur du Vietnam au Mexique, Nguyên Van Hai. Photo: VNA

Le Vietnam renforce ses liens commerciaux avec des régions du Mexique

Des entreprises du Chiapas ont manifesté leur intérêt pour une coopération avec des partenaires vietnamiens dans la production et la commercialisation de produits aquacoles, notamment le tilapia ainsi que les crevettes et autres produits dérivés. Elles ont également exprimé leur intérêt pour le développement de chaînes de valeur pour des produits agricoles tels que le café biologique, le cacao, le miel, les fruits secs et l’artisanat traditionnel.

Réunion du Comité permanent de l’Assemblée nationale. Photo: VNA

Le Comité permanent de l’AN adopte un cadre fiscal pour stabiliser les prix des carburants

Le président de la Commission de l’économie et des finances, Phan Van Mai, a déclaré que la commission soutenait la proposition du gouvernement et recommandait une approche globale et coordonnée, allant de la gouvernance des prix et de la transparence des composantes de la tarification des carburants à la stabilité de la chaîne d'approvisionnement, en passant par le renforcement des contrôles et la lutte rigoureuse contre la spéculation et l'accaparement.

Vue de la ligne d'horizon de Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Le Vietnam met résolument le cap sur une croissance à deux chiffres

Le nouveau Premier ministre Lê Minh Hung a déclaré lors de son discours d’investiture mardi 7 avril que "l’objectif d’une croissance moyenne du PIB supérieure à 10% par an sur la période 2026-2031 est un impératif de développement pour concrétiser les objectifs stratégiques du pays".

Les exportations de produits aquatiques progressent de 8 % au premier trimestre

Les exportations de produits aquatiques progressent de 8 % au premier trimestre

Au premier trimestre, les exportations vietnamiennes des produits aquatiques ont atteint environ 2,64 milliards de dollars, soit une hausse de près de 8 % sur un an. Bien que positive, cette croissance marque un ralentissement par rapport à la hausse de 20 % enregistrée au cours des deux premiers mois de l’année, illustrant la volatilité persistante du marché mondial.

Industrie navale à Hai Phong : l’innovation au service de l’intégration

Industrie navale à Hai Phong : l’innovation au service de l’intégration

De la conception initiale à l’usinage en circuit fermé, la parfaite synergie entre l’expérience artisanale et la maîtrise des technologies modernes par les ouvriers permet de livrer des navires en acier conformes aux standards internationaux, alliant robustesse, précision et excellence opérationnelle.

Espace d'exposition et de présentation de produits lors de l'AI Day 2026. Photo : VNA

L’économie de l’IA, une opportunité majeure pour le Vietnam

Le concept d’économie de l’IA a été abordé pour la première fois par le Centre national d’innovation (NIC), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Boston Consulting Group (BCG) dans un rapport publié à la mi-2025. Selon ce rapport, d’ici 2040, l’IA pourrait apporter jusqu’à 130 milliards de dollars au PIB du Vietnam, soit environ 25 % de la taille actuelle de l’économie.

Photo d'illustration : VNA

Les zones industrielles vertes, un levier stratégique pour attirer les IDE

Ho Chi Minh-Ville se positionne en pionnière dans le développement de zones industrielles vertes, écologiques et intelligentes, considérées comme un pilier stratégique pour attirer les investissements directs étrangers (IDE) de nouvelle génération, renforcer la compétitivité et s’intégrer davantage dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Chargement et déchargement de conteneurs importés au port international de Nghi Son, quartier de Nghi Son, province de Thanh Hoa. Photo : VNA

Les médias indonésiens soulignent l'influence économique croissante du Vietnam

Le Vietnam affirme sa montée en puissance économique en Asie du Sud-Est. Même s’il ne figure pas encore parmi les dix premières économies du continent, le pays gagne en influence dans la production, l’électronique et les chaînes d’approvisionnement régionales, reflétant le basculement du centre économique asiatique vers la Chine, l’Inde et l’Asie du Sud-Est.