Expansion de la crevetticulture bio dans le delta du Mékong

La crevetticulture bio dans le delta du Mékong a connu récemment une forte croissance, pour la demande grandissante des entreprises exportatrices, la prédilection des marchés exigeants.
Expansion de la crevetticulture bio dans le delta du Mékong ảnh 1Dans le delta du Mékong, l'élevage des crevettes est l'un des secteurs clés de l'économie régionale.

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - La crevetticulture bio dans le delta du Mékong a connu récemment une forte croissance, d’une part, pour la demande grandissante des entreprises exportatrices, la prédilection des marchés exigeants et d’autre part, pour ses coûts d’investissement réduits et ses rentabilités garanties.

Aux dires d’experts, le développement de la crevetticulture bio dans le delta du Mékong bénéficie aux éleveurs et également aux entreprises, contribuant à la protection de l’environnement en dépit de sa productivité inférieure à celle de la méthode d’élevage extensif dans les bassins ou les étangs fermés. Néanmoins, les crevettes bios subissent moins d’épidémies et sont toujours achetées à prix plus élevés.

Selon Dinh Xuân Lâp, directeur adjoint du Centre de coopération internationale pour l’élevage et l’exploitation aquatique durable (ICAFIS), la crevetticulture bio a créé plus de 700.000 emplois aux habitants des provinces du delta du Mékong, représentant 45% du volume des exportations totales du pays en 2017.

À ce jour, nombre d’éleveurs ont tendance à élever des crevettes bio en profitant des surfaces d’eau dans les forêts de mangroves, ou sur les rizières. Avec ce modèle d’élevage, on ne paie pas beaucoup pour l’alimentation, moins pour les médicaments prévenant d’épidémies et moins pour les procédés de traitement des eaux usées d’après-récolte par rapport à l’élevage industriel et concentré.

Selon cet expert, les éleveurs des provinces de Cà Mau et de Bac Liêu ont amélioré leur niveau de vie grâce à ce modèle d’élevage, en particulier, à la réduction de 50% des coûts d’investissement et à des prix de vente plus rentables. De plus, lesdits éleveurs ne perdent pas non plus de temps en matière de soins en raison du nombre éventuel d’épidémies, inférieur, comparé à celles en élevage extensif fermé. 

C’est le cas de Vo Hông Ngoan, domicilié dans la commune de Vinh Trach Dông, ville de Bac Liêu, de la province éponyme. Cet éleveur a abandonné le modèle d’élevage intensif et a commencé il y a cinq ans à se consacrer à ses 10 ha de surfaces d’élevage éco. Selon lui, au début, le rendement n’était pas aussi élevé mais la crevetticulture bio a permis de réduire la prise en charge des soins dits hygiéniques. De plus, les acheteurs acceptent volontiers de payer plus.

L'élevage respectueux de l’environnement

Selon les experts, l’élevage industriel et intensif dans les étangs fermés laisse souvent des résidus dans l’eau du au nombre d’éleveurs utilisant de grande quantité d’aliments pour booster la croissance des crevettes. Cette pratique entraîne un volume d’aliment exessif non consommable pour les crevettes, et ces restes contaminent facilement l’écosystème des régions d’élevage, contrairement à la crevetticulture bio n’utilisant que les ressources alimentaires disponibles dans la nature.

Par ailleurs, face aux exigences requises par les marchés importateurs, et celles de nombreuses institutions internationales en matière de produits sûrs et propices à l’environnement, les entreprises domestiques constatent que ce modèle d’élevage bio favorise leurs exportations vers les pays étrangers.

Selon Lê Van Quang, le Pdg du groupe Minh Phu (province de Cà Mau), à l’heure actuelle, les matières premières de crevettes bios du Vietnam seront concurrentielles et compétitives sur les marchés exportateurs au niveau de la sécurité alimentaire et du rendement tout en restreignant la pollution de l’environnement des alentours. D’ajouter que son groupe est prêt à acheter des crevettes bios certifiées à un prix supérieur de 10% pour combler ses commandes d’exportation.

Au niveau provincial, Duong Thành Trung, président du Comité populaire de la province de Bac Liêu, a fait savoir que le modèle de crevetticulture bio de sa province a observé de nombreux aspects positifs liés à la réduction de la pollution et à la résilience aux changements climatiques ainsi qu’à la stabilisation du volume.

Selon le dernier rapport de ladite province, jusqu’en mai 2018, la province compte plus de 120.000 ha de surfaces de crevetticulture bio et celles de modèle de crevetticulture alternative. Dans les temps à venir, cette province prévoit de renforcer l’application de technologies dernier cri dans la crevetticulture bio tout en s’orientant vers une croissance durable et sûre de cette filière, améliorant ainsi les prix de vente des crevettes destinées aux exportations.

En 2017, le Vietnam a enregistré une valeur totale de 3,85 milliards de dollars à l’exportation de crevettes, soit une hausse de 22,3% en variation annuelle. Cette filière ambitionne de remporter un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards de dollars en 2018, selon les estimations de l’Association des producteurs et des exportateurs de produits aquatiques. -CVN/VNA

Voir plus

La péninsule de Thu Thiêm est positionnée comme le cœur du Centre financier international à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Un cadre solide de résolution des différends pour renforcer l’attractivité du VIFC

La stratégie de développement du Centre financier international à Hô Chi Minh-Ville (VIFC-HCMC) prévoit un écosystème financier complet englobant la finance verte, les crédits carbone, la fintech, la technologie blockchain, les actifs numériques, la banque numérique et d’autres modèles commerciaux innovants. Ces secteurs fortement internationalisés impliquent des transactions transfrontalières complexes et des structures juridiques sophistiquées.

Pays maritime, dont l’histoire, la tradition, la culture et le processus d’édification nationale sont liés à la mer, le Vietnam vise à faire de la mer un espace de développement stratégique pour construire un pays puissant et enrichi par la mer. Photo: VNA

La mer bleue dans l’image d’un pays maritime puissant au XXIe siècle

Après huit ans d’application de la résolution n°36-NQ/TW du Comité central du Parti du 12e mandat, en date du 22 octobre 2018, sur la stratégie de développement durable de l’économie maritime du Vietnam jusqu’en 2030 avec une vision jusqu’en 2045, l’heure est au bilan mais aussi à une nouvelle résolution à mettre en place.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Le Manh Hung (4e à partir de la droite) et Eric M. Hambly (5e à partir de la droite), président-directeur général du groupe américain Murphy Oil. Photo: moit.gov.vn

Murphy Oil invité à développer de nouveaux projets au Vietnam

Présent au Vietnam depuis 2012, le groupe participe à plusieurs projets pétroliers et gaziers importants, dont Lac Da Vang et Hai Su Vang. Ces projets devraient contribuer à renforcer l’approvisionnement énergétique du pays et à soutenir son développement économique.

Changer les mentalités pour accélérer les technologies stratégiques

Changer les mentalités pour accélérer les technologies stratégiques

Le développement des « technologies stratégiques » constitue actuellement une priorité urgente, nécessitant une mobilisation résolue, depuis l’élaboration des mécanismes et des politiques jusqu’à leur mise en œuvre opérationnelle, afin de générer des percées productives et des résultats concrets et visibles. La maîtrise de ces technologies permettra au Vietnam de devenir un pays dynamique, doté de capacités technologiques avancées et de produits de marque reconnus à l’international.

L'article publié dans le journal français Le Monde. Photo : capture d’écran

Le numérique s’impose comme le nouveau moteur de la croissance économique au Vietnam

Selon des données récemment relayées par le journal français Le Monde, l’e-commerce a progressé de 25 % en 2025 dans le pays, générant 26 milliards d’euros de chiffre d’affaires, notamment grâce à TikTok Shop. Avec une part représentant désormais 11 % des ventes de détail totales, le pays s'affirme comme l'un des marchés les plus dynamiques d'Asie du Sud-Est.

Environ 220 tonnes de bananes fraîches de Dông Nai exportées vers les marchés internationaux. Photo: VNA

L’agriculture confirme son rôle de moteur des excédents commerciaux malgré les turbulences mondiales

Alors que le déficit commercial du Vietnam s’est creusé à près de 14 milliards de dollars au cours des cinq premiers mois de 2026, le secteur agricole continue d’afficher un excédent robuste de 7,5 milliards de dollars. Portée par le riz, les fruits et légumes ainsi que d’autres produits stratégiques, l’agriculture demeure un pilier essentiel de la résilience économique et un levier de croissance durable pour le pays.

Sur le plan macroéconomique, la résolution du gouvernement exhorte à gérer de manière proactive, flexible, opportune et efficace, la politique monétaire en coordination étroite et concertée avec une politique budgétaire expansionniste rationnelle et ciblée. Photo: VietnamPlus

Le gouvernement exige de se mobiliser vers une croissance à deux chiffres

Chaque ministère, organismes, localité, groupe économique et entreprise publique doit adhérer scrupuleusement aux objectifs, exigences et scénarios pour atteindre une croissance économique à deux chiffres en 2026, identifier les marges de manœuvre de croissance sur lesquelles ils pourraient s’appuyer pour atteindre les objectifs fixés, souligne la résolution.