Estampes de Dông Hô, une reconnaissance en vue d’une renaissance

Le dossier sur l’artisanat des estampes populaires de Dông Hô sera présenté en 2023 à l’UNESCO pour une reconnaissance en tant que "patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente".
Hanoi (VNA) – Le dossier sur l’artisanat des estampes populaires de Dông Hô sera présenté en 2023 à l’UNESCO pour une reconnaissance en tant que "patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente". Entretien avec Nguyên Thi Hiên, directrice adjointe de l’Institut national de la culture et des arts.
Estampes de Dông Hô, une reconnaissance en vue d’une renaissance ảnh 1

- Pourriez-vous nous préciser la nécessité d’une sauvegarde urgente de l’artisanat des estampes populaires de Dông Hô?

Ce métier d’art risque de tomber dans l’oubli. Comme vous le savez, à l’heure actuelle, le nombre d’artisans se réduit de manière alarmante. Seulement trois familles à Dông Hô vivent encore de ce métier, les autres se sont tournées vers la fabrication de papiers votifs.

De plus, les espaces d’exposition des estampes et la tradition des habitants locaux de les vendre au marché disparaissent, d’où un écoulement difficile des produits. La nouvelle orientation d’introduire les thèmes contemporains dans cet art donne un nouveau souffle, mais il faudra du temps pour que les imageries d’un nouveau type puissent conquérir le public.

Par ailleurs, les matières premières ne sont plus aussi abondantes qu’auparavant. Par exemple, il est difficile de trouver de l’écorce de Rhamnoneuron pour fabriquer le papier dó. L’étape de transformation des poudres de coquillages mélangés avec de la colle de pâte de riz pour la production du papier diêp reste exigeante. Pour finir, l’exploitation des graviers rouges, des fleurs de Sophora japonica, etc. pour l’obtention de couleurs naturelles devient de plus en plus difficile.

- Terre natale de ce métier, la province de Bac Ninh (Nord) a proposé quelles mesures pour le préserver?
Estampes de Dông Hô, une reconnaissance en vue d’une renaissance ảnh 2Fabrication d’estampes populaires de Dông Hô. Photo: VNA

En décembre prochain, nous achèverons le dossier. Après sa soumission au Conseil national des patrimoines puis au Premier ministre Nguyên Xuân Phuc, il sera envoyé en 2023 à l’UNESCO en vue d’une reconnaissance en tant que "patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente".

Nous avons introduit dans ce dossier le projet de construction d’un musée dédié à cet art, chapeauté par la province de Bac Ninh. Ces travaux sont en cours sur un terrain qui fut autrefois le marché des estampes populaires de Dông Hô, à proximité de la maison commune. Ce musée, outre sa fonction majeure d’exposition, devrait devenir une destination touristique, un lieu de promotion de cet art et d’organisation de cours thématiques pour les enfants.
 
- Une fois que ce métier est honoré par l’UNESCO, connaîtra-t-il une renaissance?
Estampes de Dông Hô, une reconnaissance en vue d’une renaissance ảnh 3"Thầy đồ cóc" (Le maître crapaud), une des estampes connues de Dông Hô.

Si c’est le cas, les estampes populaires de Dông Hô auront l’occasion de se faire connaître davantage aux niveaux national et international. Mais, la question qui se pose, c’est comment faire pour élever la conscience de la communauté sur la nécessité de préserver et de mettre en valeur  ce patrimoine. C’est cela le plus important.

- Après Dông Hô, votre institut pensera-t-il à faire de même avec d’autres artisanats d’estampes populaires dont ceux de Hàng Trông, de Kim Hoàng et du village de Sinh?

Actuellement, à  Hàng Trông et Kim Hoàng, la  transmission aux générations futures se fait difficilement. Chaque type d’art a ses propres caractéristiques, mais l’élaboration d'un dossier dépend de différents acteurs: artisans, villageois, autorités locales... Autrement dit, un individu ou une organisation ne peut pas élaborer de son propre chef un dossier. Il faut prendre en compte les aspirations de la communauté dépositaire de ce métier et suivre le processus d’évaluation et d’examen du gouvernement vietnamien ainsi que de l’UNESCO. – CVN/VNA

Voir plus

Performance artistique lors du Festival de Thành Tuyên 2026. Photo: VNA

Le Festival de Thành Tuyên offre une saison de la mi-automne scintillante

Le Festival de Thành Tuyên 2026 témoigne d’une volonté de préserver et de promouvoir les valeurs culturelles traditionnelles, de mettre en valeur la région et les habitants de Tuyên Quang, ainsi que de faire découvrir aux visiteurs nationaux et internationaux les produits locaux, les sites touristiques et le potentiel de la région.

Les lanternes de Hôi An illuminent la Fête internationale de la mi-automne à Hong Kong

Les lanternes de Hôi An illuminent la Fête internationale de la mi-automne à Hong Kong (Chine)

La première édition du Festival international des lanternes de la Fête de la Mi-Automne a s'est ouverte mardi soir, 17 septembre, au parc Victoria, à Hong Kong (Chine). Parmi les plus de 3 000 lanternes venues de 20 pays et territoires, l'artisanat traditionnel de Hoi An (Viêt Nam) s'est distingué par sa finesse, offrant aux visiteurs locaux et internationaux un aperçu de son patrimoine séculaire.

La soirée d’ouverture a proposé des performances des troupes musicaux que sont Song Hong Jazz Band, Nguyen Le Special Quartet et Senri Kawaguchi Special Fusion Band. Photo: VNA

Ouverture du Festival international de jazz de Hanoï 2026

Le Festival international de jazz de Hanoï 2026 (Hanoi Jazztival 2026) s’est ouvert jeudi soir à l’Opéra de Hanoï, lançant trois jours de concerts et d’activités culturelles dans plusieurs lieux emblématiques de la capitale. Placé sous le thème « Le jazz à Hanoï – Une mélodie sans frontières », l’événement réunit des artistes vietnamiens et internationaux et vise à renforcer les échanges culturels à travers le langage universel du jazz.

De nombreux objets funéraires ont été découverts dans deux tombes anciennes datant d'environ 1.500 ans. Photo: VNA

À Nghê An, deux tombes vieilles de 1.500 ans révèlent enfin leurs énigmes

La structure, les techniques de construction et les artefacts mis au jour confirment que ces deux sépultures sont des chambres funéraires en briques. Ce type de tombe, communément appelé «tombe en briques» ou «tombe des Han», était relativement répandu le long des grands fleuves et cours d’eau qui constituaient des liaisons essentielles entre les zones d’habitat et la mer.