Dông Thap : des longanes... et de la souplesse

La province méridionale de Dông Thap est connue pour produire du riz et des mangues. Mais elle l'est aussi pour ses longanes.
Dông Thap : des longanes... et de la souplesse ảnh 1Photo : internet

Dông Thap (VNA) - La province méridionale de Dông Thap est connue pour produire du riz et des mangues. Mais elle l'est ​aussi pour ses longanes, qui ont été labellisées récemment et qui connaissent un succès grandissant au Vietnam ​comme à l'étranger, notamment aux Etats-Unis et en République de Corée. Le groupe sud-coréen In Jae a d'ailleurs décidé d’installer une zone de production de longanes à Dông Thap.

In Jae a mené des études de terrain dans la commune d’An Nhon, qui est une commune rattachée au district de Châu Thành. Il en ressort que les longanes produites sur place, sous le label Edor, répondent à ses exigences de qualité. Aussi le groupe sud-coréen a-t-il décidé de mettre en place une chaîne de distribution. Le but ? Introduire les longanes Edor en République de Corée. Pour Jo Huyng Tea, qui est le directeur de la société In Jae Dông Thap, les longanes de Dông Thap sont en effet plus intéressants, aussi bien sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif, que ceux que l'on peut trouver dans d’autres pays de la région comme les Philippines et la Thaïlande.

Le district de Châu Thành ​abrite plus de 3.200 hectares, soit la moitié de sa superficie fruiticole, de longaniers, les longanes Edor se taillant la part du lion. La coopérative de Châu Thành - car les producteurs de longanes du district sont réunis en coopérative - travaille main dans la main avec le groupe In Jae, avec lequel de nombreuses réunions ont été organisées, réunions destinées à mettre en place un mode de production résolument biologique, répondant aux normes Viet Gap. Trương Văn Rồi, directeur de la coopérative Châu Thành :

« On encourage les fruiticulteurs à respecter les procédés de production bio : c'est une façon de répondre aux besoins de nos partenaires. Le client est roi, après tout ! En tout cas, c'est de notre intérêt de le considérer comme tel... »     

"C'est de notre intérêt…" Cela n'a pas échappé aux fruiticulteurs pour lesquels exporter à l'étranger est une véritable aubaine. Mais aussi enthousiastes soient-ils, ces cultivateurs savent se montrer regardants, notamment lorsqu'il s'agit de fixer les prix. Phan Thi Be Sau, de la commune d’An Nhon :

« Depuis qu'il y a la coopérative, on est tranquille : les prix sont stables. Je dis ça parce qu'avant, question prix, c'était vraiment instable, les longanes... Maintenant, les fruiticulteurs signent des contrats avec la coopérative pour assurer l'écoulement de leurs produits. Pour eux, c'est plutôt rassurant. »   

En principe, depuis la floraison jusqu'à la récolte, il faut compter 7 mois. Mais désormais, les cultivateurs de Dông Thap doivent fournir tous les mois une quantité régulière de longanes à leurs partenaires étrangers. Un vrai défi, pour Phan Kim Sa, le directeur-adjoint du service provincial de l’Industrie et du Commerce.

« Il y a une forte demande en longanes sur le marché sud-coréen. Tant mieux : ça permet de diversifier les débouchés. Par contre, ça suppose bien évidemment que la production  soit adaptée à cette demande... »

Des milliers de tonnes de fruits bio de Dông Thap sont vendus chaque jour dans le pays et à l’étranger, aux Etats-Unis, au Japon, en République de Corée et même à Hongkong (Chine). Il y a les mangues de Cao Lanh, et donc, ces fameuses longanes de Châu Thành. Pour les autorités provinciales, la clé du succès réside dans la capacité des fruiticulteurs à s'adapter à une demande toujours plus importante. Somme toute, c'est de souplesse qu'il s'agit.   –VOV/VNA

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