Près de 87% des investissements directs étrangers réalisés dans l’industrie de la transformation, de la mécanique et des hautes technologies proviennent du Japon. Quelque 66% des entreprises japonaises implantées au Vietnam prévoient d’augmenter leurs investissements.

Depuis quelques années, les formalités administratives et les infrastructures au Vietnam se sont nettement améliorées. Telle est la conclusion de l’enquête sur la production et les affaires des entreprises japonaises en Asie et en Océanie menée en 2014 par l’Organisation japonaise de promotion du commerce (JETRO).

L’afflux de l’investissement direct étranger (IDE) japonais a donné un nouvel essor à l’industrie manufacturière et de la transformation du Vietnam. Le taux d’accessoires fabriqués localement de Honda Vietnam atteint désormais 93%. Celui de Toyota Vietnam, 37%. Plusieurs sociétés japonaises d’équipements électroniques comme Canon, Fujitsu ou Toshiba exportent leur production vietnamienne vers les États-Unis ou l’Union européenne.

L’enquête démontre que 66% des entreprises japonaises implantées au Vietnam sont bénéficiaires. Le même pourcentage prévoit de développer sa production d’ici un ou deux ans. En effet, le chiffre d’affaires de ces sociétés croît d’années en années. Parmi les entreprises interrogées, 84,4% ont connu une forte progression de leur chiffre d’affaires. À relever que 70% des entreprises japonaises du secteur manufacturier considèrent que le Vietnam recèle un large potentiel.

Stabilité politique appréciée

Selon Asusuke Kawada, chef du bureau de représentation de la JETRO au Vietnam, plusieurs entreprises japonaises déplorent cependant des désagréments concernant les formalités fiscales et, plus généralement, un manque de transparence légale. Et de reconnaître que l’environnement d’investissement s’est nettement amélioré, surtout dans les infrastructures (fourniture d’électricité, transport, communications).

Toutefois, pour relever sa compétitivité en termes de coût, le Vietnam devrait davantage aider les entreprises actives dans l’industrie manufacturière. Et ce en profitant des faibles taux d’intérêt bancaires des crédits. Les autorités devraient aussi mettre en place des politiques fiscales plus avantageuses et soutenir la formation de personnel qualifié.