Des pistes pour pénétrer davantage les chaînes d’approvisionnement mondiales

La taille des entreprises vietnamiennes de l’industrie auxiliaire est principalement petite et micro, de sorte que la plupart d’entre elles ont de faibles niveaux de technologie et de gestion et des ressources humaines limitées. Les experts estiment que les entreprises de l’industrie nationale de la transformation et de la fabrication ont besoin de davantage de solutions pour pénétrer davantage les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Des ouvriers au travail dans une entreprise de confection. Le taux de localisation de nombreux secteurs industriels clés, tels que l’habillement, est faible, dépendant fortement de l’importation de matières premières. Photo : VNA
Des ouvriers au travail dans une entreprise de confection. Le taux de localisation de nombreux secteurs industriels clés, tels que l’habillement, est faible, dépendant fortement de l’importation de matières premières. Photo : VNA

Hanoi (VNA) - La taille des entreprises vietnamiennes de l’industrie auxiliaire est principalement petite et micro, de sorte que la plupart d’entre elles ont de faibles niveaux de technologie et de gestion et des ressources humaines limitées.

Les experts estiment que les entreprises de l’industrie nationale de la transformation et de la fabrication ont besoin de davantage de solutions pour pénétrer davantage les chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’économiste Nguyên Minh Phong affirme que l’industrie de la transformation et de la fabrication est une grande industrie avec de nombreux petits groupes et sous-industries. Parmi ceux-ci, huit groupes d’industries contribuent grandement au développement de l’industrie de la transformation et de la fabrication, notamment les produits chimiques, le caoutchouc, les plastiques, le textile, la chaussure, les aliments et les boissons, la sylviculture et l’électronique.

Dans le contexte de baisse des exportations vers les principaux marchés, l’industrie de la transformation et de la fabrication s’est diversifiée vers de nouveaux marchés tels que les pays africains, l’Europe du Nord et de l’Est et l’Asie occidentale, explique-t-il.

La structure des biens d’exportation continue de s’améliorer dans une direction positive. Le pays a réduit les exportations de matières premières et augmenté les exportations de biens de l’industrie de transformation et de fabrication, créant ainsi les conditions pour que les produits vietnamiens participent plus profondément aux chaînes d’approvisionnement mondiales, dit-il.

Cependant, selon le Dr Nguyên Minh Phong, l’industrie de la transformation et de la fabrication n’a pas encore pleinement exploité son potentiel. Pour certains produits d’exportation clés vers les principaux marchés tels que l’UE et les États-Unis, les marchés en expansion pour les entreprises industrielles continuent de rencontrer des difficultés.

La taille des entreprises vietnamiennes de l’industrie auxiliaire est principalement petite et micro, de sorte que la plupart d’entre elles ont de faibles niveaux de technologie et de gestion et des ressources humaines limitées, ce qui entraîne des difficultés pour répondre aux exigences élevées des partenaires en termes de normes, de qualité, de prix et de délai de livraison.

En outre, le Dr Nguyên Minh Phong souligne que le taux annuel d’innovation des machines et équipements n’a atteint qu’environ 10% au cours des cinq dernières années, alors que ce taux dans d’autres pays de la région était d’environ 15% à 20%.

Le taux de localisation de nombreux sous-secteurs industriels est faible, dépendant fortement de l’importation de matières premières, de machines et d’équipements. Les principales industries d’exportation, telles que le textile, la chaussure et l’électronique, importent 60% à 70% des matières premières.

« Le manque de connexion entre les entreprises freine également le développement des industries de soutien. Ainsi, les entreprises nationales n’ont pas encore pleinement participé à l’écosystème et aux chaînes de valeur des grandes entreprises et des entreprises étrangères », explique-t-il.

En outre, les entreprises nationales n’ont mis en œuvre que les étapes de transformation et d’assemblage, sans se concentrer sur les industries nouvelles et de haute technologie. Elles ont manqué de capacité d’intégration et ont utilisé des technologies obsolètes.

Chu Viêt Cuong, directeur du Centre de soutien au développement industriel (IDC), qui relève du Département de l’industrie du ministère de l’Industrie et du Commerce, explique que l’une des difficultés des entreprises aujourd’hui est le coût élevé des intrants dans de nombreux domaines.

Le problème du coût élevé des matières premières est dû à de nombreuses raisons, notamment la dépendance vis-à-vis des approvisionnements étrangers. De nombreuses entreprises manufacturières doivent importer des matières premières et des composants en raison du manque d’approvisionnement national.

Cette dépendance augmente les coûts en raison de la hausse des prix des matières premières, en particulier dans le contexte de l’instabilité économique mondiale, des maladies et des crises géopolitiques, explique le responsable.

En outre, les coûts de transport, d’entreposage et de logistique liés aux importations de matières premières ont également augmenté, en particulier pendant les périodes de hausse des prix du carburant et de perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Les prix des matières premières telles que les métaux, les produits chimiques et les produits agricoles ont également augmenté en raison de la forte demande de nombreux grands pays producteurs, en particulier la Chine et les marchés en développement, explique-t-il.

Le coût de la conformité aux normes internationales est élevé car les marchés internationaux, en particulier les États-Unis, l’UE et le Japon, exigent des entreprises qu’elles se conforment aux normes de qualité, de sécurité du travail, d’environnement et de responsabilité sociale.

Le respect de ces normes exige des entreprises qu’elles réalisent d’importants investissements dans les infrastructures, les équipements et les processus d’inspection.

Dans le même temps, les coûts élevés ont rendu difficile pour les entreprises industrielles exportatrices d’étendre leur échelle de production ou d’investir dans de nouvelles technologies, ce qui a entraîné des retards dans la pénétration de nouveaux marchés et la diversification des produits.

Par ailleurs, Cao Van Hung, directeur du développement du marché international de Smart Vietnam Precision Mechanical JSC, affirme que la première difficulté pour les entreprises nationales est de disposer de ressources humaines de haute qualité.

Répondre aux besoins du marché et des clients nécessite actuellement de nombreuses ressources humaines, en particulier celles directement impliquées dans les activités de production.

En outre, les partenaires étrangers ont des exigences très élevées en matière de qualité, ce qui oblige les entreprises à savoir comment se connecter avec des partenaires connexes pour créer un produit fini. Cependant, trouver des partenaires appropriés est une tâche difficile.

Les entreprises vietnamiennes manquent également d’informations sur les marchés, les clients et les politiques des pays partenaires, explique Cao Van Hung. Il estime que les entreprises doivent avoir un mécanisme d’investissement dans les ressources humaines et des politiques de soutien matériel et moral pour les travailleurs, en particulier les travailleurs qualifiés. Les entreprises vietnamiennes doivent également étudier directement le marché et écouter les commentaires des partenaires, afin d’être en mesure d’améliorer les produits et d’élargir le marché.

En ce qui concerne les politiques, il propose que le gouvernement, les ministères, les branches et les associations soutiennent les entreprises dans l’exportation de marchandises vers les marchés exigeants. Ils devraient organiser régulièrement des séminaires, des forums et des expositions, pour donner aux entreprises la possibilité d’obtenir des mises à jour du marché, des informations sur les partenaires et de nouvelles activités commerciales.

Selon Chu Viêt Cuong, l’État a offert des enveloppes de soutien financier ou des incitations fiscales pour aider les entreprises à réduire les coûts de conformité aux normes internationales. Il a créé des centres nationaux d’inspection de la qualité répondant aux normes internationales pour réduire les coûts et le temps pour les entreprises et ont élaboré des programmes de formation sur la gestion de la qualité et le respect des normes internationales.

Le responsable a également recommandé aux entreprises d’investir dans la recherche et le développement (R&D) pour trouver et développer des sources alternatives de matières premières nationales, réduisant ainsi la dépendance aux importations. Elles devraient optimiser la chaîne d’approvisionnement pour réduire les coûts de transport et les délais de livraison et utiliser des technologies de production avancées pour minimiser le gaspillage de matériaux et améliorer l’efficacité de la production.

En outre, les entreprises devraient investir dans l’innovation des produits, augmenter la valeur des produits en améliorant la qualité et les fonctionnalités et coopérer avec les entreprises d’IDE pour accéder aux ressources et aux technologies de pointe, explique-t-il.

Pour aider les entreprises de transformation et de fabrication à promouvoir les exportations dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, le ministère de l’Industrie et du Commerce et les offices du commerce du Vietnam à l’étranger devraient renforcer la promotion commerciale et élargir le marché des produits de cette industrie. – VNA

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