Hanoi (VNA) – Le Vietnam qui a atteint plus de 33 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2017, devrait voir émerger de nouveaux facteurs qui influenceront les perspectives de l’investissement direct étranger (IDE) au pays.

 

Le Vietnam reste attractif pour les investisseurs étrangers, avec 5,8 milliards de dollars de stocks d’IDE au premier trimestre de2018. Photo: VTV
 
Bien qu’impressionnant, un aperçu plus important des chiffres de l’IDE au Vietnam réside dans les changements de l’orientation de l’industrie et la nationalité des investisseurs. 

Des produits textiles et d’habillement aux chaussures aux produits électroniques, les préférences changeantes des investisseurs mettent en lumière les opportunités et les défis futurs dans le paysage de l’investissement au Vietnam.

Les exportations de produits électroniques en 2017 sont révélatrices de ces changements, a estimé Maxfield Brown, associé principal de la société de conseil en affaires internationales Dezan Shira & Associates.

L’année dernière, les exportations vietnamiennes ont atteint pour la première fois  213 milliards de dollars contre 176 milliards en 2016, tirées entre autres par les ventes de téléphones et composants, produits électroniques, ordinateurs et pièces détachées, chaussures et sandales.

En 2017, le secteur manufacturier a conservé sa position dominante dans l’ensemble des projets d’IDE au Vietnam. Les services, en revanche, ont connu une croissance rapide. 

Au-delà des services haut de gamme, de nombreux investisseurs sont également attirés par la classe moyenne émergente du Vietnam, a noté Maxfield Brown.

Des opportunités sont à saisir selon lui dans les filières comme denrées et boissons, tourisme et hôtellerie, soins de santé et produits pharmaceutiques voire produits de luxe.

Le réseau d’accords commerciaux du Vietnam joue un rôle important dans la détermination de l’appétit pour l’IDE au Vietnam, a estimé l’expert, mettant en avant l’Accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam (EVFTA) et l’accord de partenariat transpacifique  global et progressiste (CPTPP).

A long terme, selon lui, les investisseurs vont tirer avantage du CPTPP signé en mars dernier par l’Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam.

Ce traité de libre-échange réduit drastiquement les tarifs et instaure de nouvelles règles commerciales radicales sur les marchés qui rassemblent près de 500 millions d’habitants et représentent un PIB d’environ 10.000 milliards de dollars, soit  13,5% du PIB mondial.

Les chefs d’entreprise sont prompts à reconnaître que le gouvernement a facilité les investissements étrangers au cours des dernières années, mais ils sont également pragmatiques face aux défis qui les attendent.

Les besoins des investisseurs en matière de main-d’œuvre qualifiée et d’infrastructure sont étroitement liés à la capacité du gouvernement à opérer des réformes et à attirer des capitaux et des soutiens étrangers. – VNA