Demander le feu sacré pour une Nouvelle Année prospère

Demander le feu des saints pour la chance au Réveillon du Nouvel An lunaire est un des rituels des habitants du hameau de Cat Dang, commune de Yên Tiên, district de Y Yên, province de Nam Dinh (Nord).
Demander le feu sacré pour une Nouvelle Année prospère ảnh 1Les habitants du village de Cat Dang se réunissent, dès les 10e et 11e mois lunaires, pour choisir un maître de cérémonie. Photo: CVN

Nam Dinh (VNA) - Demander le feu des saints pour la chance au Réveillon du Nouvel An lunaire est un des rituels des habitants du hameau de Cat Dang, commune de Yên Tiên, district de Y Yên, province de Nam Dinh (Nord).

Selon les personnes âgées du hameau, la coutume de demander le feu des saints pour la chance remonte à l’époque du roi Dinh Tiên Hoàng (924-979), lorsqu’il a retiré des troupes de Hoa Lu pour les envoyer dans le hameau de Cat Dang. Depuis, les locaux admirent les contributions de ce roi et l’honorent comme un saint dans la maison commune du hameau.

Au moment du passage à la Nouvelle Année lunaire, les villageois organisent une cérémonie pour demander le feu sacré afin de commémorer le vénérable roi et souhaiter une année pleine et heureuse. Il s’agit également de l’occasion de commémorer Ngô An Ba, qui a apporté le métier artisanal de la laque à Cat Dang il y a plus de 600 ans. Fort de cette tradition, Cat Dang est le plus renommé parmi les villages producteurs de laque du delta du fleuve Rouge.

Selon la légende, la terre de la commune de Yên Tiên, qui était un champ inondé toute l’année, a été formée à partir de la forêt de Kim Xuyên à l’époque de Ngô Vuong (Xe siècle). C’est pourquoi, il était difficile de gagner sa vie.

Durant les dynasties féodales de Dinh, Lê, Ly, Trân (Xe - fin du XIVe siècle), sous le règne de Trân Thuân Tông (1388-1398), à cause de la famine, la population a déserté ces champs et les villages ont été laissés à l’abandon.

Mais peu après, ce sont Ngô An Ba, vivant à Da Lôc Dông Triêu, et Pham Dang Linh, à Triêu Luât Thuong Phuc, qui ont rassemblé une centaine de villageois de Cat Dang et les ont aidés à défricher et à stabiliser leur vie.

Expert du métier de la laque, Ngô Ân Ba a cherché à transmettre son savoir-faire aux locaux. Grâce à cela, leurs conditions de vie se sont de plus en plus améliorées. Ainsi, la laque est devenue, un des célèbres métiers traditionnels de Cat Dang. La coutume de demander le feu des habitants locaux est aussi l’occasion de se souvenir de l’ancêtre du village.

Afin de se préparer au rituel la nuit du Réveillon, les villageois de Cat Dang se réunissent, dès les 10e et 11e mois lunaires, pour choisir un maître de cérémonie qui se charge d’ouvrir la porte du temple pour demander le feu sacré de l’ancêtre de la laque et du roi Dinh.

Au moment du passage à la Nouvelle Année, le maître de cérémonie tire avec un air solennel le feu de l’autel du Saint, puis allume la chaudière d’huile dans la cour de la maison commune. La lumière du feu sacré éclaire alors un coin du ciel. La cérémonie de demande du feu des saints commence au son des gongs et des tambours et l’excitation de la fête.

Un produit artisanal réputé

Outre les tableaux laqués, Cat Dang a également assis son prestige grâce à la production d’objets cultuels en bois laqués. Selon les personnes âgées du village, ceux-ci, encore présents dans les palais, mausolées, pagodes de Hanoï et de Huê (Centre), sont principalement l’œuvre des artisans de Cat Dang.

Malgré les vicissitudes du temps, les villageois, grâce à leur talent et leur technique, ont réussi à laisser leur empreinte dans l’ensemble du pays par leurs œuvres originales. Aujourd’hui, leurs produits sont exportés vers plusieurs marchés étrangers comme les États-Unis, l’Union européenne, la Russie, le Japon et les pays de l’ASEAN, contribuant à valoriser les produits artisanaux du Vietnam. -CVN/VNA      

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