De la nécessité de conserver le sang de cordon ombilical

La greffe de cellules souches issues du sang de cordon ombilical est une méthode pour traiter avec davantage de succès beaucoup de maladies graves. Toutefois, son coût est assez élevé, notamment pour la conservation des cellules, de l’ordre de 25 millions de dôngs la première année puis 2,2 millions par année au Vietnam.
La greffe de cellules souchesissues du sang de cordon ombilical est une méthode pour traiter avecdavantage de succès beaucoup de maladies graves. Toutefois, son coût estassez élevé, notamment pour la conservation des cellules, de l’ordre de25 millions de dôngs la première année puis 2,2 millions par année auVietnam.

Cette problématique conduit le directeuradjoint du Centre des cellules souches de l'Institut centrald'hématologie et de transfusion sanguine, Trân Ngoc Quê, à la nécessitéde «créer un programme national en la matière afin de généraliser cettenouvelle méthode thérapeutique». Aujourd’hui, l’institut a congelé 50échantillons de sang ombilical mais à titre purement privé, c’est-à-direde service à titre onéreux.

Si cette conservationest chère, c’est tout simplement parce qu’elle implique tout unprotocole afin de pouvoir utiliser ces cellules souches ombilicales. Il ya d’abord plusieurs examens du sang de la mère pour dépister uneéventuelle maladie infectieuse, puis l’extraction du sang du cordonombilical après la naissance de l’enfant, sa congélation et son stockagedans des établissements spécialisés, afin de pouvoir garder lescellules pour une durée de l’ordre de 18 années.

Lesang de cordon ombilical est une source privilégiée de cellules souchesen tout point semblables à celles qui sont présentes dans la mœlleosseuse. Il s’agit de cellule de base, non spécialisées, qui sontutilisées par le corps pour fabriquer les principaux composants du sang,les cellules du système immunitaire, ou encore les vaisseaux sanguinset le muscle cardiaque... La méthode thérapeutique consiste à réaliserune greffe de ces cellules souches afin de produire des cellulesdérivées saines dans le traitement de pathologies lourdes, comme lecancer ou les affections génétiques.

Un progrès thérapeutique formidable

Le Vietnam a recensé actuellement 212 transplantions de cellulessouches avec un taux de réussite élevé de l'ordre de 65 à 75%. La greffede cellules souches est un traitement qui se révèle très efficace pourcertaines maladies graves.

Deux moyens sontemployés actuellement : Le premier, les cellules souches grefféesproviennent du patient lui-même. Issues de son cordon ombilical, ou leplus souvent aujourd’hui de sa mœlle, elles sont réimplantées aprèstraitement chimique. C’est le moyen le plus sûr puisque ce genre degreffe ne présente que peu de risques de rejet.

Lesecond consiste en une greffe de cellules souches issues d’un donneurqui n’est pas le patient. Il peut s’agir d’un proche, mais aussi d’untiers après analyse de compatibilité génétique. Toutefois, au Vietnamaujourd’hui, seules les cellules d’un proche peuvent légalement l’objetd’une telle greffe.

Depuis 2006, l’Institut centrald'hématologie et de transfusion sanguine a réalisé 48 greffes decellules issues du patient, et 25 autres, de donneurs. «Le taux desuccès est de 70 %, et en ce cas, les patients retrouvent une vienormale», indique le docteur Vo Thi Thanh Binh, responsable dudépartement de greffe de cellules souches dudit institut. – VNA

Voir plus

Hô Chi Minh-Ville a officialisé le déploiement du dossier de santé électronique pour l’ensemble des habitants via l’application "Công dân số TPHCM". Photo: nld.com.vn

Hô Chi Minh-Ville déploie le dossier de santé électronique sur l’application du Citoyen numérique

Chaque citoyen disposera désormais d’un dossier de santé unique, associé à son numéro d’identification personnel. Cette mesure vise à garantir la fiabilité des informations et à éviter les doublons ainsi que les erreurs de données. Les antécédents médicaux seront automatiquement mis à jour à partir des établissements de santé, des programmes de dépistage et des examens périodiques, puis centralisés sur la plateforme.

L'hôpital militaire 175 innove en appliquant des techniques modernes de biopsie osseuse. Photo: Anh Tuyêt/qdnd.vn

La transformation numérique est en marche dans les hôpitaux militaires

À l’heure du numérique, le médecin militaire conserve ses valeurs fondamentales: rigueur, dévouement et disponibilité en toutes circonstances. Mais désormais, la technologie ouvre une nouvelle ère pour la médecine militaire, où rapidité, données et connectivité deviennent des éléments clés.

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.