Ustensiles en bois de la société Duc Thanh. Photo: goducthanh.com

Hanoï (VNA) - Ces dernières années, la Chine a figuré dans la liste des premiers débouchés pour le bois et l’ameublement du Vietnam. Et la demande chinoise ne cesse de croître.

De bons signes

En plus d’être un grand exportateur de bois et d’ameublement, la Chine est aussi un grand importateur. Cependant, la majorité des entreprises vietnamienne de ce secteur n’exportent vers la Chine, pour l’essentiel, que du bois brut et des produits artisanaux en bois, et très peu de meubles.

Selon l’Association du bois et produits sylvicoles du Vietnam (Vifores), la valeur à l’export du bois et de l’ameublement en Chine atteint en moyenne plus d’un milliard de dollars/an, et les meubles en bois ne contribuent qu’à 17% de ce chiffre.

Citant les statistiques du Département général des Douanes de Chine, Tô Xuân Phuc, un représentant de Forest Trends - une organisation internationale à but non lucratif en activité dans le secteur forestier basée à Washington D.C -, a indiqué que la valeur à l’export du bois et de l’ameublement du Vietnam en Chine ne représente que 4% du total des importations chinoises de ces produits.

Ces dernières années, le boom économique chinois a entraîné une forte demande de meubles en bois d’intérieur. En 2016, le chiffre d’affaires des entreprises domestiques de ce secteur a augmenté de 8,6% par rapport à l’année précédente.

Selon Trân Lê Huy, secrétaire général de l’Association du bois et des produits sylvicoles de la province de Binh Dinh, «parallèlement à l’exportation de bois brut en Chine, plusieurs entreprises de Binh Dinh ont aussi cherché à y expédier des meubles en bois». 

Bien cerner les demandes du marché

Actuellement, les consommateurs chinois de meubles en bois d’intérieur sont divisés en 3 groupes. Premièrement, les riches, qui ne s’intéressent pas au prix mais à l’originalité et l’unicité. Le 2e groupe regroupe ceux qui préfèrent les marques connues. Pour ceux du 3e groupe, prix et qualité des produits sont leur première préoccupation.

Pour pénétrer le marché chinois, selon les experts, les entreprises vietnamiennes doivent bien comprendre les tendances du marché et le goût des consommateurs, avant de cibler la clientèle qui leur convient.

Selon Tô Xuân Phuc, de nombreux fournisseurs d’Italie, d’Allemagne et de République de Corée ont obtenu de grands succès sur le marché chinois. En particulier, les potentiels du marché chinois pour les meubles en bois d'origine légale vérifiée et en conformité avec les réglementations européennes ou américaines sont immenses. Les entreprises vietnamiennes devront porter attention à ceci pour obtenir des succès sur ce marché, a-t-il suggéré.

Toujours selon lui, le volume de bois importé en faveur de la construction représente un tiers du total des importations chinoises de bois et d’ameublement. A noter que 90% des consommateurs chinois interrogés dans le cadre d’un sondage ont avoué préférer les meubles d’intérieur qui ne contiennent pas de produits toxiques comme le formaldéhyde, et se sont déclarés prêts à payer plus cher (+14%) pour des produits non nocifs sur leur santé. 

«La proximité géographique, les similitudes culturelles et les impacts positifs de l’Accord de libre-échange Asean-Chine aideront les entreprises vietnamiennes de ce secteur à accélérer leurs exportations vers la Chine», a-t-il précisé.

Fort de plus de 10 ans d’expériences de coopération avec des partenaires chinois, Thang Van Thông, directeur de la société Hao Hung, a estimé que «pour bien coopérer avec les entreprises chinoises, la capacité de recherche et de conception de nouveaux modèles doit être considérée comme l’un des éléments décisifs». -CPV/VNA